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bruit ; tant parce que ['orthodoxie de le fevre étoit suspecte , quefarce que l’on craignoit les moindres innovations dans les com-menceinens du luthéranisme. Mais quand les esprits fuient uttpeu plus tranquilles , on commença à goûter le sentiment de leí'evrr, qui devint ensuite celui des meilleurs critiques. Le Fevrtmourut a Nerac en 15,7, on la reine Marguerite de Navarre luiavoit donné un asyle contre ses ennemis.. Nous avons de lui ungrand nombre d’ouvrages , fans compter celui dont nous- avonsparlé dans cet article. Les principaux font, I. Un Pseautier à cinqcolonnes , que les lavaus de son temps honorèrent d’un accueilfavorable , mais qui n’auroit pas le même succès aujourd’hui.II. Une version françoise de la bible en 4 vol. in- 8° , a Anvers ,& réimprimée plusieurs fois depuis, mais qui est devenue très-rare. Cette traduction causa des chagrins à fauteur. 11 avoit d‘a-boid commencé par les évangiles > mais il fut obligé de prendrela fuite , pour échapper aux poursuites des fanatiques > qui pré-tendoient qu’il ne falloit pas mettre l'écriturc-fainre à la portéedes fideles. La version de le Fevn est dans un françois barbare »plein d’hellenismes 8t de latinismes, & il n y a que quelques cu-rieux d’un goût bizarre qui la recherchent. III. Des commentaireslatin fut les pfeaumes , sut les évangiles , fur les épîtres deSi.Paul, & fur les epîtres canoniques- L’érudition la plus profondeest répandue dans cet ouvrage , mais l’élégance l’ordte St le goûtont manque au compilateur. Le sevré étoit un savant plus propreà recueillir des paslages , qu’à écrire avec précision & avec no-blesse. On ne doit pas être étonné si l’on réfuté des éloges à laplupart des écrivains du seizième siécle ; c'est qu’en effet ils enméritoient très peu. Le Fevre péchoit auísi par le caractère; iléroit inquiet St mordant ; il attaqua fort mal à propos Erasme,qui publia contre lui un écrit oh il le pulvérisa. 11 avoit été grandvicaire de Briçoner , évêque de Meaux, soupçonné de favoriser lecalvinisme , & il fut lui même acculé d’avoir beaucoup de pen-chant pour cette secte ; mais s’il pensa comme les novateurs enplusieurs points , il ne se sépara jamais de l’église romaine. II ré-tracta fou sentiment sur les trois Magdeléìnes dans son traité in-titulé : .O? Jnpíni & unicci Meg W.cn
II. FEVRE , ( Jacques W) né à Courantes en Normandie , vintétudier en Sorbonne , on il fit éclater Ion savoir & son esprit.Des qu il eut été honoré du bonnet de docteur, l’archevêque deBourges le choisit pour son grand vicaire : emploi qu il remplitavec autant de zele que d’inreiligence. Ce lavant mourut à Pâtisen 1716, avec la réputation d’un homme pieux Sc d on bon cri-tique. Nous avons de lui , I. Nouvelle conférence avec un mi ùfire ,tcU'b-.nt tes couses de la séparation des Prorefiatis, imprimée en 16S5.Ce livre mérite d’étre lu. II. Recueil de tour ce qui s’efl fait pour& c titre les Prorefians en France. III. ïr.flruBions pour confirmer lesnouveaux convertis dans la foi de l'eglife. IV. Hifioire critique contreles dissertations fur l’bíjhire eecléftafiique du pire Alexandre , dont