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„ Qficlle gloire pour tous , quand un jour on dira qu’ufte fi grandi„ ville étant coupable, tous les habitans consternés, les magistrats,„ les gouverneurs , les juges > personne n’osant ouvrir la bouche ,„ un seul vieillard revêtu du sacerdoce de Dieu s’est montré , & a,, touché le prince par fa feule ptéíence & par un discours simple„ & fans raisonnement ! Car notre ville , Seigneur, ne vous fait,, pas peu d’honneur , en me chargeant de cetre députation ,,> puisqu’elle juge que vous faites plus de cas des prêtres du,> Seigneur , quelque méprisables qu’ils soient pat eux-mêmes .,, que de tous vos autres sujets. “Cé discours de Flavien pénétrale cœur de Théodose. Quelque effort qu’il fit pour retenir ses lar-mes, il fallut enfin les laifi'er couler, & il répondit au saintévêque en peu de mots : Si le fils de Dieu attaché en croix par ceuxqu’it avoir combles de grâces , a bien voulu prier pour eux ; doií-jefaire dijf culte' de pardonner à mes sujets , moi qui ne fuis qu’unhomme mortel comme eux } Flavien plein de reconnoiffance se pros-terna & lui souhaita toutes les prospérités qu'il métitoit pat cetteaction de clémence J & comme ce saint évêque témoignoit quel-que envie de passer la fête de pâques à Constantinople > The'dosele pressa de partir. Allez, lui dit - il, les consoler par votreprésence : je sai qu’iis font dans le trouble & dans la crainte t quand/ils verront le pilote , ils se tiendront ajjurét contre la tempête. Sonarrivée à Antioche fut comme un triomphe. II y eut des illumina-tions par toute la ville , la place publique fut ornée de festons,& l’on sema des herbes odoriférantes dans toutes les tues par oùil devoir passer. Le saint prélat nes’attribua rien du succès de fanégociation ; & quand on lui demandoit comment il avoir faitpoitr appaiser l'Empcreur ; je n'j ai contribué en rien , répondit-il ,e‘efl Dieu qui lui a attendri le t sur : il s*eft appaise de luì-rn/me , avantetue j'tujfe ouvert la bouche pour lui parler. Ce saint prélat mouruten 404 , après avoir rempli fa carrière par toutes les vertus épis-copales. Nous n’avons de lui que ion discours à Tbéodoj'e , dontnous avons rapporté une partie. Quelques auteurs l’attribuent àS t. Jean Chiisofiom..
FLAV 1 GN 1 , ( Valerien de ) né dans le diocèse de Laon , vintétudier en Sorbonne , où il prit le bonnet de docteur en 1628.II fut chanoine de Rheims & ensuite professeur d’hebreu au col-lege royal en 16jo. Ce savant montât en Sorbonne en 1674.C’étoitun homme vif, opiniâtre & plein de feu. 11 eut de vives diíputesavec nbrtham b/cuellenjis , contre lequel il écrivit. II attaqua auslila poliglote de le Jai , dont il releva plusieurs inexactitudes,ï/abbé de ì'iavigni n’est guete connu pat les ouvrages. II com-pila en t6à8 • une grosse Apologie in-4 0 , en latin, pour défendreune thèse qu’il avoir signée en qualité de grand maître d'étude.Ou scuteuoit dans cette thèse que l’épiseopat > abstraction faite dela prêtrise, n’est point un sacrement. Cette apologie est écrited u» style emporté Sc avec toute la vivacité d’un jeune hom-me , quoique sauteur fût assez avancé en âge. L’abbé de fï*“vigni mourut doyeu des professeurs du college royal.