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Tome second.
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F L E is;

TLECHtER. > ( Esprit ) évêque de Nîmes , naquit à reniesdans le diocèse de Carpentras en i6;r. Les dispositions de f*jeunefl'e anr.onçoicnt beaucoup , 8c elles tinrent tout ce qu'ellesannonçoient. II entra à ià ans , dans ia congrégation des petesde la Doctrine chrétienne , donc Hercule Audtfret son oncle etoitgénéral. Il s’y forma le cœur Sc l’espric, 8c se consacra entíere-jnentà l’étude des belles-lettres 8c des orateurs anciens 8c moder-nes. Apres la mort de son oncle , il se rendit à Paris , où sespanégyriques 8c ses orailons funèbres lui firent une réputationdistinguée ; peu s'en fallut qu’on ne lui donna le premier rangdans ce genre. Ses poésies l’avoient fait connoitre à la cour ,qu»lui accorda des gratifications. Son oraison funèbre de /«t.»» mitle dernier sceau ît sa répit ta ion. Le duc de Momaufier , un deses admirateurs le chargea de la vie de l’empereur Theedose leGrand peur l'instructton du grand Dauphin. L’evêche de Lavaut,auquel il fut nommé en i«8;, fut la première récompense de sesservices ; mais i| fut transféré deux ans après à l'eveché -e Nî-mes. U n'accepta qu'avec peine ce diocèse rempli de Calvinistes.La douceur étoit Ion caractère , comme Teloquence etoit sontalent. Plusieurs hérétiques cedcient à la force de ses raisons Scà la bonté de son ame. Pendant les troubles déplorables des Cevenues > les rebelles sourds à la voix de la patrie 8c de Phuma-nité , ne le furent pas toujours à celle de l'évèque de Nîmes.Quelques-uns d’entr’eux alíerent déposer leur férocité à ses pieds.II les ramena ; il les radoucit ; il fut le pere commun des Catho-liques Sc des Pi otestahs. Au milieu desseins d un diocèse agité -il conserva le goût des lettres. Il établit à Nîmes une académie >dont il fut l’ame Sc le président. Son palais en étoit une autre -où il forma plusieurs orateurs chrétiens par fes préceptes Sc setexemples. Cet illustre prélat mourut à Montpellier en 1710 à78 ans, jouissant de l’amour de fes diocelains Sc de Pefirme desennemis mêmes de s église. Sa politesse, les charmes de son ca-ractère 8c de sa conversation lui avoient fait beaucoup d’amis.Il conserva avec eux une égalité d’humeui 8c de sentimens ,qu’on ne voit guere parmi les hommes. 11 fut jouir fans or ueilde fa réputation 8c de fa fortune. Nous avons de lui un grandnombre d’ouvrages dont M. Mcnuri de l’académie de Nîmes sitpatrie , va donner un recueil complet en 6 vol. h 4°. Les prin-cipaux font, I. Ses oraisns funèbres , qu’on a imprimées plu-sieurs fois in- iz. Ce genre d’ouviage n’etoit avant lui que Pared’arranger de beaux mensonges , pour relever les fausses vertusdes grands 8c souvent l’abus de la grandeur même. FeM.r fùtun des premiers, qui dans 1 éloge des morts fit des leçons auxvivans. Son éloquence est noble , grande, pleine de majesté 8td’harmonie. L’artyest caché, mais il dirige toujours la nature.II a moins de force 8c de sublime que Boflbet , mais plus d’ele-gance de finesse 8c de correction. II. Ses pane' yritjues , imprimesséparément en z vol. in-u. fíecb'tr avoit beaucoup de talent