F L 0 ioçr
j, ft: que ce qu’il dit sur ces matières ; 5c il nous a donné dans,! ces discours tous les éclaircissemens nécessaires pour juger„ sainement des révolutions arrivées dans la religion. " L’his-toire ecclésiastique de M. fleuri a été continuée par le pere Fabre,à Farticle duquel nous croyons devoir renvoyer. On a publié enÏ 75 S une cable générale des matières contenues dans les Z 6 volumesde Fhifioire eçctejsdjiiyue de M, Fleuri & da pere Fibre avec lesdates des principaux événemens. Cet ouvrage peut servir de dic-tionnaire pour l'histoire ecclésiastique. On y trouve les Papes ,les patriarches, les évêques les plus distingués , les cardinaux,les abbés, les peres de i’eglise Sc autres auteurs ecclésiastiques,les saints les plus célébrés , les Empereurs 5c les Rois ; les con-ciles généraux & particuliers ; les hervsies 5c les schismes ; l'his-toire des Juifs 5c des Mahométans ; les ordres religieux 6 c mi-litaires ; un abrégé de l'bistoite de l’cglsse gallicane , 6 cc. Cettetable est en 4 vol. !»- 1 a > 5e en 1 vol. in 4 » ; elle est exécutée avecassez de justesse. On a encore de M. l'abbe f leuri une traduction enlatin de l'exposition de la doctrine de l'église Catholique par M.Bossuet. Nous ne devons pas oublier que le choix de cet écrivain pourconfesseur de Louis XV , fut fesser d’un mémoire ternis au ducòs Orléans par le cardinal de fioailles. On y établissoit ces deuxpropositions , premièrement que l'on ne doit point donner auRoi un homme de communauté pour confesseur , parce qu’il estpresque toujours passionné pour ion corps 5e qu’il faut satisfaireles désirs Sc ceux de tous les particuliers qui composent son ordre5e de tous les étrangers qui y font attachés. II. Que les Jésuitesdévoient être exclus encore plus que les autres , parce qu’ilsportent plus loin que les autres réguliers l’attachcment au Pape ,le zele pour la grandeur de leur corps , 5c l’application à dé-truire tout ce qui iCur est opposé.
ELODOARD > né à Epernai en ?S 4 , fut un des plus célébrésdisciples de Rémi d’Auxeire sous lequel il le forma à la science& à la venu. Devenu chanoine de Rheitns il s’oppofa à la pro-motion â’Hugues à l’archevèché de cette ville > jufqu'à ce que lesévêques assemblés à Soissons l’eussent confirmée. II passa du cha-pitre de Rheims à la cure de Coroi, 5c fe fit aimer de ses ouailles.Le goût de la retraite & de i’étude l'eng/gea de fe retirer à la finde ses jours dans un monastère où il mourut en s> 66 . Nousavons de lui différens ouvrages , I. Une chronique où l’ontrouve des faits curieux , mais où il y a aussi des fables ridi-cules. ïElle a été imprimée dans le recueil du lavant Fstou Scdans le corps des auteurs de l’histoire de France. II. L’his-toire de la ville de Rheims publiée en 1 S 11 , , par le
pere Sirmond , Jésuite. Il feroit à souhaiter que le compilateurne se fut pas borné à entasser des événemens copiés fans choix& fans réflexion , 5c son ouvrage qui est plein de recherches au-roit été beaucoup plus utile. Cette histoire, divisée en quatre li-vres , comprend tout ce qui regarde régisse de Rheims depuis fafondation jusqu'au temps de fauteur, qui l’a tirée de archives