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», cousus l’un avec l’autte, qu’une histoire exacte Sc bien suivie •», On sent que cet écrivain , quoiqu’habìle , travaiiloit son», livre à ( mésute qu'il étudioit l’histoire de la religion. On„ s’apperçoit aisément qu'il n’est pas maître de fa matière }j, il ne marche qu'en tremblant, fans être même assuré <ur la, chronologie , qui est un des arcboutahs de cette histoire. Il, n'clê entrer dans les discussions les plus essentielles 3c les», plus nécessaires. U a une monotonie perpétuelle qui ennuye.», Les extraits qu’il donne des écrits des peres font languissans ;», les actes des martyrs , qu’il a foin de rapporter avec trop de-, détail > devroient avoir plus de précision Sc ne montrer que-, l’héroisme de leurs souffrances , sans nous présenter un pro--, cès verbal , qui est bon pour servir de preuves, mais qui fait-, languir la narration historique. Je ne disconviens pas néan--, moins , que M. l'abbé Fleuri n'écrive avec une simplicité qui-, fait voir la candeur de ses moeurs , Sc avec une onction qui-, édifie ses lecteurs. C'est ce qu’on doit principalement consi--, dérer dans son ouvrage. “ M. l’abbé des Fontaines en porte unjugement bien différent.,, L’histoire ecclésiastique de M. F'euri ,5 , dir ce célébré critique , est un ouvrage dont tous Les savans,, Sc toutes les personnes d’esprit 8c de goût > on fait jusqu’iciS , beaucoup d’estime 11 renferme une critique excellente. Quel„ historien a jamais pris son parti aussi heureusement dans les,, points contestés; je l’ai trouvé théologien fût , juge éclairé„ Sc intégré ; ainsi en jugent tous les habiles gens > dont les lu-,, mieres font préférables aux miennes. Sa théologie est aussi5 , bonne que celle de quelque historien que ce soit. Les extraits,, qu’il donne des Sts. peres, font ce qti’on admire le plus-dansion ouvrage. II est impossible d’analiser avec une plus grande,, précision. Les actes des martyrs font la partie touchante &„ intéressante du livre ; Sc aux yeux des personnes de piété, elle,, est préférable à celle qui concerne l’exposition Sc la réfutation,, des hérésies. Le style de M. Fleuri , simple 8c néanmoins tou-„ jours pur > élégant Sc concis , est dans le goût de l’écriture-3 , sainte. L’oncti.on y régné avec un esprit de candeur 8c de vé-,, rite qui gagne le lecteur. Ou se défie d’une histoire ornée ;„ on y soupçonne toujours le fard Sc le mensonge. L’historien lc„ plus simple est toujours le meilleur ; parce que l’historien doic„ ressembler à un témoin qui dépose, Sc non à un agréable con-„ teur. Cet auteur a réuni les qualités de philosophe , de disser-„ rateur Sc de grand historien. Quels morceaux philosophiques3 , qïïe les discours qui font à la tête de ses volumes ! quelle satyre
,, des moeurs. M. l’abbé Fleuri , dit-il dans un autre endroit,
,, n’est point inférieur dans scs huit discours à M. Bojjuet , &si,, l’on n’y trouve pas la même force de pinceau > ni la même„ pompe d’exptession , on en est bien dédommagé par la nettete„ 8c par la pureté du style , par la solidité du raisonnement, Sc,, par la noble indépendance des préjugés. P,iea n’est mieux peu-