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ffenri IV voulnit le retenir en France lui offrant une pension &le premier évêché vacant : mais François répondit que Dieu savantappelle malgré lui à l’évéché de Geneye , il se croyoit obsigé desuivie sa vocation & de le garder toute sa vie ; quant a la penúon ,que le peu qu’il avoit lui suffisoit , ôc qu’un plus ample revenune serviroit qu'à l’embarrasser. L’évêque de Geneve étant mort ilfut sacré le z décembre iSoa , & dés lors if exécuta le plan qu’ils’étoit fait pour le reglemcnt de la maison & le gouvernementde son diocèse. Sa table étoit frugale, ses habits modestes, lamaison meublée simplement. Ses domestiques étoient en petitnombre , mais bien choisis , 8c d’une conduite réglee & édifiante.Toutes fortes de jeux leur etoient défendus , Sc on les tenoittoujours occupés a quelque chose d’utile. Il y avoit un prêtre éta-bli pour veiller sur eux. II vivoit avec eux comme un pere avecses enfans. Il observa constamment la réglé qu’il s’étoit prescritede ne plaider jamais , quelque tort qu’on pût lui faire. II retran-cha toutes les visites inutiles , disant qu’un évêque n’a point dctemps à perdre. 11 ne s’en rapportoit à personne du soin despauvres 8c des malades : mais il les visitoit & pourvoyoit par lui-même à leurs besoins. Une des premieres choses a quoi 11 Rap-pliqua , fut rétablissement des catéchismes dans son diocèse pourl’instruction de la jeunesse. 11 donna tous les foins an choix 3c âl’instruction des prêtres. On lui repréfentoit quelquefois que fortdiocèse en manqnoit , 8c il le savoir bien : mais il repondoit queVeglife n*avoir pas tant besoin de prêtres 9 rptse de bons prêtres ì &qu'il faUoit prier te maître de la moisson d[y envoyer des ouvriers, I.esaint évêque entreprit la visite des paroisses de son diocèse , avecla résolution de ne l’interrompre jamais entièrement. 11 allachercher ses brebis avec des peines infinies fur les montagnes,marchant à pied dans des déserts affreux , obligé de grimper furdes hauteurs presque inaccessibles au péril de rouler dans des pré-cipices , si le pied ou la main lui eût manque. II patloit à cespauvres gens avec une bonté qui les attendrissoìt ; il entroit dansleurs besoins 8c dans leurs peines , les assistoit de tout son pou-voir. Souvent on l’a vu se dépouiller d’une partie de ses habitspour en revêtir des pauvres, quand il n’avoit plus rien autre choieà leur donner. Sa charité s’étendoit à tout. II entreprit l’etabliste-ment d’une nouvelle congrégation en faveur des personnes del’autre sexe, qui > à cause de leur âge avancé , de leurs infirmi-tés, de leur état de veuve , ne pouvoient être reçues dans lesmaisons d’ancienne institution. Dieu lui adressa pour l’aiíer dansl’exécution de ce dessein la baronne de Chantai , veuve d’uae rrès-grande vertu. Elle fut la piemierc supérieure du nouvel ordre ap-pelle de la Vìjitation, La mere Marie de l’Incarnation avoit prisses avis pour rétablissement de la réforme des Carmélites euFrance , 8c le pere dc Bertille , depuis cardinal, pour celui de ìacongrégation de l’Oratoire. Qitelqu’occupé que fût le saint prélatà toutes les fonctions du ministère., il trouva encore le moyeu