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Tome second.
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,, Il ne faut pas donnçr occasion à nos ennemis de dite , que le„ sacerdoce qui est un par toute 1‘église , soit tellement soumis„ à un seul , que s’il se laisse corrompre par argent , par faveur,,> par crainte ou par .ignorance , personne ne puisse être évêque,,, lans se soutenir auprès de lui par de tels moyens. La loi„ commune de l’église est l’écriture , les canons , & les décrets„ du St. Siégé qui y font conformes. Quiconque se sera écarté» de ces loix par mépris , doit être jugé selon ces loix : mais,, celui qui les observe , doit demeurer en paix. Ainsi gardez-„ vous bien de vous abstenir des saints mystères : ce l’eroit vous„ rendre coupable. “ C’est ainsi que Gerber t écrivoit à l’archevê-que de Sens, pour l’empêcher d’avoir égard à la sentence duPape. Mais il fut obligé d’y déférer lui-même quelque-tempsâpres. Jeun XV, voulant terminer cette affaire, envoya en Francepour légat Léon , abbé de St. Alexis à Rome , qui indiqua de fapart un concile dans le diocèse de Rheims. Il s’assembla à Mou-lbn , & il ne s’y trouva que l'archevêque de Treves 8c les évê-ques de Verdun , de Liege & de Munster , tous du royaume deGermanie. Le légat s’alsir au milieu d eux , 8c l’archevêque Ger-bert vis-à-vis , comme accusé- U défendit sa cause par un discoursoít il paroissoit plus d’éloquence que de sincérité. U soutint queles évêques des Gaules l’avoient chargé malgré lui de l'archevé-ché de Rheims. ; 8c que , si dans toute cette affaire les réglésn’avoient pas été observées , on devoir l’artribuer au malheur dutemps & aux hostilités publiques , dont les évêques mêmes n’é-toient pas à couvert. Le légat ayant renvoyé l’affaire au concilede Rheims qu’il indiqua alors , ordonna à tìerberr de s’astenicde célébrer l’office divin jusqu’à la tenue de ce concile. Gerbertlui représenta , qu’aucun evéque ou patriarche, ni le Pape lui—même , n’avoit le pouvoir d’excommunier personne > s'il n’étoitconvaincu d’un crime qui méritât cette peine , ou s’il ne refu-sent de comparoître ; qu’on ne pouvoit pas lui faire ce reproche ,puifqu’íi étoit le seul des évêques de France qui fût venu au con-cile ; que ne fe sentant pas coupable , il ne pouvait se résoudre2 se condamner lui-meme. 11 céda néanmoins aux remontrancesde Lindolfe > archevêque de Treves , dont il connaissait la pro-bité 8c la modération , 8c s’abstint de célébrer la Messe pour lebien de la paix. Pendant dix-huit mois que le roi Hugues Cupeevécut encore , Gerbert demeura archevêque de Rheims , 4c Arnoutprisonnier à Orléans. Mais après la mort de Hugues , son fils Ro-bert qui avoir épousé Sertbe sa parente , 8c qui vouloir obtenirdu légat Léon la confirmation de son mariage, promit de rétablirAmoui sur le Siégé de Rheims , 8c pria Abbon d’aller à Romepour cette affaire. Aubin obtint du Pape tout ce qu’il áesiroit ; 8c2 son retour il rétablit Arnout. Gerbert , dépouillé de sa dignité ,fe retira à Ravenne auprès de l’empereur Otbon III dont il étoitaimé. II fit pout ce prince une horloge , dont il régla la positionfur l‘étoile polaire. Eusin l’Einpeieui le fit archevêque de Ra-