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„ plus illustres églises. Il dit encore : On ne doit poiçt être,, scandalisé de ce qu'on prélente aux images des saints des lu-,, mieres ou des parfums. Ce font des symboles de leurs vê tus ,„ pour marquer leur lumière spirituelle - & ^inspiration duSaint--> Esprit. Ce qui est bien important , c'cst que Dieu a souventfait des miracles à l’occasion des images comme des guérisons-> de malades , des charmes rompus, 6c d’autres merveilles donc3) nous avons été témoins. “ St. Germain ne parle que des ima-ges de plate peinture ; & il n'y en avoir point d'autres dans leséglises , ieloit l’usage que les Grecs observent encore aujour-d'hui. Sc. Germain ne manqua pas d’écrire au pape Grégaire II cequi se passoit. Le Pape lui répondit par une grande lettre , oìtd'abord il le félicite sur la vigueur avec laquelle il defend ladoctrine de réglise. „ L’honneur qu’on rend aux images 11’a , dit-3, il, rien de commun avec l'idolâtrie , comme par l'incarnation3, du Fils de Dieu tout s’est passé réellement, qu’il est né , qu’it3, a fait des miracles, qu’il a souffert, qu'tl est ressuscite ; plût3> à Dieu que le ciel , la terre , la mer > tous les animaux, tou-„ tes les plantes pussent raconter ces merveilles par la parole >„ par récriture , ou pat la peinture. “ C'cst ainsi que l’églilede Rome étoit d’accord avec celle de Constantinople. Leo.i crutle gagner en le menaçant de le priver de son siégé ; mais le saint■vieillard le refusa couràgeulemcnt, & aima mieux renoncer à sadignité. L’empereur irrité envoya à la maison parriarchale , desofficiers armés pour l’en chasser à coups de poing Sc avec outrage,quoiqu’il fût âgé de quatre-vingts ans. II íe retira dans sa mai-son paternelle pour y pratiquer la vie monastique , laissant dansune extrême délolation la ville de Constantinople , dont il avoittenu le siégé près de quinze ans. II finit saintement ía vie dansOette terrasse, Sc l’églile honore fa mémoire le douzième de mai.Ce saint patriarche avoit composé un ouvrage que nous n’avonsplus > oìt il défendent St. Grégoire de Nysse contre ceux qui l’ac-cusoient á'Orìgenisme. On lui a attribué quelques écrits que lesmeilleurs critiques croient être d’un autre Germain, patriarche deConstantinople , plus nouveau de cinq cens ans. On trouverqquelques-unes de ses lettres dans les collections des conciles ;quelques traités qui portent son nom dans la bibliothèque desferes j 5 c un écrit fur les six concile, généraux dans la biblìorhe-que du droit canonique, par Jujlel.
III. GERMAIN > ( Jean ) natif de Ctuni > se distingua de bonneheure par la piété 5 c par son érudition. Etant entre dans l’etatecclésiastique, I hUippe le Boa , duc de Bourgogne, lui procura l’évê-che de Nevers, puis celui de Chaions , Lc le fit chancelier deson ordre de la Toison. Ce prince renvoya au concile de Cons-tante où il ie distingua par son éloquence, t ermain mourut le r rfèvtier 1460. Nous rvons de lui quelque ouvrages de morale 6cde controverse, dont il est inutile de rapporter les tities , parcequ’on ne les lit plus.