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son ami Courdil. L’un íc l’autre furent membres 4 e l'acadétmsde cette ville, qu’ils honorèrent par leurs connoiffances litté-raires Si théologiques. On a de Gilli , I. Un traité d- U véritableidée à n christianisme en maimlcrit.il. Un abre.é de l’histoire d*vieux & du nouveau trament , pour fa famille , avec de cour-tes réflexions fur la doctrine & íur la morale chrétienne , au-quel il a joint un abrégé de l’histoire universelle , jufqu’à Chartes,guine. Ces ouvrages font médiocres Si pour la diction & pourles pensées. Gilli mourut à Angers le 27 decembre 1711, âgéde 63 ans , peu de jours après on ami Courdil. Leur amitié fesoutint jufqu’à la mort fans effort Si fans caprice , & c’est le plu*bel eloge qu'on puiflè faire de l’un Si de faune. La vertu futla source de cette amitié : pouvoit-elle n’ètre pas durable r Ona imprimé un recueil fous le titre de conversion de Gilli en rSSz ,«b- 12 , contenant les discours de Gilli Sc de Courdil , au synodede Sorges , prés d’Angers, & l'exhortation que M. Arnauld leurfit en recevant leur abjuration. Gtl.-i montre dans son discoursla nécessite de recourir à la tradition fur bien des points qui re-gardent les dogmes. Le peu de lumière que l’on trouvoit dansles fentimens des Protellans pour éclaircir les doutes , sert depreuve à fa proposition. L'eglife catholique répond à tout d'unemaniéré satisfaisante , tandis que les Calvinistes 11e savent à quois’attacher. Il conclut qu'il ne reconnoit que cette église pourcelle que J. C. a établie. On trouve les mêmes principes dansles discours de Courdil. U prouve l’inconféquence du schisme desTrotestans. Cette séparation téméraire ne peut laister fa conscien-ce en repos , & il déclare qu’il va retourner dans le sein de latendre mere, qu’il n’avoit jamais eu raison d’abandonner. Laréponse de l’évêque d’Angers est analogue à leurs discours > &ausli éloquente que solide.
G 1 LOT , ( Jacques ) d'une famille noble de Bourgogne , fedistingua dans ses études. II devint chanoine de la Sainte-Cha-pelle , & conseiller clerc au parlement de Paris. La ligue faifoitalors ses ravages : l’abbé Gilor eut beaucoup de part au catbo-licon d'Espagne , composé pour tourner cette confédération enridicule. C’est dans fa maison que fut faite cette satyre ingénieu-se. Tous les favans alloient chez lui pour y chercher des lumiè-res Sc des livres. Il avoir une bibliothèque très-belle & très-curieuse , qui leur étoit toujours ouverte. Les magistrats Si toutesles personnes du plus rare mérite , faisoient beaucoup de cas dcson savoir 8c de son esprit de modération. Nous avons de lui >3 . Des insiruïïions & lettres mijfives concernant le concile de Trente ,dont la meilleure édition est celle de Cramoisi, 1654, <«-4”. Cetouvrage renferme des choses très-intéreffantes pour l’histoire duseizième siécle. II. La vie de Calvin , imprimée ib- 4® , sous lenom de Papjre Majfon. Cette vie a été réfutée par quelques Calvi-nistes , Sc il étoit impossible que cela ne fût point. Tout auteurHui écrit fur un chef dc secte, doit cire traité de menteur Sc de