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Tome second.
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l’être. J’avoue que le style pourioit quelquefois être plus cou-lant ; mais la traduction est fidelle. L’auteur icleve avec beau-coup de raison les fautes de M. à’AnJitti, 8c ses remarques ren-ferment des choses curieuses 8c intéressantes. Ce traducteur mou-rut au mois d’octobre 17s3. C'écoit un homme très-estimable.II allioit la modestie au savoir, les vertu- sociales aux exercicessédentaires du cabinet, 8c beaucoup de douceur à une longue ha-bitude d'infirmités. 11 eut été à désirer qu’il eut allez vécu, pourdonner lui-même son livre. Mais il n’a paru qu’après fa mortsous ce titre : Nouvtlle traduílion de 1 ‘historien Joj'epb 1 fuite sur tegrec , avec des notes critiques & historiques pour en corriger te textedans tes endroits ou il parait altéré , l’expliquer dans ceux ou il efbobscur ; fixer les temps & tes tirconstances de quelques evenemens ,qui ne font pas assez, développés ,* éclaircir les sentiment de l'auteur& en donner une juste idée , en 4 vol. 1K-4V , 1756 , à Paris chezCbaubert Sc Hérissant. Le caractère particulier qui distingue cenouveau traducteur , suivant les journalistes de Trévoux, c’essibeaucoup de capacité 8c de travail. On sent un homme parfai-tement maître de sa matière, qui s'est porté à cette entrepriseavec de grandes connoissances dans les deux langues grecque 8ehébraïque ; qui a pris le texte de Joseph dans tous les sens , Scqui a su l’apprécier de toutes les maniérés. Comme il avoue sin-cèrement les défauts de cet historien - il ne lui refuse pas nonplus le tribut d éloges dont il le croit digne. U remarque seschûtes 8c il les indique au lecteur; il tient compte de ses beau-tés 8c il les fait sentir avec justesse. A ses yeux , Joseph n'est quel-quefois qu'un misérable dédamateur » sans jugement & fans respeétpour la véritéi mais en d'autres endroits, c'cst un écrivain com-parable aux plus grands historiens.

GILLI, ( David ) vit le jour dans le Bas-Languedoc de parenscalvinistes. Son habileté dans les langues grecque 8c hébraïque ,& dans la théologie , qu’il avoir étudiée sous le savant Ami-rault , le fit choisir pour ministre de Baugé en Anjou. Quoiqu'ilfût alors dans la premiere jeunesse, il se signala par ion élo-quence. Les Catholiques 8c les Calvinistes corroient en foule àfa chaire. L’étude qu’il fit des vérités de la religion lui ouvritles yeux sor les erreurs qu'il professent. Il résolut de faire abju-ration du calvinisme de concert avec David Courdilfon ami, mi-nistre du Château-du Loir. Il se présenteront l’un 8c l'atitre au con-sistoire de Sorges , assemblé par permission duRoi le z juin 1683 ,pour y rendre compte de leur conduite. Tous les deux parlèrenten faveur de la tradition & contre la séparation injuste des pré-tendus réformateurs. Ils firent cette même année leur abjurationentre les mains d 'Henri Arnauld - évêque d’Angers. Louis XIV leurdonna une pension de mille livres , 8c le clergé de quatre cents.Ce prince envoya Gilli en Languedoc , où il ramena au bercailbeaucoup de ministres 8c de brebis égarées dont ils étoient lespasteurs. De retour en Anjou, il fixa son séjour à Angers aveç

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