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tcphoreGrtgorKs.ll ne Faut pas passer fous silence les lettres dcMichel Gtycos , ou l’on trouvera des remarques utiles pour l’his-toire de son temps.
GOAR , ( Jacques j né à Paris en iíoi , s’appliqua de bonneheuie à l'étude de la langue grecque. II se tìt Dominicain eni6i-> dans la maison de St. Honoré , fondée depuis peu , Sc quiétoit alors dans la premiere ferveur de la reformé. Il étudia avecfoin la doéftine des Grecs , leurs rits , leur liturgie, tout ce quiavoit rapport à leut créance , à leur morale , à leur discipline. 11fut envoyé dans fisse de Chio , où il passa huit ans toujoursoccupé à affermit les fidèles , à examiner les sentimens Sc les usa-ges des Grecs, & à faire «entrer les fchilmatiques dans le seinde l’église. Etant allé ensuite à Rome, il le lia avec le célébréZ,es Allatius , auteur du can]entemenr perpétuel de t'eglife orien-tale & occidentale. En 1642 , le P. fíoar revint en France , &l’année suivante il retourna en Italie on il eut son entrée libredans toutes les bibliothèques. Quand il eut fait une riche col-lection , il repassa en France où il publia Veucologe' ou rituel desGrecs , qui renferme dans un volume in-folio de 950 pages toutela liturgie sacrée des Orientaux. On l’a réimprimé à Venise sous cetitre : Lioar ( R. P. Jacobi j rituale Gracorum , compleftens rìtus &or dines divina liturgie officiorUm , &c. in-fol. Venetiis 17JO. L’au-teur qui avoit recherché , lu 8c examiné avec exactitude un grandnombre d'exemplaites , tant imprimes que-manulcrits , a joint àson ouvrage de savantes remarques, 11 y/explique l'origine 8el’antiquité des cérémonies , 8c la foi constante de toutes les égli-ses touchant i’uniré 8c la perpétuité du sacrifice, qui a toujoursété le même dans f église chrétienne. Cet ouvrage fut impriméà Paris en 1647 > en grec 8c en latin. Le P. Goar donna ensuiteau public les traductions qu’il avoit faites de divers ouvragesgrecs , avec des notes fur ces mêmes livres , dont quelques-unscontiennent une bonne partie de Vhìstoìre LÌ2.a»ri«e. Get auteurmourut en 165; à 52 ans. Les savantes veilles de ee Dominicainont fait beaucoup d'honneur à son ordre , mais il ne l’honorapas moins par ses vertus.
GOBINET, ( Charles ) naquit à St. Quentin , ville de Picardie.11 vint de bonne heure à Paris où il se fit connoître par son sa-voir. Après avoir pris le bonnet de docteur de Sorbonne, il futélu principal du college Duplessis le 4 décembre 1647. Son zelepour le bien public, Ion amour pour la vertu furent très-utilesà cette maison, qu’il éclaira par ses instructions 8c qu’il édifiapar ses vertus. Quoique fa vie eut été très-pure , un prêtre im-prudent qui l’astrstoit à la mort lui dit : ru’il est terrible de tom-ber dans les mains d’un Dieu vivant ! l’illustre mourant lui répon-dit : qu'il est deux de tomber dam les mains d'ne _ Dieu more en croixpour nous Hl expira un instant après, le 9 decembre 1690 à 77ans. Ce pieux ecclésiastique a donné plusieurs ouvrages, qui de-vroient être entre les rhains de tous les jeunes gens. Les prin-cipaux
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