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du parti des frondeurs > & joua un grand rôle dans les troublesexcités par ce parti. Le cardinal Mazarin le fit mettre en ptiiomàVincennes , d’où il fut transité au château de Nantes , âpres s’êtredemis de Ion archevêché. II étoit alors cardinal ; il ttouva 1cmoyen de le sauver à Rome , ou il assista au conclave qui élutAlexandre VII. Ce Pape n'ayant pas eu pour lui les éga.ds qu'ils'en étoit promis , il sortit de Rome , & abandonna l'Italie. Ilse retira d'abord en franche Comté , d’où il passa bientôt en Alle-magne , en Hollande Se en Angietterre. II mena une vie errantependant cinq ou six ans. La mort du cardinal Mazarin > arrivéecn rSSr , le délivra enfin de ion plus grand ennemi. Des ce mo-ment , ses amis entrevirent quelque jour à la réconciliation avecle Roi. Quoique la cour semblât affecter encore plus de hauteur Lson égard depuis la mort du cardinal Mazarui , elle souhaitoit aufond de voir finir cette longue affaire. Le cardinal de Ke.z, dcson côté ennuyé de la vie qu'il menoit , accable de chagrins &de dettes , fut bien aise de faire sa paix. Pour y parvenir > il fal-lut se résoudre à donner une nouvelle démission de ion archevê-ché. A cette condition il eut la liberté de rentrer dans le royau-me en 1661 , Sc quelque-temps après d’aller i Fontainebleau sa-luer le Roi. Ce Prince lui donna l’abbaye de St. Denis, avec lesfruits de ses bénéfices dont il avoir été privé pendant son exil. IIretourna depuis à Rome , où il assista au conclave qui élut Clé-ment IX. Etant de retour en France , il prit le parti de la re-traite. Il parut même si dégoûté du monde 5c de ses vanités,qu’il voulut remettre au Pape son chapeau de cardinal ; mais nile Pape , ni le college des cardinaux, à qui il en écrivit, nevoulurent y consentir. O11 a su de la bouche du célébré abbé dela Trape Bouthií'.ier d: Rance', qu’il lui demanda de le recevoirau nombre de ses religieux. L’abbé ne crut pas que la chose fûtconvenable.il lui conseilla en même-temps de supprimer ses mé-moires. Ce font ceux qui ont paru au commencement de la ré-gence de Philippe duc d 'Orléans , lur quelque exemplaire qui auraéchappé â la vigilance du cardinal pénitent. Il vécut encore troisou quatre ans, uniquement appliqué à réfléchir sérieusement surtant d’années parlées dans des agitations 8c dans des intrigues,dont i'ambition avoir été le secret mobile. II s’étoit réduit à unedépense très médiocre , pour pouvoir acquitter plus de trois mil-lions de dettes , qu’il paya avant fa mort. Elle arriva à Paris le24 d’août 1679. Il étoit âge de 66 ans. Ses plus mortels ennemisleccnnoiffoienr en lui une grande supériorité de génie. Il estimoitle vrai mérite , 8c étoit attaché aarx bons principes 8c à l’an-cienne doctrine dc l’église. On a acculé les solitaires de Tort-Royal d avoir favorisé les desseins du cardinal de Retz,. La véritéde ['histoire exige que nous les lavions de cette imputation ; ilest vrai qu’il regardent M. irnattU comme un des premiers théo-logiens de son siécle , étant lu! même un théologien fort habile.11 lui conserva julqu’à la mort cette estime qu’il avoit conjuc pour