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lui dès qu’ils étoient ensemble sut les bancs. Tí aima mieux selaitier rayer du nombre des docteurs de la faculté , que de sous-crire à la censure de ce docteur. Mais tandis qu’il fut coadjuteur »c’est-à-dire > dans le temps qu’il étoit à la tète de in fronde ,MM. de Port-Royal eurent très-peu de commerce avec lui. 11 nes'amusoit guere alors à leur communiquer ni les secrets de laconscience , ni les ressorts de fa politique. Rien ne les prouvemieux que ce qu’il disoit à quelques-uns de ses plus intimes amis,qui , en lui parlant de ses aventures pallies > lui demandoient sicn effet en ces temps là il avoir reçu quelques secours des Jansé-nistes. ,, Je me connois > leur répondit-il - en cabale > 5 c pour,, mon malheur,je ne m’en fuis que trop mêlé. J'avois autrefois,, quelque habitude avec les gens dont vous parlez , 5 c je vou-„ lus les sonder pour voir st je les pourvois mettre à quelque>, usage. Mais vous pouvez vous en fier à ma parole : je ne vis ja-,, mais de gens qui par inclination & par incapacité fussent plus,, éloignés de tout ce qui s’appelle cabale. " Ce même cardinalleur avoua auísi qu’il avoir auprès de lui pendant là disgrâcedeux théologiens réputés jansénistes. Ces théologiens ntí pu-rent jamais souffrir que dans l’extrème besoin où il étoit , ilprît de l'argent que les Espagnols lui falsifient offrir , 5 c qu’ilse vit par - là obligé à en emprunter de ses amis. Quelques-uns de ceux à qui le cardinal de Retz. Hnt ce discours , viventencore > dit M. Jean Ratine dans son abrégé de Vhiftoire deFort Royal , qu’it écrivoit vers l an 1 6gì ; 5 c ils font dans unetelle réputation de probité, que je fuis bien sûr au’on ne récu-sèrent pas leur témoignage. La meilleure édition des mémoiresdu cardinal de Retz. est celle d’Amsterdam en 1719 , cn 4 vol.in-S°. Si cet ouvrage ne renferm'oit quelques particularités rela-tives à l’histoire ecclésiastique de son temps , nous ne saurions pasplacé dans ce diilionnaire. U avoir eu la foibleíte d’y parler de sesaventures galantes , dont il n’eût dû se souvenir que pour engémir. Quelques religieuses , à qui il confia son manuscrit origi-nal, eurent la prudence, en le copiant, de faire main balle furtous les traits qui deshonoroient le caractère de ce cardinal. C’estíin une de ces copies > que fut faite la premiers édition des mémoi-res , où son trouve en effet plusieurs lacunes.
GONET, ( Jenn-Baptiste ) né à Beziers, entra dans sordre desDominicains , où son lavoir lui fit une réputation- Il fut reçudocteur de suniversité de tìordeaux > & y professa long temps lathéologie. La régularité de sa vie , son zele pour le maintien de ladiscipline monastique , le nom que lui avoient sait ses taiens , le fitchoisir pour provincial de son ordre. II mourut à Beziers en r68rà 65 ans. Nous avons de lui plusieurs ouvrages , où la icholastiquedomine beaucoup plus que la positive. Les principaux font.,I. Clypeus theologia thomifiica , in-fol. 5 rom. ôc in-% v , 24 tom. An-t ne t pi.-t 1744. II. M.r.maíe Tbomijiarìim , in-fol. ibid. 1741, ôc in-iz,6 tom. Lugd. 1690. III. De virtutibui & dénis Spiritus S. in 12 ,Burdii. iSS6. 1Y. D‘ facrarnsmis in communs , in-12. RurdigeU.
V- De