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Tome second.
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G O T 209

V.DWígíÍKijin-iijíW. On ne peut nier que le pere Ginet ne possé-dât les matières théologiqucs. Cependant ces livres font peu lus.Quelle eu est la raison i C’est que ion style manque de nobleste ,de pureté & d’agtément ; c’est qu’il traite plusieurs questions , quifont bannies aujourd’hui des écoles de théologie ; c’est qu'ensinces livres ne font que de compilations fcholastiques , eipeced’ouvrages qui nc font que trop multipliés.

GONZALE’S , (Tyrje'j jésuite espagnol , devint général de fasociété, & mourut à Rome le 24 octobre 1705. La doctrine dela probabilité fit pendant le cours du dix-feptieme siecle d étran-ges ravages dans l’églife d’Eípagne. Le pere Ginz.ales composa en1670 un livre oh il l’attaquoir, 8c Cn momrcit la fausseté 8c ledanger. II avoir résolu de le dédier à son général Paul Oliva.. Hne lui fut pas possible de le faire paroître alors > 8c il ne put lcpublier que vingt-quatre ans après. Ayant été fait docteur à pro-festéur en théologie à Salamanque en râyS, il y fit des additionsconsidérables. Mais il ne put encore venir à bout de le faire im-primer, parce que fa compagnie s’y opposa toujours. Quatre ansaprès il écrivit à Innocent XI, pour obtenir la liberté défaite im-primer son livre. Il crut que ce Pape ayant condamné un an au-paravant soixante cinq propositions dont les premieres étoient furla probabilité , il favoriferoit un livre qui attaquoit les mcmeserreurs. Sa lettre fut très bien reçue à Rome , 8c le général desJésuites eut ordre de ne point s"opposer au zele de ceux qui at-taquoient la doctrine de la probabilité. Le général ne fe íoumit-point à cet ordre, 8c son autorité l’emporta parmi les Jésuitesfut celle du St. Siégé. Le P. Oliva étant mort , 8c le P. fa 'onz.alisayant été" élu général en rSSy , il fit imprimer son livre fous cetitre : pundantenta théologie moralis , de relio usa opìniemim proba-bilium ,Lugi. ,694. On pouvoir espérer qu’il feroit goûter sesprincipes à fa compagnie ; mais la publication de son livre ycausa un soulèvement contre lui. Si le Pape 8c les cardinaux nefussent point intervenus , il en a tiroir conté à fauteur son repos8c fa dignité. Et néanmoins ils’enfaut beaucoupque le P. Gont^alhait condamné dans la probabilité tout ce qu’elle a de condamna-ble. Ce qui est digne d’être remarqué , il déclare à la fin de fapréface , qu’il n’a point publié son livre comme général de lacompagnie, mais comme un simple théologien ; que son inten-tion n’est pas d'obliger aucun de ses sujets à enseigner la mêmedoctrine que lui fur cette matière, mais qu’il laistè à tous uneer.tiere liberté de prendre tel parti qu’ils jugeront à propos danscette dispute. Ce trait fait assez voir combien la société étoicattachée alors à la doctrine de la probabilité , qui est la principalesource de toutes les erreurs fur la morale. L’ouvrage de ce Jésuitea plus de réputation que de mérite. Les passages ou mal allégués,ou tirés des livres apocryphes, 8c les raifonnemens louches Sc gros-siers , le défigurent entièrement.

GOTTl, ( Vincent.Louis ) naquit à Bologne , d'un professeur eaTome 11 . L) d