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Tome second.
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co général Sc de ses parties : ensuite des ministres de l’église ,depuis le Pape jusqu’aux moindres clercs. La seconde partie estdivisée en trente-lìx causes, qui font autant d'especes ou casparticuliers, fur chacun desquels il propoíe plusieurs questions ;& à la trente-troisième, il inféré par digression sept questionsfur la pénitence. La troisième partie est intitulée : Dt U consecrii-tion, & traite des trois sacremens, d’eucharistie, de baptême& de confirmation, & de quelques cérémonies. Dans le corpsde l’ouvrage fauteur examine par occasion quelques questionsde théologie. On dit que le pape Epgsne Hl l’approuva > Scordonna de f enseigner publiquement à Bologne. Ce qui estcertain, c'est que depuis on ne connut prelque plus d’autredroit canonique que celui qui étoit compris dans ce livre, Scon le nomma simplement le decret. Ce moine ignorant favo-rite par -10 u t les nouvelles prétentions de la cour de Rome, son-dées fur les fausses décrétâtes, en faveur desquelles il ne man-que pas de citer la lettre dn pape NicoUs 1. Après avoir rap-porté plusieurs autorités des Papes mêmes, qui le reconnoissent:obligés à garder les canons & les décrets de leurs prédécesseurs ,il ajoûte : A cela on répond ainsi : ,, La sainte église romaine,, donne l’autorité aux canons , mais elle n'est pas liée par„ les canons, Sc ne s’y loutnet pas elle-même. Comme J. C.,, qui a fait la loi , fa accomplie pour la sanctifier en lui-„ même; 8c ensuite , pour montrer qu’il en étoit le maître,„ il s’en est dispensé & en a affranchi ses Apôtres : ainsi les„ Pontifes du premier siégé respectent les canons faits par eux ,,, ou par rfautres de leur autorité, Sc les observent par humi-„ lité, pour les faire observer aux autres. Mais quelquefois ils», montrent, soit par leurs ordres, fort par leurs décisions,„ soit pat leur conduite j, qtfils font les maîtres Sc les auteurs,, de ces décréts. Les chapitres précédens > dit Gratitn , impo-„ sent donc aux autres la nécessité d’obéir : mais ils montrent„ que les souverains Pontifes ont l’autorité d'obferver les,, canons, peur faire voir qu’ils ne font pas méprisables :,, à f exemple de J. C. qui a reçu le premier les lacremens*„ qn’il avoir ordonnés, pour les sanctifier en sa personne.Ainsi parle Gmcien , mats de son chef, Sc sans alléguer aucu-ne autorité pour prouver cette doctrine inouïe jufqu’aiors.Les siécles siqvans font embraílée fur fa parole : tout ce quise trouve dans son décret a passé pour la plus pure disciplinede fcglise > Sc cn ne fa point cherchée ailleurs pendanttrois cens ans. Les maux que produisit le décret de Gratien ,font voir sensiblement Pimportance de la critique , que laplupart des fcholastiques mepril’oient comme un amusementvain Sc frivole. La patelle détoumoit d’une étude longue& pénible. Mais cette étude est nécessaire pour s‘assiner deSa vérité des faits. On ne la trouvera jamais par le seul rai.fonnement ; Sc cependant de ces faits depend souvent tout®