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Tome second.
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moeurs du clergé de son temps Dans son sermon sur St. Michel ,il compare l’église militante au ciel , où il est dit dans 1'.-pitre dujour, qu’il s’éleva un grand combat. Après avoir remarque quedans le ciel il ne régné point de cupidité , mais une parfaite con-corde , un bel ordre > la charité, il ajoute: „ A l'égard de cette,, premiere propriété , aujourdhui l’eglile ne ressemble point au„ ciel , mais à la terre ; car la plupart n’aiment pas moins les„ choses terrestres , que les aimoit la Synagogue , selon ce qu’à,, dit Jeteir.ic : Depuis le plus périr jusqu'au plus grand , tous s’étu-,, d’ent à satisfaire leur avarice. Dieu a voulu que l’église fut la„ demeure des hommes spirituels , 8c non des hommes charnels:-, les premiers qui font entrés dans l’église , croient des hommes,, spirituels; mais il n’en est plus ainsi. Dieu a voulu que l’églisefût le lieu de l’union Sc de la concorde : maintenant elle est„ devenue le lieu de la distension & de la discorde. J.C. a voulu„ qu’il régnât un ordre merveilleux dans l'égli e : maintenant cej, n’est plus que confusion ; ceux qui devroient être au dernier3, rang occupent le premier. J. C. a voulu que Ion église re-3, tentît d’actions de grâces ; maintenant la plupart prononcent,, de bouche les louanges de Dieu ; mais leur vie n est , pour ainfi,, dire , qu’un blasphème continuel. “ L’eglile > dit il dans unautre sermon , a été autrefois la demeure des saints 3 elle estdevenue ensuite une caverne de voleurs, à cause de plusieurs mé-chans qui s’y font tenus cachés 5 car on ne souffroir point alorsque les médians y parussent ouvertement. Mais aujourd’hui c’estla demeure publique des ravisseurs : Sed hodic est manifesta ha'ri-tario raprorum. Al’egard de notre temps > dit-il ailleurs , qui estla lie , pour ne pas dire la fin des siécles, il ne paroît dans nosprélats rien de cette sagesse céleste , rien de cette fermeté quiconvient tant â leur état ; c’est tout le contraire ; on n’apperçoiten eux que l’image de la turpitude de tous les vices , dont ilsportent les marques. Il cn est de même de» piètres Sc du ciergeinférieurs : on ne volt en eux aucune forte de vertu ; il y paroîtau contraire tant de difformité , qu’ils méritent plutôt le nomde scélérats , que celui de pécheurs. Ainsi parloir ce grand évê-que des abus dont il étoit témoin. Biaise le sir» a donné en1674 une édition de ses œuvres, ì Paris, en z vol. in-fet. Ellesfont écrites avec clarté & avec simplicité ; & s’il n’y a pasd’é-légance; on n’y trouve pas non plus de la groslìéreté-

IV. GUILLAUME DE St. Amour , étoit un docteur de Paris fortopposé aux religieux mendians. Le maître de l’ordre des EreresPrêcheurs le plaignit à un concile qui fe tenoit à Paris en ir;S»que quelques léculiers docteurs en théologie avoient enseigné Seprêché publiquement plusieurs erreurs, & avoient parle contrel'on ordre. Les prélats appellerent Guillaume de St. Amcu -, alorsprofesseur de théologie , & quelques autres célébrés docteurs, &lui demanderent s’il avoir enseigné quelques erreurs, ou blâméi’oxdre des litres Prêcheurs, approuvé pat le Pape. II le nia, 8c

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