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dit qu’il étoit prêt de soutenir ce qu'il avoit prêché, si c’étoit lavérité; ou de le rétracter, si c'étoit une erreur. Guillaume de St.Ameur compola en citer cette même année, 8c à la priere desévêques, à ce qu’il prétendoic, un écrit qu’il intitula: Des périlsdes derniers temps. Voici comme il propose l’on dessein. Nous mon-trerons que dans l'église il doit y avoir un grand nombre depérils,quels en seront les auteurs ; quels seront ces périls; queceux qui n'auront pas foin de les prévoir ou de se précautionner,y périront ; que ces périls font proches, 8c qu’il ne faut pointdifférer de les examiner, 8c de les détourner. 11 proteste qu’ilne parlera contre personne en particulier > ni contre aucun ordreapprouvé par l’église : mais on voie par la fuite, que cette pro-testation n’est pas sincere ; car dans tout cet ouvrage il désigneles religieux mendians, 8c en particulier les Freres Prêcheurs. Ilest évident que son but n’est que de les décrier. Voici les propo-sitions qui nous ont paru les plus remarquables dans cet ou-vrage. I. Tous ceux qui prêchent faus million font de faux prédi-cateurs , quand même ils feroient des miracles. II. U n’y a dansl’église dc mission légitime, que celle des évêques 8c des curés :les évêques tiennent la place des apôtres , les prêtres des soixante& douze disciples. III. On dira que pour prêcher, il suffit d’a-voir l'autorité du Pape. Mais le Pape ïê feroít tort à lui-même,s’il troubloit les droits de ses freres les évêques.IV. Si les prélatsveulent arrêter la prédication des faux apôtres, le moyen le pluscourt est d’empêcher qu’ils ne reçoivent leur subsistance; car li cesecours leur manquoit, ils ne prêcheroient pas long temps. V. Sion demande quel mal il y a de demander Ion nécessaire : je ré-ponds que ceux qui veulent vivre par la mendicité , deviennentflatteurs, médisans , menteurs. Et si l’on dit que c’est une per-fection de tout quitter pour J. C. 5c de mendier ensuite; jesoutiens que la perfection consiste à tout quitter 8c à suivre J. c.en l imitant dans la pratique des bonnes oeuvres, c’est-à-dire,en travaillant, 8c non pas en mendiant. Celui donc qui aspire à laperfection, doit après avoir tout quitté, vivre du travail de sesmains, ou entrer dans un monastère qui lui fournisse le néces-saire de la vie. On ne trouve nulle part que j. C. ou ses apôtresaient tpendie. Entre les signes des faux apôtres 8c des séducteurs,fauteur marque ceux ci. Ils font semblant d’avoir plus de zelepour le salut des âmes que les pasteurs ordinaires. Ils se vantentd’avoir rendu à l’cglise de grands services. Ils flattent les hom-mes par intérêt, 8c demeurent volontiers dans les cours desprinces. Ils usent d’artifice pour se faire donner des biens tem-porels, soit pendant la vie, soit à la mort. Ils font la guerreLUX vérités qui leur déplaisent > 8c s’efforcent de les faire con-damner. Ils persécutent ceux qui leur sont contraires, 8c exci-tent contr’eux les puissances temporelles. Ils recherchent l’ami-tié des gens du monde , 8c font donner des bénéfices 8c desdignités ecclésiastiques à ceux qui en font indignes. Le livre