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iìe tùer te de rivière qui le garantie mieux des Vers, que les droguesordinaires dont elle se lèrt pour k calfat, & qui résisté davantage auximpressions de l’eau douce Sc de l’eau salée.
Enfin, son huile emploiée toute feule, ou mêlée dans quelquesremèdes topiques, a diverses vertus particulières, qui font qu on s’ensert heureusement dans la Médecine & la Chirurgie pour la guérison :de divers maux, fur tout celle des Ukéres > Sc de toutes les maladiesqui surviennent à la peau.
II y a bien de ['apparence que le Bitume dont Hérodote, & aprèslui tous les Anciens, diíéntqu’on avoir fait la liaison des pierres descélébrés murs de Babylone, qu’on mertoit au nombre des sept mer-veilles du monde, ft'étoit autre chose que l’Afphaltum de Sydim, qu’onappelloít simplement Bitume, à cause de la nature bitumieuíe Sc oléa-gineuse du ciment qu’on en composoit. ]
ASPIC ou Nard d'Italie. L’Afpic a quantité de branches durescomme du bois, & comme celles du Romarin, ses feuilles sont blan-châtres, longuettes, étroites, épaisses & copieuses, plus fortes, pluslarges , & plus blanches que celles de la Lavande. A la cime desbranches n aident les fleurs en épis ou en gueule , petites , dispo-sées comme par anneaux , de Couleur rouge , avec un long pied,quarté Sc mince , Lee. [ Quand ces fleurs font p ailées il leur succé-dé des semences menues , oblongues , enfumées quatre dans unecapsule qui a servi de calice à la fleur. Sa racine est ligneuse. Tou-te la Plante , & principalement íà fleur tend une odeur sorte ', aro- :matique , agréable, qui embaume les lieux où on la met ; son goût«st un peu amer. ] II naît de lui-même sur des collines pierreuses &lèches & exposées au Soleil > particulièrement en Languedoc : onle seme austì, on le transporte dans les Jardins. IL fleurit au mois deJuin & de Juillet; il est apéritif, digestif, composé dc parties subtiles.
Il est bon aux maladies froides du cerveau, comme á l’apoplexie, I’épi-lepfîe, paraisse, létargre Sc convulsions ; les fleurs fortifient ['estomac,défopilent îa rate , & échauffent la matrice ; leur décoction dansdu vin provoque surine , les mois & l’arriere - faix ; [ elles chas-sent les vents & les mauvaises humeurs par la transpiration, ellesrésistent a la corruption ; on s’en sert extérieurement Sc intérieure-ment. ]
ASPIC doutre mer. Ce n’eft pas un épi qui nasse à la cime duNard , mais c’est la racine qui a la figure d’un épi, parce quklle tiresa nourriture de certaines petites fibres qui font attachées à la raci-ne , comme nous voyons dans l’Ail 5c dans les racines du Lys :Cet épi est de couleur de fer, d’un goût amer , Sc a une odeur quiïi’est pas désagréable. II naît dans les Montagnes de l’Inde. II est■astringent -, aoitersif , apéritif fie fortifiant. II est bon pour digérerles humeurs froides, íl provoque Burine, étant bu , il airéte le fluxde ventre ; pris avec de l’eau, il ôte le dégoût , les douleurs d’esto-mac, Sc les Ventosités ; il guérit la jaunisse ou épanchement de bile,■& les incommodités des reins par phlegmes arrêtés ; on le metparmi les contrepoisons ; il empêche le poil des paupières de tom-ber , le fait revenir plus épais ; on le donne avec de la Rhubar-be pour fempêcher de relier , & quand on veut guérir les (Upda-tions.
ASPIC, remède souverain pottr les Brebis malades de la peste. L’bui-le d’Afpic est souverain contre les maladies des Brebis , lorfqu’ellesont des obstructions qui les font mourir ; on prend une plume dePoule ou d’autre animal, qu’on trempe dans l’huíle d.’Aspic, on metavec cette plume de certe huile dans les narines ; cette plume ne doitpoint servir pour une autre Brebis ; si la Brebis n’avoit point dc mal,elle seroit capable de le communiquer a une autre Brebis ; ainsi àchaque Brebis, il faut une plume particulière--pour en frotter le de-dans des naisses avec cette huile.
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ÀSSA-FOETIDA , est uhc Gomme en gros morceaux jaunâ-tres, d’ur.e odeur forte Sc très-défagréable , d’ou vient que les Alle-mands l’appellcnt Stercus Diaboli ; elle découle pendant les grandeschaleurs du tronc d’un Arbrisseau dont les feuilles rellemblent a cellesde la Rhnë, & qui croît dans la Libye, dans la Messe, dans la Syrie,dans les Indes. ÎL faut choisir cette Gomme en inafle, nette > sèche,de couleur jaunâtre, remplie de larmes blanches, d’une odeur force,puante Sc dégoûtante , tirant fur celle de Bail.
Cette Gomme íc trouve rarement pure & fans être sophistiquée :l’on a vû des gens assez hardis pour vendre en sir place du Gallîpot ma-dré, ou encens commun. Nos Droguistes l’appelient austì Suc Syria-que, Liqueur de Syrie Sc Suc de Medie. Pline , Theopluast , Lc lesautres Anciens qui en ont parlé , témoignent tous également qu’cile«toit cn grande estime de leur rems > quklle s’y vénuoit au poids del’argenc , & que les Empereurs memes la mettaient au nombre deschoies les pius précieuses dont ils remplìstbìent leurs trésors-. Elle estfort bonne contre toutes les maladies hystériques; clleinenè, elle at-ténué , elle amolit, elle déterge, elle résout, elle pouffe par transpi-ration ; on l’emploie extérieurement Sc intérieurement.
Les Maréchaux usent beaucoup d’AJfa-faetida pour les maladies desChevaux, principalement pour les tumeurs Sc abcès. La Plante de laracine de laquelle l’Asii-focnda est exprimée, dit Bontius, Médecin Hol-landois, dans l'on Histoire Naturelle des Indes Orientales, prend nais-sance dansl’Empire des Perses, à peu de distance de la Mer, & elle estde deux efpeces ; lapiemkre est presque farmenteuíe , comme le Sau-le aquatique, fie de fis feuilles austi-tsien que de lès tiges incisées, onexprime fous lc pressoir l ‘Affa-fcetida , qui de même que les aunes sucss’écant endurci au Soleil , prend une consistance comme l’Alocs. Laseconde espece d 'Affa-fœtida , est un suc qui sc tire des racines d’unecertaine Plante, dont il le produit de très-groiíes Raves qui empuan-tissent toutes les maisons de ceux qui n’y font point accoutumés ; carles Indiens en aiment i’odeur, 5c emploient cette Drogue dans leurssauces, comme nous faisons Bail » dont elle participe de la mauvailè
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odeur. Les feuilles de cette Plante sont semblables à celles de la Tí-thymale, herbe laiteuse.
On approuve pour l’ufage de la Médecine, celle qu’on apporte derodent en larmes ou en grumeaux purs fie diaphanes. On emploiecette Gomme comme les autres en Bols, en Pilules, en Opiates, de-puis un scrupule jusqu a un demi gro$. On en prépare une teintui eavec l’esprit de vin taitatisé, ou bien avec l’huile ellêntielle de la Té-rébenthine ; l’eau chaude fie le vinaigre dissolvent aussi la plus glandepartie de cette Drogue.
Si l’on distille dans la retorte YAffasœtida avec de la chaux vive quiabsorbe la partie acide du tartre , st en sortira une huile d’une odeurdétestable, par ou Bon volt que cette espece de gomme résine est com-posée de beaucoup de sel taitareux , fie dune huile trèsffiétide,
Remède pour exciter la transpiration.
Prenez vingt grains à' Affa-fœtida , quinze grains de sel volatil decorne de Cerf, un grain de Laudanum opié ; mêlez cela avec unesuffisante quantité de conserve de fleurs d’Orange, Sc en préparez unbol pour la Diaphoreíc.
Antre remède.
Prenez Affa-fcetida un scrupule , Cafioreum Sc St.ccin dix grains dcchaque, faites-en le mélange avec suffisante quantité de conserve defleurs de Calertdula pour un bol.
L ‘Affa-fœtida entre dans la préparation de la Poudre hystérique deCbatas , dans lesTrochisqucs de Myrrhe, du Baume utérin, de l’cin-plâtre pour la matrice.
La plus grande partie de Affa-fœtida qu’on a en France vient deLondres. Les Anglois Benvoient dans de grands tonneaux reliés defer, ce qui fait reconnoîue l’Allà-foetida d’Angleterre d’avec celui ceMarseille, qui est dans des paniers de fclistles de Palmier,].
ASSOCIE’S dans le Négoce. Maniéré & ordre que doivent tenirdeux Associés en leurs affaires. La première choie que doivent avoirdeux Associés, est Bamitié fie la déférence l’un pour Bautre ; car c’estd'ou dépend tout le bonheur , ou le malheur de leurs affaires com-munes. La déférence procede de I amitié respective que des Associésont l’un pour Bautre , fans laquelle ils n’agiliènt qu’avec désordre fieconfusion, parce que la déférence qui est entr’eux, fait qu’il ne s’en-freprend rien fans i’avis fie le consentement mutuel de l’un fie de Bau-me, fie certe bonne intelligence faït qu’ils travaillent Sc agi fient cha-cun en particulier pour le bien commun de la Société. Au contraire »sil n’y a point d’amitié ni de déférence entre les Associés, ils ne s'ac-corderont jamais bien ensemble tn toutes les entreprises qu’ils fontpour leur négociation, ils n’y réuílîflènt jamais ; la raison en est qijei'e contrariant toujours l’un & l’autre , & ne faisant jamais rien deconcert , ils ne lavent ce qu’ils font , & l’un défa.t ce que Bautre afait; ainsi toutes leurs affaires vont cn désordre fie en confusion.
La seconde chose à observer, est de si bien régler les choses par l’actede Société, que rien ne pusse altérer l’amitie Sc la bonne intelligen-ce qui doit être entr’eux ; fie pour cela j’estimerois à propos qu’ilsvécullent chacun en leur particulier, parce que rarement les femmess’accordent ensemble sor les heures du manger Sc sor la qualité desviandes, dont chacune d’elles voudroit avoir le choix.
La troisième , est de prendre une bonne fie ferme résolution, quequelques differendsqui surviennent pendant le rems de lu Société entreleurs femmes, cela ne íèra pas capable de rompre, ni d’alterer l’ami-tié fie la bonne intelligence qui doit être entr’eux : car il est vrai fiedire que la plupart des Sociétés finillcnt avant s: terns de leur échéan-ce, par le caprice fie la mésintelligence des femmes , dont bien sou-vent les mans veulent par une sotte complaisance , prendre inconsi-dérément le parti.
La quatrième, estde partager'entr’eux les choses » quoi ils doiventêtre cmploiez , tant en Bâchât , qu’eti la vente des marchandises , àtenir la caille fie !e livre de raison, fie á regarder â quoi l’un fie Bautreferont plus propres.
Celui qui est d’une humeur active , est plus propre à I’achat Sc àla vente que non pas celui qui Best moins fie qui aime 1e repos; c’estpourquoi le plus actif des deux Associés doit être emploie à l’achat,fie a la vente des marchandises, fie l’autre à tenir lè grand livre de rai-son Sc la caille ; parce qu’aïant moins de feu > il est plus sage fie plusmodelé en la conduite des affaires sédentaires, que s’il avoir plusd’acvné.
En effet, c’est sot la conduite Sc le bon ordre de celui qui rient leslivies fie la caille d’ou dépend tout le bonheur de la Société , fie cetordre ecorsssteàtcnir des livres fans confusion, de savoir en un mo-ment ce qui est dû fie ce que l’on doit, fie. à faire bi-n solliciter sesdettes. Lc plus important de tout, est le gouvernement de la caillé,parce que tout dépend de-!á , cet ordre ne consiste pas feulement arecevoir fie païcr, cela est bien aisé : mais celui qui la gouverne doitavoir bien d’autrcs foins, d’où iélulre tout le bonheur ou le malheurdc la Socieié ; c’est pourquoi il doit veiller particulièrement à deuxchotès.
La premiers , qu’il y ait toujours suffisamment d’argent en caissepour palet les Lettres dc change que leurs Correfpondans Sc Manufa-cturiers tirent sor eux, fie les Billets qu’ils auront faits pour les Lettresque Bon a fournies, ou s’ils tiennent des Manufactures pour argent prê-té-, afin d’acheter les matières qui y íbnt propres , pour ne pas fairecesser 1e travail des Ouvriers, où l’atgent ne doit jamais manquer. .
La seconde, ne faire solliciter les Débiteurs, parce que si l’aigent dela caillé s’est écoulé par les païemensquiont été saies pour l’achat desmarchandises , il faut qu’il revienne , Sc quelle íè remplssè par lemoien de la vente qui s’en fait, l’argent étant un mouvement perpé-tuel déroulement fie de retour.
Enfin , celui qui rient la caillé, est comme un bon Pilote qui doitprévoir tous les orages qui peuvent survenir pendant Je cours de laSociété , particulièrement quand on tient des'Manufactures dc mac-
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