A S T. A T A. A T H.
Ces prédictions nc regardent que le bon & le mauvais rems; encela peut-être les Astrologues seroient-ils allez heureux pour ne pass’éloìgner extrêmement de la vérité. Mais ils oient aller plus loin.11s prétendent cohnoìtre la bonne ou mauvaise fortune des hommes ,leurs inclinations, leurs maladies, en étant instruit de l’heure & dujour de leur n alliance. C’est poulies la fourberie bien loin ; cepen-dant il s’est trouvé dans tous les siécles des hommes allez foiblespour ajouter toi á l’imposiure des Astrologues. Ce qui leur donnedu crédit, c’est qu’on oublie aisément Lursbevuës,&qu’on fait beau-coup valoir leurs oracles > quand par hazard ou par une punition deDieu ils ont dit vrai. On rapporte que Cardan aiant fixé fa mort àun certain jour, il se laiilà mourir de faim pour confirmer sa prédic-tion , & ne pas décrier le métier d’Asttologue.
ASTRONOMIE. C’cst la science qui enseigne à connoîtreles Astres, & à observer leurs mouvemens & leurs distances, II ya des Astres qui sont ldmineux par eux-mêmes & fixes ; c’est-à-dire,qu’ils ne s’éloignent pas les uns des autres. On les nomme Etoiles.
J1 y en a d’autres qui ne íont pas lumineux par eux-mêmes > & quiRapprochent ou s’éioignent, on leur a donné 1 c nom de Planètes. LeSoleil est ordinairement mis au nombre des Planètes, peut-estre est-ilfixe, s’il est vrai que c’est la terre qui tourne. Quoiqu’il en soit,on a observé que ces Planètes en tournant autour de la terre, décri-voic-nt des cercles , qui s’écartant les uns des autres» ne passoient pas »certaines bornes; la bande qui renferme ces cercles est appellée Zo-diaque. Les Astronomes Pont divisée en douze parties ou signes, quicomprennent chacun un cettain nombre d’Etoiies. Voici Tes nomsdes Signes, Sc les caractères avec lesquels on a coutume de les dé-signer.
T Le Bélier, Anes,
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S" V Lc Taureau, Taurus.
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■? p Les Cerneaux , Gemini.
â S L’Ecrevisse, Cancer.
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^ ís Le Lion , Léo.
&
P' IJje La Vierge , Virgo.
tíi- La Balance , Libra.
a ’
m. Le Scorpion , Scorpius .
U . .
tz Le Sagittaire , Arciteuens.
A % Le Capricorne, Caser.
K
S* xs Le Verseur d’eau, Amphcra.
i? ...
)( Les Puisions > Pistes.
On distribue les Signes dans les dífíérentef faisons de Tannée, par-ce qu’au commencement du Printems le Soleil entre dans le signe duBélier, & parcoiut les autres dans Tordre qu’on vient de marquer.
Les Planètes ont ausiì leurs noms & des caractères qui les dé-signent.
I) Saturne est la plus haute , il fait son tour dans le Zodiaque en19 an., if f jours & huit heurts.
Tsi Jupiter est au deuous de Saturne. Il achevé son cours cn 11 ans,j 13 jours & dix-naif heures.
cT Murs est entre lc Soleil & Jupiter. II parcourt son cercle dansl’esparc d’un an & 311 jouis, ce qui fait prés de deux ans.
-ft; Le Soleil fait son cours annuel dans le Zodiaque en 36s jours,5 heures 49 minutes.
$ Venus achevé son cours autour du Soleil en sept mois & demi.Quand elle paroït avant le lever du Soleil , on i’appelle Lucifer oul'Allre du jour, & quand elle parott ausii-tôt après le Soleil couché ,on 1 appelle Vejper , ou l’Etoile du Berger; parte qu’alors les Bergersramènent leurs troupeaux.
55 Mercure fait son cours autour du Soleil en trois mois.
<i La Lune parcourt son cercle de la terre en 19 jours & demi.
Quelques-unes de ces Planètes, comme Saturne & Jupiter, en ontencore d’autres qui tournent autour d’elles ; on les nomme Satellites.
Les Eclipses les plus remarquables sont celles du Soleil & de la Lu-ne. L’Eciipse du Soleil arrive lorsque la Lune en faiíint son coursse trouve entre le Soleil & la Terre, desorte qu’elle empêche que lalumière du Soleil ne vienne jufqu’à nous. Et TEclipsc de la Lune ar-rive lorsque la Terre se trouvant entre le Soleil & la Lune, elle privela Lune de la lumière du Soleil.
Les Astronomes ont formé plusieurs assemblages d’Etoiles, ausquelsils ont donné le nom de Constellations. Ils ont réduit toutes les Etoi-les fixes sous quarante-huit Constellations.
A T A.
[AT ANA IRE, se dit d’un oiseau de proye qui a le pennagede Tannée précédente sans avoir mué ; & atanaire vaut autant que sion disoit pennage d'antan , vieux mot qui se dit encore dans de cer-taines Provinces pour marquer Tannée précédente. ]
A T H.
A T H A N O R. C’est un grand fourneau immobile, fait de briquecu de terre, qui a un tour au milieu où Ton met lc charbon, quisommunique là chaleur par des canaux qu ouvertures qui font auxTome I.
ATT. A V A. 6.7
cotez du foyer, à plusieurs vaisseaux voisins, où on fait différentesopérations en même tems.
ATT,
[ATTACHE. On dit cn Vénerie Chiens ct attache , qui sontceux qu’on tient attachez pendant le jour de peur qu’ils ne mordent.II y a ausiì des Lévriers dattache. ]
[ATTELAGE, en agriculture, se dit de plusieurs Chevaux,Bccurs, ou autres animaux de trait attachez à un siamois, soit charret-te ou charrue. ]
ATTELER, mettre des Bœufs ou des Chevaux à la charrette;ainsi les Laboureurs disent ; Il est tems datteler mes Chevaux & mesBoeufs.
ATTELES. Attaches à côté du colier des Chevaux de charrettecn forme d’ailerons.
A T T E L OIR E S. Petite cheville de bois ou de fer dont on sesert pour arrêter les traits des Chevaux & siamois.
[ATT O M BISSEUR. Terme de Fauconnerie qui se dit d’uitdes oiseaux qui attaquent le Héron dans son vol; quelques-uns luidonnent la premiere attaque, Tautre la seconde. ]
ATTRACTIF. Les Attractifs sont des médicamens qui étantappliquez attirent les humeurs & les esprits du dedans du corps à la su-perficie, dclquels il y en a de trois sortes. Les premiers tirent modé-rément. Les féconds tirent plus fortement. Et les troisièmes tirentexcessivement > & tirent tellement les esprits & les humeurs à la su-perficie, qu’ils enflent le cuir, & le rendent rouge comme lécarlate, 3cmême y excitent des vessies : Aussi on en compose des médicamensqu’on appelle Vestìcantia, & cn notre langue Vejstcatoires -, tels loncTaristéloche longue & ronde , Tanemone, le pyrethre , la racinede canne, celle d’arum, la renoncule, le lepidium, lai!, la moutarde,les oignons, le levain , l’ammoniac , le íàgapenum, la fiente d’oye ,& celle de pigeon, & les mouches cantarides.
[ATTREMPE: on dit en Fauconnerie , un bon oiseau doitêtre attrempé; c’est-à-dire, ni gros ni maigre.]
A V A.
A VALOIR. C’est la partie du siamois du Cheval de trait quipose fur la croupe & fur les cuisses.
[AVALURE. Terme de Manège. C’est la défectuosité d’unenouvelle corne, molle & raboteuse , qui croit au pied du Chevalquand il fait quartier neuf. II y a des avalures aûez dangereuses quisurviennent lorlqu’on a donné le feu fur la couronne, & qu’on a brû-lé la corne, qui par un canal qui s’y forme la rend défectueuse, &dure autant que le pied; ce qui lui est très-préjudiciable, parce quepour l ordinaire elle fait rctrclfir le pied ik le désseche en cet endroit:c’cst à quoi il est bon de prendre garde quand on veut acheter un Cheval.]
AVANCER ou retarder les Liantes. Le germe des Plantes sepeur avancer en fomentant la chaleur de la terre, ou bien excitant lesesprits de la graine ou de la plante. On peut le faire de trois diffé-rentes maniérés.
La premiere, est par T apposition du fumier, dont le sel éveille lavertu générative de la terre, & Toblige a faire poulser les herbes enbeaucoup moins de tems que Tordinaire.
La seconde, est cn remuant la terre, ou bien en changeant la plan-te de place, d’autant que par ce moïen la nourriture se porte plus fa-cilement dans les racines, outre que le mouvement excite les espritsde la terre ; mais ces deux fortes sc pratiquent aflêz communément.
La troisième, & qui est la moins eri usage , bien qu’elle soirplus astûrée que toutes les autres, est d’arrofèr les graines avec des es-sences chaudes. On a souvent éprouvé que des laitues , ou d’autresherbes, étant arrosées d’eau-de-vie, ou de l’csiènce de canelle, crois-sent plus en un jour qu’clles ne font en huit par les voies ordinaires.
On trouve plusieurs moïens dont on peut fe servir pour retarder l’af«croissement des plantes ; comme si vous coupez aux arbres les som-mitez des branches, lesquelles commencent à pousser la lève, il estcertain que cette incision empêchera qu’ils ne s augmentent. Unetransplantation trop fréquente empêche aussi Tavancement des plan-tes, d’autant que par ce changement elles n'ont pas loisir de prendrenourriture Sc de s’attacher à la terre ; pareillement Tombrage est fortnuisible aux herbes, & retarde leur germe par la privation des rasonsdu Soleil; car il est bien certair que la chaleur temperéede cet Astrefait enfanter la terre, & donne la naislànce à tous les végétaux. C’eítpar cet r e même raison que les fruits de ces arbres , qui nc voientpoint le Soleil, meurislènt beaucoup plus tard que les autres ; sembla-blement fi vous entez la greffe d’un arbre qui jette ses fruits de bon-ne heure , dessus un autre qui les produit plus tard, vous en aurez cnun tems extraordinaire, & le cours du premier arbre sc réglera furiedernier. Jc me souviens d’avoir lû en divers Auteurs, que les An-ciens croient fort curieux d’avoir des fleurs en Tarriere-sasson, & s’ef-forçoient par divers inventions d’en retarder le germe , afin de pos-séder les plaisirs du Printems dedans THiver: les Romains principale-ment faisoient fort grand état des roses tardives, comme plusieurs deleurs Poètes nous le témoignent.
[AVANT, en terme de Manège. On dit qu’un Cheval est beaude la main en Avant, pour dire qu’il a la tête & Tencolûre plus bel-le que la croupe. ]
[AVANTURINE, est une pierre rougeâtre ou jaunâtre,touteparsemée de paillettes qui semblent de l’or, belle Sc agréable à la vuë;il y en a deux efpeces, une naturelle, & Tautre artificielle : 1 a natu-relle se trouve en plusieurs lieux de France ; on en mêle dans lapoudre qu’on met fur lc papier pour la rendre brillante.
L’aitificielle est une vitrification ou un mélange dc paillettes de cui-vre qu’on a faite dans dn verre pendant qu’il etoit en fusion fur lefeu : son nom vient de ce qu’elle a été trouvée par hazard de la li-
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