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AVE. AUG. AVI. A U L. AUM-

68 A V A. A U B.

maille de cuivre étant tombée accidentellement dans du verre fondu.Les émailleurs l’emploient dans leurs ouvrages. Cette pierre prendavec facilité le poliment, mais elle est aisée à casier. On en fait en-trer dans les plus beaux ouvrages de pierres de rapport ; on en faitauífi des tabatières, des boètes à mouches, des boètes de montre ,&c. II se trouve d’atîez beau morceaux de la véritable cn Bohcme& en Silicie. ]

A U B.

[AUBF.R, se ditd’un Cheval qui a le poil blanc semé par toutJe corps de poil alezan & de bay. II y a l’Auber jnilleflcur ou fleurde Pêcher. Ces poils font rarement sensibles, & ses Chevaux qui entiennent font fort beaux. ]

AUBESSIN. C’cst un arbrisseau qui sert à faire des hay es vives.On l’appclle encore Usine blanche. Votez ce qu’on en dira dans sesarticles d’E fi ne blanche & de H aye s vives.

AUBIER. Cels la, partie du bois qui étant la plus proche del'écorce, est la plus tendre & la plus sujette aux vers & à la pourri-ture, ce qui est un défaut; c’est pourquoi on dit : XJn écbalas qui ade l’Aubier ne -vaut rien : on dit la même chose dune poutre, d’unesolive, Lee. Cet aubier est d’un blanc jaunâtre> qui devient aisémentvermoulus; c'est-a-dire , tout percé de perses trous des vers.

AUBIFOIN ou Bluet. [Estune plante qui pousse plusieurs tiges,à la hauteur d’un pied & demi ou de deux pieds, anguleuses , creu-ses, lanugineuses, blanchâtres, rameuses: ses feuilles íòntoblongues,étioites, découpées profondément comme celles de la dent de lion,velues, d’un vert blanchâtre : ses fleurs naissent aux sommets des bran-ches , grandes, larges, belles, orbiculaires , composées chacune deplusieurs fleurons découpez, ses uns plus profondément que ses au-tres, d’une belle couleur bleuè réjoliiflànte , quelquefois rouge oublanche , mais rarement ; ces fleurons sont soutenus par une petitetête ou calice écailleux ; quand cette fleur est palléc il naît fur la mê-me tête beaucoup de semences oblongues > garnies chacune d’une ai-grette: fa racine est ligneuse, menue, entourée de quelques fibres.]

Le petit Aubifoin a les fleurs bleues, deíqucllcs ses enfiir.s se fer-vent á faire des couronnes : il croit parmi ses blés & autres grains ; ilse semé en Mai & Juin.

Le grand a ses feuilles plus larges, qui fe plaît fur ses montagnes.Ses fleurs sont quelquefois blanches; l’un Sc l’autre font froids Lesecs,souverains pour ses inflammations des yeux. L’eau que l’on tireroitde toute fa plante, digérée pendant deux ou trois jours dans une quan-tité suffisante d’eau de pluie, ou de neige, avant qu’elle soit entiere-men: feebe, fortifieront la vuè, enforte qu’on fe paíîéroit volontiers delunettes : [ on l’appelle eau de caiìclunette , parce qu’elle éclaircit lavue; ] il faudra pour cela s’en bassiner ses yeux, & en faire entrer unpeu dedans. [ On emploie la fleur préférablement aux feuilles pourcette eau. Pour rendre cette eau active on y ajoure le iuffran & lecamphre.] Boire un verre de fa décoction mêlée avec autant de cel’ede plantain, ou de Prêle , ou de grande confonde, arrête se cra-chement de sang. [ Camerarius allure qu’en Saxe on fait boire à ceuxqui ont la jaunisse Sc la rétention duianc , un verre de biere, da: slequel on a fait bouillir une poignée de cette herbe. Le même Auteurpour faciliter la sortie des dents des petits enfans > leur susdit bassinetles gencives avec l’eau distillée de Bluet, mêlée avec le sire d écrevis-ses f la poudre des fleurs de cette plante, suivant se même Auteur,fait résoudre l’érésipelle du visage. Tragus dit qu’un demi gros deoraine de Blua en poudre purge allez bien , & que la décoction de cetteplante est diurétique & propre à provoquer les mo.s,]

Le grand Aubifoin a les feuilles plus larges que se petit, plus velues& toutes entieres, semblables à celles de la Lychnis Coronaria. Ses ti-ges font plus grosses, plus blanches, plus velues & plus longue;:sesfleurs font bleùës, beaucoup plus grandes & plus larges; pour le resteil est comme 1e petit.

II naît plus souvent sur ses montagnes que dans ses plaines , &fleurit depuis Mai jufqu’en Août.

II est réfrigératif. Sa graine pilée St prise an poids d’une demi dragme,purge la bile & l’estomac. Cette plante est excellente dansl s fièvrespestilentielles & contre ses venins. On donne à boire la pondredes feuilles mêlées avec dc l’eau de plantain , à ceux qui crachentle sitng.

Mathiole dit, qu’il y en a qui mettent l’Aubefoin qui croît dansles champs aux mois de Mai Sc de Juin, au rang des endives & chi-corées ; que cette fleur est fort belle, & que c’est pour cela queles filles de village en font des chapeaux ; & enfin pour con-clusion , il dir qu il ne trouve pas qu’on doive croire que ce soitune efpece de chicorée, & qu’aucun Auteur ancien n’a parlé de sespropriétez.

Entre ses Modernes, Scrodere dit quelle est froide & feche, qu’elleest astringente , qu’elle est utile dans ses inflammations des yeux, mê-me dans fa rougeur, dans la chassie , & dans la douleur de ces parties,& aussi dans l’hidropisie.

[ A U B O U R S. Est tin arbre de médiocre hauteur , qui ressem-ble à l’Anagyris, mais qui n'est point puant comme lui; son troncn'est pas bien gros; son bois est dur , ses rameaux sont étendus, cou-verts d’une écorce verte ; fes feuilles font disposées trois à trois > gran-des, pointues, vertes eu dessus fans poil, d’un verd-pâle en dessous& velues , attachées par une queue menue, ronde , velue ; ses fleurssont rangées par un nerf long de plus d’un pied, menu , rond > velu,blanchâtre : elles ressemblent à celles du petit genest. de couleur jau-ne. Après que ces fleurs font tombées , il paroìt des gousses sem-blables á celles des pois, lesquelles contiennent des semences grossescomme des lentilles.

Cet arbre croît aux lieux chauds, secs & montagneux ; ses feuillessont digestives, résolutives, propres pour l’altlime > pour exciter sesïUois aux femmes. ]

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AVE.

AVENUE. C’est une grande allée accompagnée pour l’ordinaírede deux contre-allées, aiant chacune la moitié de la largeur de l’allécprincipale ; ses unes & ses autres bordées de grands arbres, soitormes, tilleuls, chênes, & quelquefois d’arbres fruitiers.

AVERSE d’eau, fe dit d’une grande quantité d’eau de pluie sur-venue tout d’un coup pat un orage.

[ A V E V E R, terme de Fauconnerie, qui signifie bien discerner laPerdrix au partir qu’elle fait.]

AUG.

[AUGE, lieu propre à donner à manger & à boire aux Chevausou autres animaux. 11 y en a de plusieurs grandeurs, de pierre ou debois. Les premières font très-fujettes à se casser en Hiver, si l’on n’afoin d’en ôter l’eatt qui y gèle & qui y cause ce désordre ; c’est pour-quoi on les perce dans une encogneure , le côté de laquelle doit êtretoujours en pente pour faciliter l’écoulement de l’eau. ]

AUGE LOT. Les Vignerons disent : Planter la Vigne k t Auge-lot ; c'est-à-dire > creuser des petites sosies en façon d’une petite auge,dans laquelle on pose 1e chapon ou croslètte qu’on recouvre de terreensuite. Cette maniéré ce planter la Vigne s’exeree fur tout aux environsd Auxerre. Comment planter cette Vigne à l'Angelot, répondra un Vigneron,s’il le juge a propos.

AVI.

[AVILLONS. C’est en Fauconnerie ses serres du pouce de l'oî-feau de proye, & du derrière des mains. ]

[ A VIL L O N N E R, se dit en Fauconnerie, quand l’oiscau donnedès ferres de derriere.]

[AVIVES, maladie des Chevaux; c’est une enflure qui se faitde certaines glandes proche du gosier, & qui l’empêche de respirer, &fait mourir le Cheval s’il n’est promptement secouru. On connoîtqu’il est travaillé de cc mal lotsqu’il se vautre, qu’il se couche & seleve souvent, qu’il fe débat & s’agite beaucoup. Voïex Cheval.

A U L.

A U LIT, au lit Chiens; c’est un des termes dont on use poutfaire quêter ses chiens lorfqu’on veut lancer un lièvre.

AULMULSIER , divers moïens pour conserver leurs biens Ssses augmenter. Voïex. Bonnetier.

A U L N A Y E. Voïex A u n a y s.

AULNE. Voïex Aune.

A U M.

[AUMAILLE. C’est un nom qu’on donne aux bêtes à «or-nes. ]

AUMÉ. C’est un terme dont se servent ceux qui font des filetspropres à la pêche ou à la chasse, Sc cet Aumé n’est autre chose queles grandes mailles des filets qui font triples, telles que font celles quisont des deux cotez d’un tramail ou d’un hallier.

[AUMELETTE. (Eufs brouillez & fricaílcz à la poêle ; il s’epfait de plusieurs sortes.

Aumelette au sucre.

On prend des œufs qu'on fouette, on y met de l’écorce de citronhaché menu , un peu de crème de lait &. du sel , le tout bien battuensemble ; on fait son aumelette avec son beurre frais, & avant quede la verser fur 1e plat, on la sucre dans la poêle, puis on la tournedu côté qu’elle a pris couleur cn la mettant fur l’asiìette ; ensuite on lasucre de ce côté-là pour la servir chaudement.

Aumelettes de Champignons à la Crème.

U finit que ces champignons soient cuits cn ragoûts & coupez endeux; ensuite on prend des œufs qu’on bat bien avec persil & fiel,on y mêle les champignons, on les brouille avec ses œufs, puis onfiait l’atimelette à l’ordinaire. On peut faire de semblables aumeset-tes aux Mousserons & Morilles k la Crème, aux petits Poids k la Crème.,aux peintes d Asperges à la Crème , & aux culs d’Artuhaux aprétezde même. On fait encore des aumelettes aux Truffes blanches k l/tCrème , aux Truffes noires de même > aux épinars & á l’ozeille.

Aumelette de jambon. Faites un hachis de Jambon cuit, mêlez Iádans vos œufs, & la faites comme ses précédentes.

Aumelette farcie.

Prenez du blanc de chapon ou de quelque autre volaille que ce soiequi ait été rôtie ; hachez-îa menu , mélez-y du jambon cuit,defoyesgras > des (russes, ] e tou[ aussi haché ; passez le en ragoût avec bonassaisonnement, formez ensuite votre aumelette ; & avant que dela dresser , prenez garde qu’elle ait pris belle couleur ; dreísez-la en-suite , Sc en la servant chaudement > arroscz-la d’un jus de mouton oude bœuf.

On peut farcir ses aumelettes de toutes fortes de ragoûts, commerognons de veau, foyes de lapins ou de levreaux, ris de veau,foyes gras ; le tout paílè en ragoût d'une sauce de poisson, laites decarpes auparavant. On en fait si l’on veut de méme en maigre Scfarce d’herbe bien aprétée. ]

A U\M ONE. L’Atfwêne qu'on fait aux Mendiant est entìenment pré-judiciable