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i , comme sur les cores de la mer Méditerranée, & aumois de Jan-v.cr 1708. Des Marchands de Bayonne m’ont dit, qu’il y a dc cesBrebis en leur Pais ; un Chirugien de Montpellier m’a dit aussi qu’ilavoir dans ses granges de ces brebis , qui portoient deux Agneauxchaque année ; on en peut avoir facilement de celles de Toulon , ladépense ne íeroit pas grande , iì on se joint deux ou trois pour lesfaire conduire, aptes en avoir fait l’achat.
BETES carnaciercs. Voiez. Loup. Vous y trouverez la maniéréde faite un folié pour prendre les bétes carnaciercs.
BETE, ou poirée , en Latin Beta. On en distingue deux eípe-ces : Tune blanche Si Tautre rouge.
Description de la Poirée blanche.
Il fort de là racine des fculles grandes, lisses, luisantes, assez char-nues [tendres, ordinairement vertes, quelque-fois blanchâtres , quel-quefois d’un vert brun, remplies de lire [ d'un gosse nitreux. ] Du mi-lieu de lés feuilles il s’éleve une tige rameuse qui porte a lés sommi-té;, dc petites fleurs rougeâtres, [compolées chacune dc cinq étamines]aulquellcs succédé un huit presque rond, raboteux qui contient deux011 trois semences oblongues & rougeâtres. Sa racine longue, ronde& ligneuse , n'eít pas plus groile que le petit doigt, blanche en de-dans.
Culture de la Bete ou poirée blanche.
Cette plante vient de graine & on la semé au mois de Mars. Onla replante lorsque les plans ont lìx feuilles : on doit avoir bien la-bouré & amande la terre ou on ses met. On semé de la graine depoirée pendant tout l’Eté .• ce qui se fait afin d’en avoir ae tendrepour mettre dans le potage ou dans la farce. Quand on en a à la lindu mois d’Aoûc, on les íaiise palier THiver , & au Printcms , on lesreplante afin d’avoir des premières cardes. On a coutume de met-tre fur planches les betes éloignées de deux pieds au moins Tune deTautre, on observe une pareille distance a legaid des rangées fur les-quelles on les met.
Cardes de betes blanches.
Si on veut que les betes produisent de belle cardes , il faut avoir«n très-grand foin de lesbien labourer avec la binette, de les làrcier,Si de les arroser beaucoup, fur tout pendant les chaleurs excessives.Lorsqu on cueille les cardes > il faut tirer la feuille un peu de côté .afin de ne point offenser la louche . qui doit servir à nourrir cellesqui resteront. Les meilleures cardes sent celles dont la feuille estblonde i on doit jetter les vertes.
Graine de bete blanche.
Pour avoir de la graine de Poirée , il faut laisser monter les plusblanches fans en arracher aucunes feuilles. II faut arrêter ses montansà des échalas, afin que le vent ne les abatte point. II n’en faut pasplus de deux pieds pour faire une bonne provision de graine , qu'onamallè quand elle est meure Si bien sechb.
La seconde efpece de bete est encore divisée en deux elpeces.
La premiere ne différé de la bete blanche, qu’en ce que là couleurest rougeâtre.
La seconde cípece est appellée Beïb-rave.
Description de la Bete-rave.
Les feuilles de la bete-rave sont plus petites & plus rouges quecelles dont on vient de parler. Sa racine qui est très groile, a lafigure d’une rave , Si contient un sec aussi rouge que le lang.
Culture des Bete-rave s.
Elles ne viennent que de graine , on en replante rarement ; on lessemé au mois de Mars ; soit en plein champ, loit en bordures > & illes faut lemer fort claires , ou au moins íì elles ont levé trop druesil ses faut écliarcit beaucoup, autrement elles ne deviennent pas bel-les : Elles demandent une terre fort bonne , Si bien préparée ; sesmeilleures sont celles qui ont la chair la plus rouge , leur fane estpareillement fort rouge ; elles ne sont bonnes à prendre qu’à la finde T Automne, Si tout THiver.
Graine de Bete-rave.
Pour en avoir de la graine , on en replante au mois de Mars ,quelques • unes de celles de Tannée précédente , qu’on avoir gardéesde la gelée ; la graine s’en recueille au mois d’Août Si de Septem-bre.
Teinture de Bete-rave.
La teinture sert beaucoup pour donner couleur au vin, à la Gene-vrete , Si à diverses autres liqueurs ; pour cette effet , prenez unchauderon que vous aurez rempli d’eau , vous la ferez chauffer ; cetteeau étant prête à bouillir, mettez-y vos bete-raves coupées , com-me quand vous les mettez en salade > cette eau ayant bouilli un mo-ment , mettez à bas ce chauderon , couvrez-le un jour & une nuit;retirez ensuite les bete-raves & portez-cn l'eau dans le tonneau i cet-te eau teinte en rouge donnera couleur au reste.
Maniéré dapprêter les Bete-rave.
Il faut d’abord les faire cuire, ou dans l’eau ou bien dans le four,Tome I.
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ou fous la cendre j cela étant fait, on leur ôte la peau, puis on lescoupe cn rouelles pour être mangées ou à i'huile d’olive, vinaigre& sel, ou pastées â la poêle avec du beuire i Si lorfqu’on les crossallez frites, on y remet un oignon en rouelles,qu’on tait aussi cuite,pour ensuite être servies » après y avoir mis du poivre, du sel Si duvinaigre..
Proprietez des Betes,
Elles atténuent & amolisl'ent; elles aident à la digestion, lâchent leventre & purifient le íàng :ce sont les effets quelles produisent lors-qu on les mange. Mais le íuc de la bete blanche aspiré par les narinescn errhirte, contribué àdiffbudre la pituite du nez, a faire éternuer Sià décharger le cerveau.
[BETEL, est une plante des Indes Orientales , poussant commele Lierre, des branches longues, rampantes, s'entortillant a ce qu’ellestrouvent, loir aux Arbres voisins , soit à des échalas qu’on planteproche délies pour les soutenir , à mesure quelle croît : ses feuillessont comme celles du citronnier , mais elles sont plus longues & plusétroites au bout aiant tout du long des veines ou petites côtes, d’ungoût amer & pleine d’un luc rouge,qui,à ce que croyent les Orien-taux , est très-bon pour fortifier le cœur & le dents, & rendre Tha-leine douce & agréable ; son fruit a la figure de la queue d’un lé-zard, long de deux travers de doigt, composé de cinq petites goussesrondes Si longuettes, entortillées en façon d’une petite corde , d’ungoût aromatique & d’une odeur agréable. Cet arbre croît aux lieuxmaritimes temperez ; on le cultive a Malacca.
Le commerce qui se fait des feuilles de betel est très - considérable.Quantité de gros Marchands s’en mêlent , & entretiennent plusieursvailìeaux pour en faire 1 e transport presque dans tout l’Oricnt, où ilest d’un usage si commun > que les grands Si le peuple, ses riches Siles pauvres ne sont jamais fans leur boite de betel. Ils s’en présen-tent les uns aux autres , quand ils se rencontrent: & c’est un cérémo-nial établi aussi-bien parmi ses hommes, que parmi ses femmes , des’en offrir dans les visites qu’ils íe rendent; Si de regarder comme unaffront , ou de n’en pas être régalez, ou de le refuser quand on enoffre. Ce qui rend ce négoce facile, c’est la propriété que les feuillesde betel ont de se conserver long-teins làns se gâter.
Sa feuille raréfié la pituite du cerveau & fortifie Teslomac , elle ra-rafermit ses gencives ; ses Inciens en mêlent avec dc l’areca , du Car-damome , des Gérofles , ou avec des écailles d’huitres calcinées seu-les > ils mâchent de cette composition pour se donner bonne bouche;ils crachent le premier suc qui en fort & qui est rouge comme dusang.
Le betel est bon & salutaire > si Ton en use avec modération, mais laplupart des Indiens en abusent : car ils en ont toujours a la bouche Scméme en dormant, ce qui carrie leurs dents, & les rend comme ducharbon. ]
B E T UIN E. En latin Betonica.
Description de la Betoìne.
Elle produit fa rige menue & quarrée , haute d’une coudée &quelquefois davantage. Ses feuilles ressemblent à celles du chêne& sont molles, odoriférantes & dentelées touc autour, ses plus gran-des sont auprès de la racine ; elle produit fa racine en forme d’épi àla cime de la tige, comme la fusette : on cueille lès feuilles queTon fait fccher pour s’en servir; ses racines sont comme celles de Thel-lebore.
lieu. Elle naît dans les prez , colline & lieu humides, qui font àl’ombre ; clic fleurit en Juin Si Juillet».
Propriétés. Ses vertus sont admirables presque pour tous ses mauxintérieurs du corps, prise en quelque maniéré que ce foie ; elle estbonne contre le venin , jaunilfe , épilepsie . paralysie & sidatique.De la betoìne dans du vin blanc , apaise ses douleurs des reins ; sesfeuilles pilées & appliquées en forme de cataplâme, consolident subite-ment les plaies de la tète ; un cataplámedeses feuilles avec graille deporc, fait fupurer les frondes Si amies apostemes; lès feuilles piléesavec peu de íèl , guérissent les ulcérés profondes & les chancres.
B E U.
BEURRE. C’est une substance grasse, & onctueuse qui fe fait dulait épaissi en k battant.
Maniéré de faire le Beurre.
On ne sautoir trop ici recommander la propreté ; & dussent tou-tes ses laiopes selever contre moi , on dira qu’elles sont plus propresà nettoier les étables qu’à gouverner du lait ; ainsi que la Mère dcfamille charge de ce soin ses servantes quelle connoitra avoir la pro-preté le plus en recommandation ; sitôt qu’on veut faire le beurre ,on jette la crème dans une barate, qu’on a bien lavée d’eau, puis onla bat jusqu a ce qu’on s’apperçoive que le beurre s’épaiffiílè; quelquefois auparavant d cn venir là, il donne occasion de s’imj-atientcr Side jurer contre lui, joint a cela qu’il ne faut guere pour brouillée latête dune femme; ainsi lorsque par ion trop de lenteur a être fait ,le beurre oblige ce sexe à murmurer trop fortement, on fe servira desmoiens que voici pour Tavancer.
Moïens de faire promptement le leurre.
Les trop grandes chaleurs empêchent quelquefois que le beurrene sc prenne promptement : c’est ce qui ta,t que pour l obliger de feprendre plutôt qu’il ne feroit , on fe sert de ceux-ci. Prenez du laittouc chaud tiré de la vache , avant qu’il soit refroidi, & mettez-en
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