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dra fort noir ; il faut le Iailier secher, & y dortr.er le lustre avec unlinge ciré en le frottant bien fort.
Pour la seconde couche prenez dettti-écuelle de Vinaigre fort > vousajouterez demi-once de limaille de Fer, & vous ferez infuser le tout,après vous le fêtez un peu chauffer ; étant refroidi, passez de cetteeau fur le bois deja noirci, (& il deviendra noir comme Ebene) jus-ques à deux ou trois couches, laisiànt toujours lécher l’une aprèsl’autre en le frottant toujours avec lc l’étamine pendant qu’il est frais,
& étant sec vous le frotterez avec un linge ciré,
[BOIS, en terme de Verrerie, est le Bois de Cerf > ce qu’on appelle■autrement corne de Cerf.]
[BOISER. Terme de Menuisier. C’est garnir une Chambre, unappartement, ou autre lieu, d'ouvrages de Menuiserie.]
BOISSEAU. [ Mesure ronde de bois, ordinaire ment ceihtrée parle haut d’un cercle de fer, appliqué en dehors bord à bord du fuit.Elle sert à mesurer les corps ; ou choies lèches, comme les grains,qui font le Froment, le Seigle, l’Orge, l’Avoine, &c. les Légumes,qui font les Feves, les Pois, les Lentilles &c. Les fruits secs, qui lontles Châtaignes, les Noix, &c. la Farine, les Navets, les Oignons,le Son, la Cendre, le Charbon & le Sel.]
Le Boisseau de Blé se divise en quatre quarts ou en seize Litrons ; il estle tiers du Miner & pèse 10. livres.
La Farrine, le Blé & les autres grains se mesurent aujourd’hui àBoillèaux radez & sans grains fur bord.
Lt Boisseau d'Avoine íe divise en quatre Picotins, &j il est la a4e. par-ties du septicr d’Avoine, c’est-à-dire, que le septier d’Avoine íe diviseen 14. Boisseaux, quoique le Muid ne contienne que 11. septiers, com-me le Muid de Bîe.
Le Boisseau de Charbon de Bois se divise en 1. demi ou en quatrequarts, il est 1a huitième partie duMinot, c’est a dire, que leMinotde Charbon de Bois contient huit Boillèaux, la mine contient deuxMinois , & le Muid contient 10. Mines pour les Bourgeois, & seizepour les Marchands.
Le Charbon de Bois se mesure à comble.
Le Boisseau duCharbon de (erre íe divise en 1. demi, ou en 4. quarts,il est le tiers du Demi-Minct, c’est-à-due, que le demi-Mmot con-tient trois boillèaux, & le muid ou la voie du charbon de terre, con-tient 3 o. demi-Minots.
Le Boisseau de Sel se divise en seize Litrons, il est le quart du Minot>c’est-a-dire > que le Minot contient quatre Boisseaux.
Le Boisseau de plâtre est le tiers du sec de plâtre, & le Muid de plâtreest de trente six secs.
Le Boisseau pour les vivres désarmée, suivant les termes de l’Ordon-nance & selon la qualité des Blés, peut rendre environ 11 à 1 ; rationsde 14. onces de pain cuit. •
Observez qu’il ne s’agit ici que des mesures de Paris, ausquelles ilfaut rapporter celles des Provinces qui font differentes suivant ses j urif-dictions. Votez, M s s u R r.
BOISSON. C’est ce qui est propre â boire, ou qu’on boit ordi-nairement. II y en a de plusieurs sortes, le Vin, la Biere, le Cidre,le Cassé, le Sorbet, &c. font disserentes sortes de Boissons.
[BOISSON, qu’en quelques lieux on nomme Boite signifie aussinn mélange d’eau avec quelque reste de Vin de pressurage, qu’on faità la campagne pour les Valets & Domestiques: on appelle autrementcette liqueur Piquette. ]
Boissons pour ks pauvres gens (fr ks Domestiques.
Entre plusieurs sortes de Boissons, la meilleure & la plus forte , estcelle des Pommes qui lotit les plus douces &qui semblent comme in-sipides au goût, tant elles ont de douceur 5 relies font les Pommes deHeuríìeux ou de Coqueret.
Pour donner au Cidre une bonté parfaite, ilscroit à souhaiter qu’onne se servit des Pommes que lors qu’elles font parvenues à une justematurité, mais comme la tardiveté de quelques années empêchequ’on ne ïes cueille au point qu’il est nécessaire, on le fait telles qu’tl-les íbnt, lors que la Saint Michel, qui est le tems de les abattre, estarrivée.
A l’égard des Pommes qui font meures dans cette saison , on ne tar-de point de les emploier aussitôt a faire du Cidre, & pour celles quine le sont pas encore, on attend pour en exprimer ce jus, que dansquelque endroit, ou on les porte exprès, elles soient venues au pointde maturité, qu’on le demande : & un mois suffit aux unes pour laleur faire aquerir, aulieu qu’il yen a qui vont jusques à Pâque, aprèsquoi il n’y a plus à retarder à les emploier à cet usage. Car elles ne va-lent rien quand elles sont trop vertes, elles ne sont pas meilleures,lorsqu’ellcs sont auísi trop meures, si bien qu’il est neceílaire de sonservir à propos.
Pour parvenir à faire le Cidre, on reprend des Pommes qn’ort metdans une auge de Bois, qui a la forme rohde pour les meurtrir sousune meule qu’un Cheval tourne, & pareille a celle dont se servent lesFaiseurs d’huile.
Tandis que cette meule fait sa fonction, oh remuë les Pommesdans sauge à mesure qu’elles sont pilées, en y mettant de seau tant& si peu qu’on souhaite que le Cidre ait ou plus ou moins de bontés•Se ce remuement lè fait avec un rateau fait exprès.
Ces Pommes étant bien écachées, on les porte fur la mer du pres-soir, où on les accommode à mesure qu’on les y jette.
Pour cela, on a dressé la motte avec de longue piille qu’on mét litpar lit successivement avec les Pommes de s épaisseur de quatre doigts,afin de les mieux lier ensemble.
Cette motte pour l’ordinaire estquarrée, & si-tôt quelle est ache-vée , on charge 1e pressoir a la maniéré accoutumée, après quoi ondonne l’arbre à ces pommes pour en exprimer la liqueur.
Piquette de Cidre.
On fait de la piquet» tic Cidre qui est se Boisson ordinaire du com-
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mun, & p our y réussir on prend le marc après qu’il a été bien presse,qu’on met tremper dans des vaisseaux avec de seau s, & au bout dehuit jours qu’on fa ainsi mis, on le raporte fur le pressoir pour entirer jusqu a la derniere goûte.
Autre Cidre appellé Picalle.
Ce ìi’est pàs seulement en Normandie ; mais encore en bien d’au -tres endroits qu’on pratique la maniéré qui soit de faire du Ci-dre, en prenant des Pommes qu’on se contente de casier & donton remplit un tonneau s cela fait, on a foin que 1e tonneau soitbien enfoncé, puis étant en la place où il saut qu’il demeure, onle remplit d’eau jusqu’a deux doigts du bondon; on laiíse bouillirce Cidre, &à mesure qu’on use de cette boisión, on 1 e remplit d’eaujusqu’à ce qu’on juge qu’elle ne vaille plus riens j’entends quelle soittrop fossile pour pouvoir fuporter de seau davantage.
Le Poiré.
II en est de même du Poiré que dû Pommé , sun & sautre portentle nom de Cidre, & il est d’aucant plus exquis, que ses Poires en sontplus douces Le plus meures.
La íe. de ces liqueurs ne dure pas tant que la seconde; c’est ce quifait qu’on ne s’est point avisé jufqu’ici d'enseiic en si grande quantité snon reniement pont cette raisons mais encore, parce qu’il vaut mieuxmanger une Poire telle qu’il la faudroit pour faire de bon Cidre, qued’en faire du Poiré. Cependant si sabon.lance de ces sortes de fruitspermet qu’on en salle, il n’y a point d’autre mystère à observerqu’auPommé, tant à ségard du bon Cidre que de la Picalle, qu’on en peurfaire. Tout Cidre veut bouillir long-tems sens tue bondonné, àtaule que l’experience nous fait voir qu’il a ses esprits beaucoup plusdans 1 e mouvement Le en plus grande abondance que 1 e Vin, &qu’il est aussi par conséquent beaucoup plus furieux dans son Bouil-lon.
Le Cormé.
Un Pere de Famille, si bon lui semble, peut encore, pour unedes provisions de là maison, faire du Cormé, qúi dans 1 e tems que1 e Vin est rare, & qu’on n’en promet point aux Valets, ne laissepas avec cette liqueur de ses contenter plus, cn leur en donnant àboire , que s’ils ne beuvoient pour leur Boisson que de l’eausimple.
Pour façonner ce Cormé, il n’y a qu à observer %i!ement qu’ilfaut que les Cormes ne soient pas parvenues au point de leur ma-turité, mais seulement qu’il íìissit qu’elles paroissent Jaunes, & lesabattant pour lors de deslùs 1 e Cormier, on ks metenrieres dans untonneau de la même maniéré qu’on a dit qu’il y falloit mettre lesPoires ou Pommes, lorsqu on veut en composer la Picalle, & la mé-thode de k gouverner jusqu’à ce qu’on se boive, ou pendant qu’onk boit, est aussi pereille.
Les pauvres Païíàns font encore des Picalles de Prunelles, qu’ils oncsoin de recueillir lorfqu’elles sont meures; ce jus a une couleur tout-à-fait velourée, mais a la vérité ce jus n’eít pas si bon a beaucoupprès qu’il est beau.
[BOITE, Tems, saison ou 1 e Vin est bon à boire.]
BOITE. Voiez Boisson.]
BON.
BON Connaisseur. Terme de Chasse. C’est un Veneur qui a toutesles cónnoisiànccs des Betes qu’on chaise. On dit, il ne faut chez lesGrands, que des Veneurs bons connaisseurs.
Bon piqueur. Terme de Casse. C’est quand un homme est bonconnoiíseur, homme de jugement & expérimenté à faire châtier lesChiens courans.
BONDIR, faire bondir; c’est à-dire, qu’un Cerf, un Chevreuilfait patrie de la reposée d’autres Bétcs faúves. On dit encore bondirk change.
BONNES-D AMES, VoïeZ ARROCHE, cn Latin Atrifkx.Description, c’est une Plante qui croît à la hauteur de cinq on sixpieds, elle poulie des feuilles larges, qur sont aisez semblables a cel-les de la Blette, quoique plus petites te plus molles ; le goût de sesfeuilles est fade.
Lieu. On la cultive dans les Jardins potagers.
Proprietez. On emploie cette Plante, principalement dans les Dé-coctions de lavemens, elle est humectante, raíraichiflànte & amollitse vcntfe. •
Culture des Bonnes - Dames.
Cette Plante ne vient que de graine ; on la semé des premièresdu Piintems, & est des plus promptes à lever, & des plus promp-tes aussi à monnr en graine dès le mois de Juin; on la semé as-sez claire; & pour en avoir de belles graines, il est bon d’en re-planter quelques pieds à pârt. La feuille de cette plante est fort bonneen potage, &. en farce; on s’en sertpreíque d’abord quelle est sortiede terre > car áussi-bien elle palië fort promptement ; pour en avoirde meilleure heure, on en feme quelque peu fur couche ; elle vient entoute sorte de terre, mais toûjours plus belle dans les bonnes, quedans les médiocres.
BONNET DE PRETRE. .C’est uneefpece de Citrouille.
Q__i i j C U-