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BON. B O R.

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Culture des sonnets de Prêtre.

Les Bonnets de Prêtre, les Trompettes d’Efpagne, les Courges &les autres Plantes lemblables demandent la même culture que les Ci-trouilles} il y en a pourtant quelques unesqu’on ne doit point 1 ailler.ramper fur la terre, il faut avoir loin de les ramer. Votez. Ci-trouille.

Q^ant à leur graine, comme'auíîîlcellc des Citrouilles, elle ne ferecueille qu’à mesure que l'on dtpece les fruits pour étte mangez,-Sc il la faut bien elliiyer, la fecher a l’air , puis la bien enfermer decrainte des Souris qui la mangent, comme celle de Melons & Con-combres.

Bonnet de Pretre. Se ditaussi d’un Arbrisseauqu'on nommeì'ujaiK , parce que Ion fruit a quatre angles ou cornes comme un bon-net quarté. Votez, Fusain.

BONNETIER. [Celui qui vend, ou qui fabrique & apprêtedis bonnets, des bas Sc autres ouvrages de Bonneterie.]

BONNETIERS. Des obligations des Bonnetiers, Aulmufften >

A útonnters.

Les Bonnetiers conserveront leurs biens & les augmenteront, s’ilsfont fideles aux obligations suivantes. Car le Prophète Ezechiel allurede la part 6c dc Tordre de Dieu, que celui qui fera ses volontezy trou-vera dequoi vivre. Pr&cepta que, cum fecerit homo, vivet m eis. Ezech,10. II.

I. Si Us Maîtres ont pris chez eux les Aprentifs ou Serviteurs desautres Maîtres fans serre informez auparavant s’ils avoient un lujetìailòrnable de les quitter, Sc s’ils étoient accusez de volerie, ou au-tics crimes, qu’ils ne s’en fullcnt purgez parjuítice. Art. 8. art. 9.

II. S’ils ont fait les Bonnets Sc les bas d’eítame, bons, marchands,& de grandeur compétente: leur étant enjoint furpeine de confiscationdcídits oonnets & bas d’eltan.c,' 6c defamende. Art. 19.art. 11.

III. S’ils ont fait les bonnets de dtap, de bonne étoffe, neuve, debonne teinture, Sc 11011 de d. ux lottes de draps, ou d’étoffe, qui eûtdéja servi, fur pareille peine que dtlîus. Art. 10.

IV. Si les Marchands Bonnetiers ont foulé, & blanchi les marchan-dises de la maniéré prescrite par TOrdonnance. Art. 3 y.

V. Si chaque Maître a eu fa marque particulière, & en a marquéses bonnets, tant de laine que de drap, & bas d’estame, 6e autresroarthandises de son état, soit de fil, de laine, foie, ou coton > asmde li s pouvoir distinguer à la teinture, Sc par tout ailleurs: il leur est«défendu de contrefaire les marquis d’aucun autre maître. Ait. 13.

VI. S ils ont été ati devant des Marchands, qui avoient des mar-chandises destiner s pour être menées, & vendues dans les bureauxcommuns, leur étant défendu fur les peines portées par les Ordonnan-ces. Ait. u.

VII. Si les Marchands forains ont apporté d: s marchandises à Parissens les faire porter directement au bureau ces Bonnetiers, 6c (ansavoir été debalées, 6e tirées hors des paniers, tonneaux, ou halles,pour être par lesdits gardes, vûës, 6e visitées, & les bonnes séparéesdes mauvaises: leur étant défendu de vendre la mauvaise, fur peinedc confiscation. Art. 3 6.

VIII. Si les Marchands Merciers ont exposé en vente, & en détaildes bonnets de laine, ou de drap, des bas d’éítame , de laine, de fil,ou de coton, ni aucune autre marchandise dépendante de leur état,leur étant défendu, fur peine dc dix livre d’amcnde, dc vendre lefditesmarchandises que par sizains entiers, & fous corde, íkns y ajouteraucun parement. Art. 13.

IX. Si les Fripiers, Ravaudeurs, & tous autres, qui ne font pointMaîtres, ont fait des oonnets; il leur est défendu, íur peine de con-fiscation des bonnets, & d amende arbitraire. Alt. 14.

X. Si les Gardes ont fait soigneusement les visites qu’ils font obligezde faire par les Statuts, Articles des Statuts, 6e Ordonnances des Maî-tres Sc Gardes de Tétât de la marchandise des Bonnetiers, Aulmuíf.ers& Mitonniers, 6c en 1608. Art. i.Sci.

XI. S’ils ont reçu les Aprentifs à maîtrise, & à chef-d’œuvre, fansavoir pallé dans Taprentiliagele temsporté parles Statuts. Art. 13.

XII. Si les Gardes on pris des Marchands forains, pour ses droitsde visite des marchandises, plus que TOrdonnance ne peiir.ee. Art. 39.

XIII. Si les Gardes ont été soigneux de faite avenir par le Clerc deJa Communauté les maîtres > des marchandises arrivées, afin que lesMarchands forains aient leur débit, Sc que les maîtres, qui en veu-lent , en puissent avoir leur part. Art. 40.

XIV. Si les Gard:s, ou autres ont contrevenu à aucun des Arti-cles reglez, les Ordonnances, & Reglemens condamnent tous ceuxqui auront contrevenu, outre Tamenàe, à rembourser les Gardes desfiais qu’ils auroient été obligez de faire dans leurs visites, & autresmanquemens trouvez fur les ouvrages, & fur les marchandises, Sc lesGardes à l’amende double. Art. 43.

B O R.

BORDER une Allée. C est y planter, 6e semer une bordure quidétaché la Planche d avec 1 Allée, les bordures ordinaires íont deThym, Sauge, Lavande, Hysope, Fraisiers, Oseille, Lee.

boRD ER. On dit, border un filet; ce n’est rien autre chose qu’at-tachir avec du fil de trois en trok pouces, une corde autour du filet,

, pour le rendre plus fort.

[BORDURE. Ce qui soutient, ce qui termine, oucc qui orneles bores de quelque choie.]

[BORGNE. Se dit en terme de Pêche, d’une efpécc de panierque Ton met à Touvemue des bouchots, d u côté de la mer. ]

B O R N E Y E R. C’est-a-diie, aligner ou viser d’un seul œil pour

B O R. B O S. BOT. B O U.

faire fur la terre une ligne droite, ou une Allée, ou un rang d’Ar-bres, Scc.

B O S.

BOSSE. C’cst une éminence fur le dos ou fur lVsiomac qui gâtela taille: quand la boise est cauíëe par une luxation exreiicure des ver-tébrés, on pourroit entreprendre de la guérir: Alors ilfaudroit y te-nir long-tcms dcsemolliens pour relâcher ksligamer.s, & faire porterun corclcrt d’acier, qui comprimant peu-à-pau les vertebics, pourroitles repousser en dedans, Le leur faire prendre leur situation naturelle.

BOT.

BOTE. En Jardinage fe prend pour une bonne poignée, ou pourla valeur de deux ou trois ensemble, Sc bées de quelques liens soit dePaille, soit d’Olier; ainsi on dit: une bote de Raves, une bote d’Af-perges. Ce mot de bote s’étcnd au Buis, à la Paille, au Foin, á TO-fier, aux Echalas, &e.

BOTTE. Terme de Chaste. C’est le collier du limier, avec lequelon se menc aux Bois.

B O U.

BOUC. C’est 1 c mâle de la Chevre. II est puant & lascif. [Cet ani-mal est à cornes Sc à quarte pieds, lc-gei, volage, lûperbe, fautant d£grimpant par tout, vorace, aiant Tome fort fine. ]

Choix qu'on doit faire du Bouc.

Pour être bon, il doit avoir la tête petite, h barbe grande, lesoreilles pendantes, le col court & charnu, le corps grand, & les jam-bes grolies. Son poil doit être noir Sc doux au touche 1. II faut préférercdui qui n’a point de cornes. Les Boucs qui font au dessous de cinqans lontplus vigoureux que ceux qui ontpaílë cet âge.

Usage du Bouc.

II n’y a dans cet animal que fa Corne, son Suif & son faíig qui puiCsent servir en Medeine, [ la Corne est propre pour TEpileplie, pourrésister au venin, pour a. réter secours de ventre; 1 e Suif est emollientSc anodin; ] on apporte beaucoup de Suif à Paris d’Auvergnc, deNevtrs, Sc de plusieurs autres endroits: il est cmploié principalementpar les Chandeliers ; on s’en sert aussi dans les Compositions dc quel-ques Onguents Cerats 6c Emplâtres. On doit choisir ce Suif dur, sec ,blanc. La moelle du Bouc a la même vertu que le Suif, Sc elle est na-vale: mais on Tcmploie rarement ] 6c k ikng, au r.iport de Ttaîlian,Aviecnne, Sc autres Praticiens, a la vertu de briser la pierre qui est dansl.s rctr.s. Voila pourquoi Femelle fait entrer dansíori lithoncriptique,mais d fiut pour cela qu’,1 soit bien & duëment préparé.

Pour bien faire, on choisit un Bouc qui soit âgé de quatre ans,for t, vigoureux, Se bien disposé; on le nourrit queique-tems de Lau-rier, de Fenouil, & autres Herbes Litontriptiques, & on Tabreuvede Vin blanc ; on Tégcrge au mois d’Août ; puis ort reçoit dans urtvaiíhau de verre le sang qui coule au milieu du cours; car celui quicou'e le premier est trop subtil, & 1e dernier est trop épais ; après quoi,on le couv.e û’un linge délié; 6c après Tavoir exposé au Soleil plu-sieurs jours, jufqu’a ce qu’il soit bien sec, on le broie & on le serredans Un pot d- terre verni bien couvert.

[Le f. n.' de Bouc est foi t fudorisique, apéritif, résolutif, proprepour résister au Venin, pour dissoudre leíkng caillé, pour la pleuré-sie, pot:r ìéíoucre les enflures de la gorge, pour exciter l’utine & lesmois aux Femmes. La dose est depuis un scrupule juíqu a deux di ag-mes. Van-Helmont prétend que celui qui a été tiré des testicules deTAnima', a plus de veitu que l’autre. Plusieurs préfèrent au sang duBouc domestique, le íkng du Bouc-Eftoin.

La chair de cet Animal n’est pas bonne à manger, Sc même elle estestimée la pire de toutes, tait pour la digestion que pour ion suc, quiest virulent. On tire un prosit extraordinaire de la peau des Boucs, onen fait des culot : s d’un ulkge merveilleux, du maroquin rouge St noir »&dis sacs qui servent de vniifcaux pour transporter du Vin, d«.s huiles,de la terebenthine, Sc autres matières liquides.

BOUCHE. C’est proprement l’ouverture qui est au visage dcThoimmn, dont il 1 c sert pour parler, pour boire, pour manger. Elleest sujette à sentit mauvais, soit à cause de quelque ulcéré ou Apof-theme, ou de quelques dents gâtées, soit par 1 e vice de Teltomac, oudes poumons, ou du nez.

Ulcérés a la Bouche.

Les Enfuis sont plus sujets à dc tels ulcérés que les grandes per-sonnes, qui leur sont caillez par un lait très vicieux 6c très-mauvaiS;aux autres personnes, par des humeurs acres qui tombent du cerveau,qui d-.rivent le plus íouvent des fumées; ou du ventricule, ou dsquelque matière pourrie & maligne, comme d une pituite salée, d’unebde brûlée, ou d’un sang bouillant; il ne faut pas negliger ces ul-cérés, de crainte qu’ils ne tournent en chancres , Sc ne sc rendent aprèscela rebelles aux rcmedes.

On guérira les Enfuis en les changeant de nourrice, sinon il fau-dra la saigner, la purger avec de la Galle, ou de la Manne Se la rafraî-chir avec debons Bouillons 6e dc la Tifanne d'Orge Se de Tommes- onnettoiera la bouche de TEnfant avec un petit linge attaché au bout d’unbâton cue Ton auia trempé dans une once de Miel Rosat, auquel otlaura a oûté un peu de jus de Citron, ou sept ou hua goûtes d'efprisde Soutire oudeStl, ou oc Vitriol.

On saignera les grandes personnes, Sc on les purgera troisouqua-tre fois; oa ieur fera gargariser la bouche avec une Décoction dOr-