BRI.
BRI. B R O- m*
Ï1 fautavoir autant de petites fourchettes dc bois que de lignes à ten-dre. L’unede ces fourchettes est marquée {êparéenent pav k figure A B CD.Klle doit être longue de quatre ou cinq pouces en toute ion etenduë de-puis A juíqu’a C; lavoir depuis le bout A, julqua l’aidroit B ou na.lîbntles fourchons ou branches d’un pouce & demi ou deux pouces, & depuisB juíqu’au bout des branches de deux pouces & deini ou trois pouces ;le bout de ces branches est fendu pour y faire entier la fìícelle, comme onk dira bien-tôt. Pour vous en servir faites une coche au bou t A, pour y te-nir toujours une petite cordelette longue d'un pied, qui lervira pour at-tacher la bricole au lieu où l’on voudra la poser > liez le bout de la ligné àl’endroit da fourchu B ; & puis dévuidez le reste fur les deux branches,paílànt & retournant la fifcclle de côté & d’autre par dehors & par deuansalternativement j uíqu’à huit ou dix pieds de Papas, métrant un iiege E àtrois ou quatre pieds de i’hameçon&une pierre, comme on a dit, s’il estnécellàire, selon que Pexpérience vous montrera ;& quand vous aurezalfez ployé de la ligne íùr laíòuchette, faites entrer la fiscelle dans unedes fentes du bout C ou D, cela la tiendra arrétée. Après attachez avec lacordelette labricolleàune branche ou a un piquer, ou bien à une poi-gnée de joncs ou volets, Sc jetiez tout doucement lapas au lieu que vousjugerez à propos ; tellement que le brochet en se promenant rencontreraPapas H, qu’il avalera. & voulant changer de place, comme il fast ordi-nairement ayant pris fa proie, le sentira pris & se débattra pour (è défaire,
& en lè tourmentant fera sortir la fiícelle ou ligne de la fente C ou D, &s’enira au loin pensant être échapé > par ce moyen il évitera k lmird des’eropêtrcr dans les herbiers : c’est p ourquoi on fera la ligne fort longue >prenant garde fur-tOut qu’elle soit bien attachée á la fourchette, & la-fourchette à la branche, au piquet ou aux volets, autrement vous cour-rez risque de ne rien prendre Sc de perdre la ligne. Voyez Brochet»
[BRIDE, astòrtiment de bandes de cuir & de pièces de fer propres :à tenir la tête d’un cheval sujette & obéiílànte. II y a dês brides pourdes chevaux de monture & pour des chevaux d’harnois. ]
BRIN , Arbre de brin, d'un seul brin. Cela 1c dit proprement dubois de charpente ; par exemple, ce qu'on appelle un chêne de brin > c’estun chêne de belie venue, assez gros pour fa longueur, & qui s’employeen bâtimens fins avoir be oin d'être scié pour être équarri.
Arin. Se ditauílìde nos arbres fruitiers, quand on dit choisir desarbres d’un beau brin, c’ctt-a-dhe, des arbres droits & de belle venue ,
Sc allez gros.
[BRIOCHE , pâtisserie délicate qu’on fait avec de la farine,dubeurre Sc des ceufs. ]
BRISE-VENT. C'est une clôture ou périt mur épais d’cnvimn«n bon pouce , haut de six ou sept pieds , fait de pais e longue , Scsoutenue par des pieux fichez en terre , & des éch.das mis en tra-vers dedans Sc dehors , bien liez ensemble avec de l’osier ou avec dufil de fer: cette sorte de clôture sel t pour empêcher que ks vents froidsne donnent fur des couches de melons > làlades. Les Jardiniers quin’ont point de véritables murailles qui les détendent du Nord , fefervent avec succès de ces brisc-vents.
BRISE’E S. Faujjès brisées, C'est quand on tnet des morceaux de
panier attachez à des branches furies voies d'une bête,pour les ôteraprès & tromper son compagnon.
B RI i E R bas, C’est rompre des branches & les jetter par où. apassé la bête , que nous appelions fur les vides. On dit , nous brisâ-mes bas quand noús eûmes remarqué que le cerf éco.t passé.
Briser haut. C’est rompre les blanches à demi a hauteur deriiomme , & les lailser pendre au none de l’arbrc.
B R O.
B R O CHËR.' C’est un ternie allez barbare qui se trouve en usa-ge parmi ses Jardiniers peu polis, & se du des arbres qui étans nou-vellement plantez commencent a pousser de petites pointes, íbit pourde nouvelles branches à la tête , soit pour de nouvelles racines aapied > ainsi on dit : l’arbre broche , t arbre n: broche pas encore , fr c.
BROCHET. C’est un poillòn d eau douce. II est long &[gros,fa tête est grande , oiseuse, maigre, quante;on trouve dedans deuxpetites piètres blanches ; son museau , qu’on appelle vulgairement sonnez , est long Sc bien ouverts fa mâchoire inférieure est plus longueque la supérieure, & elle est creusée cn forme d’une cuillers ses,dentsfont ailcz aiguës s ses yeux font d’une couleur approchante de celle dePor s son dos est large & presque quarté ; tout son corps est couvertdé petites écailles milices , jaunâtres fur le dos & blanchâtres vers leventre, avec plusieurs lignes larges & obliques s ía queue est courte.]II aime la bourbe , & se trouve dans les étangs Sc dans les rivières :[ II est si vorace qu’il avale non-seulement les petits poisions & lesgrenouilles , mais il le jette íùr quelqu’aucres animaux plus grandsqui font à fa portée : on trouve souvent dans son estomac qucïqu’au-t e poillòn entier qu’il a nouvellement avalé & qu il n'a pas eu lere ns de digérer : il dépeuple les lacs & les étangs de postions ; onl’appeile pour cette raison lupus aquaticus , ou loup êks eaux. LesPécheurs tâchent de rattraper non-seulement pârce qu’il démise lepoiston , mais aussi parce qu il est excellent à manger ; là chair estb la iche , ferme , facile à digérer. Lts olieLis ou petites pierres quile trouvent dans fa tête font propres pour la pierre du rein & de lavessie , pour exciter l’urine , pour lepipksie, pour hâter l’accouche-mcnt.pour purifier le sang. La dose est depuis dcmi-serupule julquaune dragme.
Son cœur est estimé propre pour les fièvres intermittentes , étantmangé au commencement de l’accès ; on attribue le même effet àson fiel > la dose est de six gouttes. Sa graisse est emoioyée pour kscatares , pour ks rhumatismes ; elle est résolutive Sc adoucistànte»Ses œufs excitent des nausées . Sc lâchent k ventre étant mangez. ]On le prend de distérentes fapotis. En voici quelques-unes.
Moyen pour prendre les gros Brochets avec des bricoles ou lignes dormant etdans les Rivières & les Etangs.
La maniéré de tendre aux brochets dans ks rivières, est différen-te de celle des étangs ; nous le montrerons après avoir fait connoi treles diverses fortes d’hameçons dont on se peut servir ; on en voit detrois façons»
CJ&h
Lapremiere fait voir un hameçon d’un morceau de fil d acier , gioscomme la pointe d’un fer d’aiguillette, ayant so» crochet ou barbil-lon marqué D , assez ouvert, afin quun poiston étant accroche nepuisse fc défaire . Sc k point* écartée. La grandeur de Hiameçon
& la grosseur du fil d'acier, fa forme cì-dessus est si bien représen-tée dans k figure , qu’on se peut régler dessus fans manquer; il doity avoir une boucle au bout C , afin d’y palier un fil de laiton groscomme uçe épingle commune , que l’on ployé en trois, puis on 1*
K, iij ter-*