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demi pied. Elles font noirâtres Le divisées en' rameaux îrí s déliez, quipou lient des feuilles ucs-pttitts. Allez semblables a celles de la Co-riandre. Le Capillaire ne poue point de fleurs, mais fa graine croîtfur les plis des extrémitez des feuilles qui l’e replient íùr eíles-mêmes,

& couvrent plusieurs captnies fpheriques, qui ne peuvent être décou-vertes que par le lecours du MiaoLope.

Lieu. C que plante croît aux lieux ombrageux , humides & pier-reux, comme fur le bord des puits & des fontaines, contre Us mu-railles. Le Capillaire qui vient de Montpellier elt le meilleur quicroisse en France.

Propriétez. Le Capillaire est apéritif & pectoral j il adoucit lesacre-tcz du sang, excite le crachat & provoque les mois.

CAPILOTADE. Mettez le beurre dans une poêle avec de laviande cuite qui soit coupée par morceaux , ajoûtez-y du sel , deFécorce d'orangc, du poivre ou d’autre épice , de la ciboule hachéemenu, des croûtons de pain, avec un peu de persil , un peu d’eauou de bouillon du pot, & des câpres si vous en voulez. Faites cuirele tout cnlemble jusqu’à ce que la sauce soit faite; y ajoutant sexr lafin une pointe de verjus ou du vinaigre, puis on tapera par dessus dela muscade & de la croûte de pain. Qyelquefois on met une íàuceblanche dans la Capilotade avant que la à lier, auquel cas il ne fautpoint mettre de verjus ni de vinaigre en faiiant cuire la viande.

Autre Capilotade.

Prenez un Poulet ou quelqu’autre viande cuite , & l’aïant coupéepar morceaux, mcttez-la dans un plat avec de Peau ou de bouillon dupot; on y met quelquefois du vin, mais il en faut peu, parce qu’ilfait durcir la viande ; ajoutez du sel & de la chapleure de pain, unpeu d’écorce d’orange ou du clou de gérofie, Sc faites cuire le toutjusqu’à ce que la sauce soit faite; on y peut ajoûttr du verjus, ou dujus d’orange ou de citron.

CAPITAINES. Les obligations des Capitaines, Officiers Com-mandant des Armées.

Les Capitaines ScCommandans des armées conserveront leurs biens,Sc les augmenteront s’ils sont fidèles aux obligations suivantes; carieProphète Ezechiel allure de la part de Dieu que celui qui fera ses vo-lcntez trouvera dequoí subsister, & dequoi augmenter son temporel.

Prscepta que. cìim fecerit homo vivet m eis. F.zech. chap. z o. v. zt.

I. S’ils ont fait un mét;cr de la guerre, &s’y sont portez par amourde la guerre, & non par un esprit de paix qui en doit être le seul &unique but > comme la santé est la fin du Médecin ; car la guerre esta l’Etat ce que la Médecine est au corps humain. Psal. 67. Diffipagentes que, bella volunt. S. August. c. 1 s. lib. 4. de Civitate.

II. S’ils ont pris parti pour avoir occasion de s’élever, de s’agran-dir, de s’enrichir, ou de satisfaire leur vengeance & leur cruauté. Cesmauvais delfcins sont très-justement blâmables dans ceux qui entre-prennent la gueire, & dans ceux qui s’y engagent. S. Aug.c. 6. lib. 4.de civit. idem Aug. c. 14. lib. zz. contra Fans.

III. S’ils ont gardé tous les Réglemens concernant la Cavalerie &l’Infanterïe. Henri III. à Blois, Art. 31s. Titre touchant la Nobleffie.Louis XIII. a Taris en 1633.

IV. S’ils sont entrez dans les Provinces avec leurs troupes fans enavoir auparavant donné avis aux Gouverneurs , Ekutgnans de Roi,ou au.res Commandàns. S ils ont tenu les routes qui leur ont étéprescrites, Sc ne se sont pas écartez dans les lieux voisins : s’ils ontpermis aux Soldats des excès, vols, pilleries, étant responsables enleur nom des contraventions aux Réglemens. Etat d!Orléans, Art.us. Règlement susdit de Louis XIII. au Titre, Ordre pour marcher,Art zs 3 .

V. S’ils n’ont pas tenu leurs Compagnies complcttes , & si dansles monties ils n’ont point employé des Palìè-Volans, ou Chevauxcmprunt.z. Henri III. à ìontaincbicau en ìffj. Règlement fur le faitdes gcr.s de pied, Art. s. & zs. & a Blois, Art. 10s.

VI. S’ils ont ob!crvé les Ordres qui leur étoient prescrits mar-chant avec leurs Compagnies; s’ils n’ont point logé en aucun lieu lansordre ou Cuis billets ce Maréchal des Logis, ou de celui qui étoitpréposé pour cela. Henri III. a Vilers Cottretsen 1570. Art. 1.

VII. Si dans les Logemens ils ont exempté quelque maison quine fut pas privilégiée, comme sont celles du Seigneur du lieu, duChef de la Justice, & des Ecclésiastiques, ou s’ils ont logé dans cellesqui étoit nt privilégiées ; car ils sont responsables de la íurcharge desuns - & du logement qu’ils ne pouvoient faire aux autres. Règlementsusdit, Art. zós.

VI Ijl. S’ils ont pris ou permis que les Soldats ou autres de leursCompagnies ayent pris des Chevaux pour porter leurs armes, bagages,•u autres choies, si ce n’est en payant, & du consentement de ceuxà qui ils appartiennent. Règlement susdit, Art. zSz.

IX. S’ils ont pris de l’argent dans quelque lieu pour l’exempter delogement, étant obligez à la restitution envers la Communauté quile leur a donné, & condamné par les Ordonnances à la mort. Or-donnance de Blois, touchant la Nobleffie, Art. 30s.

X. S’ils ont été à charge à leurs hôtes, soit par une plus grande fuitede Valets & de Chevaux que les Ordonnances ne leur permettent,soit en exigeant d’eux plus qu’il ne leur étoit nécessaire, soit en payantles choses à plus vit prix quelles ne sont réglées par les Ordonnances,étant obligez à la restitution de ce qu’il lé sont fait donner au delàde ce qui leur étoit permis. Charles IX. à Paris en 1331. At. z.Henri III. à Saint Germain en If47. Art. 3. Charles IX.

XI. S’ils n’ont résidé dans leurs Compagnies. Règlement susdit , Ti-tre , Devoirs & Sujétion du -Aíejlre dei Camp , Officiers , effic. Art.

^4> ays. é> 501.

XII. S’ils ont pris les armes contre le Prince; car outre le crime

CAP. CAP..

de Lere Majesté au premier Chef, ils sont obligez à la réparation detous les maux qui fe commettent. S.Augufi. c. 74. Ibid. zz. contra.Femflum, Jttprà. Charles VI. en 1413.

XIII. S’ils ont fait des levées de troupes ou des recrues fans com-mission du Prince, quoique ce fut sous prétexte de Ion service. Or-donnance de Blois, touchant la Nobleffie, Art. 313. 314. & 3 is.

XIV. S’ils ont été fidèles à ceux pour la défense de qui ils com-battent, & s’ils ont gardé la foi aux ennemis. S. Auguji. ep. 1 os.S. Thom. z. z. q. -j 1. Art. 3. ad 3.^

[CAP O C. Eípece d'ouate qu’on tire d’un arbre qu’on appelleCapoquier. Elie est fort fine, & si comte qu’on ne íàuioit la filer.Les Siamois s’en servent au lieu de duvet.]

CAPRICORNE. C’clt un des douze Signes du Zodiaque. Voicile caractère ]o par lequel on le distingue, soit dans les livres d’Astrolo-gie, soit dans ceux d’Astrcnomie. Ce signe est méridional , lorsque1e Soleil y est arrivé on est au Solstice d’Hiver. Les Astrologue»prétendent que le Capricorne est de la nature de la terre, qu’d eít fé-minin, froid & sec, qu’enfin il est mélancolique.

CAPUCINE, ou crelîbn d’inde, en latin Cardamìndum.Description. C’cst une plante [qui nous a été apportée de l’Amcri-que, & qu? est présentement commune dans les Jardins. ] Sa tige quiest longue, défiée, ronde , fossile & rameuse , s’entortille autourdes plantes & des bâtons qui sont proches. Ses feuilles sont presque ron-des & [quelquefois anguleuses, unies en dessus , un peu velues eftdessous, ] de couleur verte. Ses fleurs soutenues par des pédicules rou-geâtres sont jaunes Si marquées de quelqpes tâches rouges. [ Soncâlice est d’une feule piéce découpée en cinq parties, & terminée estbas par une longue queue qui a la figure d’un capu.hon , d’un goûtsemblable à celui du crtllon des Jardins.] Son fruit est composéde trois capsules , qui contiennent chacune une graine prelqueronde.

Lieu. Cette plante croît en Amérique , d’où elle a été apportée.On la cultive communément dans les Jardins.

Propriétez. La Capucine est détersive & apéritive , elle exciteP urine ; on l’emplote dans le scorbut & dans la pierre.

Canfiture de la Capucine.

Quand les boutons font fermez on les ramasse pour en frire de lacompote, les mettant dans un vase de terre vernissé, ou dans unefiole de verre, avec du vinaigre où l’on a mis un peu de íèl & depoivre, & où l’on ajoûte du vinaigre à mesure que k nombre desboutons vient à augmenter, parce qu’ii faut que ces boutons soienttoujours couverts de vinaigre ; ensuite dequoi il se fait nne compotepour l’Hivcr sort délicieuse, & apériílante pour les malades dégoûtez,[On appelle ces boutons câpres capucines, à cause qu’ils ont beaucoupdc raport avec les véritables câpres, & que le bas du calice de leursfleurs représente allez bien le caprice des Religieux dc S. Françoisqu’on nomme Capucins. ]

Culture de la Capucine.

Cette plante veut être replantée contre les murailles au Midi, SCarrosée souvent depuis quelle a commencé à fleurir , elle continuejul’qu’âfte que la gelée la fasse mourir.

La graine est grosse & rude, & n’est jamais bien meure que quandelle nous tombe dans les mains. II la faut semer fur une couchecomme les autres fleurs, & quand elle a quatre ou cinq feuilles il lafaut replanter dans une terre bien préparée & bien bée née , dans la-quelle il y ait beaucoup de fumier, comme fi c’étoit une perite cou-che le long de la muraille, & à un pied l’une de l’autre.

Si vous la voulez semer pour ne la plus replanter , il faudrafaire un petit folié d’un pied de largeur & de profondeur , aulong d’une muraille , le remplir de fumier bien pourri, recevoirl’eau & la reconduire quand vous l’arroíèrez , & semer là-deflùsvotre graine à trois doigts l’un de Faune, parce que íi elle vienttrop épaisse on en ôtera, les laissant feulement à un pied l’un del’autre.

CAR.

CARABE’. [C’est de l'ambre jaune réduit cn poudre.]

CARBONADE ou GRILLADE. Prenez un pigeonneau,ou un autre oiseau, & fcndez-le tout le long de l’estomac, lavantouvert, poudrez-le par dedans avec de la mie de pain , du sel Scdu poivre mêlez ensemble , & mettez-le cuire fur le gril, puis faites-yune sauce avcc du vinaigre , on y peut aussi ajouter de l’oignon ;on peut faire cuire de la méme façon des tranches de chair crue ,qui soient assez minces, les ayant battues pour les attendrir, & quandelles sont cuites modérément d’un côté, il les faut retourner de l’au-tre , & les ôter du feu avant qu elles soient sèches. On peut piquerfur les tranches quelques tlous de gérofie & un peu de laurieravant que dc les faire cuire. On peut servir ce ragoût avec une íàucedouce.

. CARDAMINE ou CRESSON DE FONTAINE. Iljette d’abord en naissant des feuilles rondes, lesquelles venant à croîtresont découpées comme celles de la Roquette : il a un goût âcre Scmordant, & est connu de tout le monde; il croît auprès des fontaines& des ruisseaux, accompagné toujours d’une herbe nommée Berle ,& fleurit en Juillet & Août.

On le mange crud cn salade, & il provoque l’urine ; il n’en fautpas faire manger aux soumis enceintes, fi ce n’est que leur enfantfût mort, car cette herbe le fà;t sortir; son jus mêlé avec du vinai-gre est excellent à ceux qui sont endormis & apéíànris; étant échaufédans du vin blanc pur, du beurre , des raiforts & des racines de

persil