car.
Persil &mis fur le penîl, il fait minet, & tant intérieurement q u'ex-térieurement tl est bon pour la rate endurcie Sc enflée.
CARDE. II y a deux sortes de cardes, les Cardes de Poirée, oude Bete > & les Cardes d’Amchaux.
Les Cardes de Poirée ne íònt autre chose que les côtes de la Poirée,dont on a ôté les extrêmitez qui sont plus minces.
Maniéré ctaffréter Us Cardes de Voirie.
Choisissez les Cardes les plus blanches & les plus épaisses, & aprèsles avoir bien épluchées eoupez-les en morceaux d’une certaine gran-deur , ensuite íavez-ks pour les taire blanchir à l’eau. Puis vous lesmettrez dans uneeallerole avec quelque bon jus, de la moelle de Boeuf& un peu de Parmesan râpé. Alfailortncz-bien le tout Sc íaites-lc mi-tonner. Enfin lois que ks Cardes (iront coites, vcríez-y un filet deVinaigre j Sc âpres les avoir bien degi aidées, íaites-les servir routeschaudes. Votez Bete ou Poire r.
Les Cardes d’Artichaux font aussi les cotes qui font au milieu desfeuilles, do..t on jette les extrêmitez.
Maniéré daprèter Us Cardes ct Artichaux.
'Quand vous aurez ôté tous les filets de ces Cardes, vous lés ferezcuire jufqu’a ce quelles deviennent molasses. faites ensuite une fau fieau Beurre roux, avec du jus de Boeuf, du Sel, & du Poivre, vous lalierez avec de la f aviné frite. Quand les Cardes font cuites, comme onvient de le dire, il faut les arranger fiirle plat, Sc leur faire prendreune belle couleur avec la pelle rouge. Quelques-uns an lieu de jus râ-pent du Fromage dans la faussé. On peut manger les Cardes de Po.réede la même maniéré. Votez Artichaux.
CARDONS DE’SPAGNE. C’est une Herbe potagère, dontla culture n’est gueres différente de celle d. s Artichaux.
Les fleurs des Cardons qui font de pentes barbes violettes fechéi s àl’air, fervent à faire prendre le lait, Sc 1e caillent comme fait la présure.Les Espagnols Si les Languedociens en usent ainfi.
Culture des Cardons dpjpagne, >
ïls femultiplient de graine qui est longuette, ovale,-de grosseurd’un beau grain de Froment, elle est verdâtre, ou couleur d’Osive,marquée de traits noirs dans fa longueur ; elle fe íéme depu.s la mi-Avril jusqu’a la fi» du mois ; & a la deux.éme fo.s qu on en peut semer,à Pennée ce Mai ; on les doit semer en bonne terre bien pi épatée Scdansdepuli.es folies pleines de terreaux, larges d'un bon pied &cieu-iés de six pouces: on fart des planches larges de quarte a cinq puce.spour y metti c deux rangs de ces petites folies enéch.quier; on mu cinqou six graines dar s chaque trou > pour n en lailler que deux ou trois«n chaque place ; si elles levent toutes on ôte le surplus, loir pour lejetter, fbit peur le transplanter : Sc quand au bout de quinze ou vingtjours on ne voir pas que la graine ait levé, ri faut fouiller pour voirsi elle est pourrie, ou si elle germe; asin d’en remettre de nouvelle«n cas de besoin: les premières graines lonc d'ordmaire tro.s lèmainesà lever, & les secondes quinze jou s.
11 ne faut pas semer les Cardons avant lami-Avril, de peurqu’étanttrop forts, ils ne montent en graine au mois d’Acût Sc Septembre;car cela étant ils ne íòntplus bons; il faut prendre grand loin de lesbien arroser.
Et quand vers la Hn d’Octobre on veut commencer à les fai.cblanchir, on prend un rems bien sec pour leur Lcr d’abord de troisou quatre liens coures leurs feuilles, & quelques jours après on iesenveloj.e ertieiement de paille ou de litière íecsie bien entortillée ; en-íorte que Fait n'y pénétré pas, à moins que ce ne soit par l’extrcmité«Ten haut qu'on lailie libre; ces pieds de Cardons ainíi envelepez blan-chissent au bout dc quinze jouis ou trois lemair.es, Sc deviennent bot sà manger.
C ARE. C’est un dormir plus dur & plus profond que celui quicause la Létargie, d’autanc qu’un Létargique entend Sc tepend, maisde telsDormcuis n’ont ni ouïe, ni sentiment, eequi ne p eut venir qted’une pituite froide, crailè, visqueuse Sc sanguine, répandue dans kspremières ventricules du cerveau. II n’est diffèrent du dormir létargi-que qu’entant qu’il est lans fièvre.
Le Care aitrve quelquefois dans les accès dcS fièvres continues,qutlquefois après l’épilepíie, ou quelques coups reçus a la tète, tuvers la tremple, ou par la sympathie de l'estomac, de la matrice,des poûmous, ou pat des vers, ou des mariées pouah s dans k sintestins. . ...
11 est fort ordinaire aux vieillards & atix enfans, & il arrive plutôten Hiver, & au Printems, qu’aux autres saisons.
Ce qui contribue beaucoup à cette indisposition, c’est de v.vre dansune crapule, manger plus qu’il n’est requis, de boite lans inclure , defatiguer la nature par des veilles & des exercices immodciez; il estcau ie aussi pour avoir puis mal à propos les bains, ou pour s’étretiopferré le col ou pour avoir pris quelque dormiuf.
Si le dormir vient d’inanition, c’cst-a-dire, de la faim, il est mor-tel; s’il persiste après une fièvre continue, il n’est pas fans dangir.
Tout dormir qui dure long-tems, menace d'Ap.oplexie, de Lctar-gie, ou de Paralysie.
* ón connoitia que le C are vient du consentement de l’estomac, sile vomissement & les nauíè.s onc précédé; de celui de la matrice, lìon a relient! quelque douleur autour de l’os sacrum, Sc des partieshonteuses; par celui des poûmons, k avec une difficulté de tousser &de respirer, on a souffert des picoteins íènlibks dans la poitrine.
On cn renvoie pour soulager ce dormir, aux remèdes particuliersà chacune deídites parties.
A l’é°ard du vrai Care, on fe réglera fur ce qui est ordonné à l’A-popk'í - a la; «lave qu’il ne faudra nullement saigner, mais emploierJptm l.
C A Rv
pliitôt les ventouses & fa re avaller dans quelque liqueur un peu depoudre d’Enccns mâle , ou dt Myrrhe; il y en a qui conseillent d’atta-cher la tête d’une Chauve-Sour is au bras, étant çnveiopée dans un petitlinge noir, ou dc prendre au plancher ae la chambre avec un fil rougel’aile droite d’un Merle, ouc’e mettre les yeux d’une Huppe, ou d’ui».Rossignol avec foncœnr, & son fiel fous k chevet du lit, ou àe frottestoute la tete avec le fiel de Grue,
Le Care qui vient de la matrice, fera guéri par les bains & la sai-gnée du pied.
II y a encore un dormir , ou plutôt un assoupissement qui rient íemilieu entre le Car» Si la Lctaigie, il surprend en quelque postureque l’on puisie être; cftíorte que l’on reste immobile & comme ravien extase.
II est causé par une si glande plénitude de sang, qu’à peine l’efpricanimal peur trouver passage pour lé rendre arr çceut; ou par les va-peurs d’un suc mélancolique qui bouchait Sc dessèchent tcut te quiest contenu dans la patrie postérieure du cerve au.
S’il dérive du sang, k viiage est roug,, enflammé; s’il naît de lamélancolie, livide <X plombé.
A celui qui viendra d’une abondance dc Lng, l’on ouvira la veinecéphahque autant de fois qu’on k jugera a p repos. On donnera quan-tité de l.ivemens, compotez avec ks fleurs dt Camomille, deMelilot,Pariétaire', de Mercuriale, de lèmencc de Lin, & de Fenugrec, fai-sant dissoudre dans chacun un quarteron de Miel commun, avec unepincée de Sel; on purgera ensuite avec le Serré, la Rhubarbe, & leSirop universel, détrempé avec un peu de Bouffon, ou de Tifanne»ou du Vin vieux.
Quant à Pauvre, une saignée ou ceux suffiront avec k mêmeDétoíiion des préceder.s lavcmcns, y ajoûtant de 1 Absinthe, du Ro-marin, ou de la Sauge, ou de la Matricairc, ou du Thim, Sc danschacun on y ajoutera un peu de Castor, ou du Camj lire.
On pourra après cela purg-.r avec ies Tablettes de Citro, ou deDiacarthame , ou de Succo Rojarum, ou avec ks Pilules d'Aioës, oud’Agaric; sinon l’on donnera l’Infulìon de deux a trois drachmes deSéné, d’une drachme de Rhubarbe avec k sirop de roíès composeavec 1* Agaric. '
On réiterea k s Ordonnances autant de fois qu'J en fera besoin,retranchant ou augmentant la dolè des remèdes lu, van c Page Sc ksforces.
Observation.
L’affoupissemcnt dans les fièvres aiguës, Sc dans ks autres accès,est toujours d’un mauvais prtlag..
CARLINE, CAMELON blanc, ou CHARDONNERLTE,en Latin Carlina.
Description.
Ses feuilles qui naissent de fa racine, font vertes-páks, couchées àterre, disposées en rond Sc garnies de pointes dures & piquantes; dumilieu de ses feuilles il paioit fur la racine iâns tige une fête ronce,épineuse, garnie de feuilles Sc de fleurs blanches ou purpurines. Aces fleurs succèdent des graines accompagnées chacune de quantité dcpois blancs qui ont la figure d’une brosse.
Lieu. Cette Plante cioit dans ks Leux montagneux, comme darsks Alpes, dans les Pyrénées St au Monr-d Or en Auvergre. On la cul-tive aussi dans ks Jardins ou elle demande des endroits secs, pierreux& bien exposés au Soleil.
Ptoprietez. Les Paiíans mangent de la Carline pendait qu’elle estjeune & cendre. On k sert cn Medecrne de fa racine qu’on fait fecher anPrintems pour la conserver. On la nier en poudre ; la doze est du poidsd’un écu ; elle est singulière contre la peste, pour les foibicsies dûcœur, pour la rétention d’urine, pour les douleurs dc côté, & j ouiks convulsions ; appliquée extérieurement après Lavoir trempée enVinaigre, cfe est propre pour la íciatique.
II y a enco.e une autre eípecede Carline, qui différé de celle qu’onvient de décrire, en ce que fa tére n’est pas (1 groflè, & quelle croît aníòmmct d’une tige qui s’élevc a la hauteur u’envrron un pied.
On a donné k nom de Carlines a ces plantes, pake que c’est fousk règne de Charlemagne qu’on reconnut la vertu quelles ont contre lapeste.
CARMIN, C’est une poudre d'un très beau rouge qu’on tire dela Cochenille par lemoïen d'une eau dans laquelle on a fait infuser ditChouan Sc du Rocourc, Votez. Mignaturï.
Autre Carmin »
P. errez de fine Laque de Venise, pikz-Ia & mettez-la dans un nouéebien pressé, faites-la bouillir avec de l’eau de pluie dans un petit poEverni où vous mettrez de la Crème de Tarie a proportion de la La-que, Sc faites-la boui.lir à coníistence de S.rop, pressant le nouer dûrems en tems avec un bâton.
CAROTTE, en Latin Carotta.
Description ,
C’est uhe Plante dont ks feuilles sont grandes, amples, mais décoií-pées menu [vertes, velues, d’une odeur Sc d’un goût allez agréable,fa tige croît a la hauteur de trois ou quatre pieds, droite, ronde, mtpeu veluë, creuse, rameuse, chargée en ks sommets d'omb,elles ouparasols qui portent de petites fleuis blanches composées chacune dccinq feuilles inégales, échancrées & disposées en fleur d.- Lis à l’ex-tremité du calice
Quand cette fleur est passée, son calice devknt un fruit composéde deux semences veluë:,, rudes au toucher. ] Sa racine, qui est fortcmploiéc dans les cuisines, est giolk, longue, de couleur ja me oublanche pâle > Sc d’un goût douçati e.
Lieu, ©ft la cultive cans ks Jaidsns potagers.
T i j Pré'