CAR.
riment sur les chevilles , le filet fur la corde plombée &' ia cordedu liege íur le filet; autrement íi vous manquez à quelqu’une de cesrégies vous ne fer. z rien qui vaille.
Enfin, il faut que le tout soit si bien dispose, que tirant la corde Q__R. les chevilles lbrtent de leurs trous & donnent I bette au filet des'étendre, de maniéré qu i! soit ené.at de fermer cntiercment le passagedes ciônes; ce qui ne se peut faire, à moins que la corde du plombma'q"ée des chiffres l. i, Z. 4. s. ne tombe tout d’un coup íur laligne E G H I K L M; Le filet étant ainsi tendu il faut porter le boutD- de la corde où íont attachées les chevilles, à Vautre bord de la ri-vière , lequel est repréien.é par ks lettres C D. & rattacher à quel-que branche ou piquet D. asm qu’il ne retourne pas dans Veau.
Vous devez observer de ne pas rendre k filet dès le premier jour quevous aurez mis les perches, il faut les y lailfer six ou huit jours aupa-ravant, le Poilíon s’accoùtume peu-à-ptu à les voir, & ne s’cn épou-vante pa, íì-tôt.
Quand cette préparation est faite, on jette des fèves préparées pourservit d’appas dans quelque endroit où il n’y a point d herbes, & quipeut ét e éloigné des filets d’cnviron cent ou deux cens pas. Gonlui-rez le mot d’AppAs pour y voir la maniéré de préparer ces fèves. On'doit ainsi appâter le Poilíon pendant six ou sept jouis vers les six heu-res du soir, & la veille qu on aura réíolu de pêcher. On mêlera avecles fèves de Valves citrín en poudre, qu on fera bouillir un peu deteins avant que de les retirer du feu. La dose est de mettre environla giolleuv de deux fèves d’aloës citrin fur la quantité de fèves quepouiroit tenir un chapeau. C’esi une purgation qui affame le Pois-son , & qui le fait fouir de meilleure licure pour aller chercher àmanger.
Lc jour de la pêche ctant arrivé, on tendra les filets vers les troisheures aorès-midi, & on jettera huit ou dix poignées de fèves prépa-parces. Ón fe têt re ensuite, & l'on revient sur lc soir bien tard avecplusieurs personnes.
II faut que le plus entendu de la troupe soit fur le bord C D. &qu’il tienne le bout D. de la corde Q__R. Les autres doivent aller toutdoucement bien au deflfus de Vendroit qui a été appâté , pour fairedu bruit, frapper & fouler Veau avec de longues perches , quandils auront vû le signal de celui qui tient le bout de la corde. A cebruit il doit tirer ìa corde qui emportera avec elle les petites chevilles,& qui fera tomber au fond de Veau la corde où font attachez lesplombs. Par ce moïen le filet bouchera Ventrée des crônes, &le Pois-son , qui épouvanté du bruit voudroic s’y retirer - sc trouvera ptis.Cette pêche donne du profit par la quantité de toutes fortes de Pois-son qu’on prend avec les Carpes. Voyez le mot Poisson.
Carpes a, [étuvée
Prenez une ou plusieurs Carpes, écaillez-Ies & vuidez-les bien pro-prement, coupez-les ensuite en deux ou trois parties, soignant de nepoint perdre le sang, qui est ce qui donne la liaison à la sauce ; aprèscela on les met dans un chauderon avec du vin aílaisonné de sel,de poivre, de clous de gérofle, de peau d’orange, & d’un oignon ;& les Carpes étant ainsi préparées > on les met tut le feu, où on a lefoin de les faire bouillir juíqu’a qu’on voie qu’elles loient allez taries,après quoi on les tire en y mettant un filet de vinaigre.
Carpe au courbouillon.
On prend une Carpe & on Vaprêteau corn bouillon, en lui ôtant lesouïes & le dedans, puis on la met dans une poiílonnicrc avec du vinLiane, du verjus, du vinaigre, des oignons, du laurier, des clous
CAR. t s r
de gérofle & du poivre; on la laisse bien cuire en cet état > d’où onla tire pour être íervie avec une vinaigrette.
Carpe farcie.
Carpe rôtie.
Quand on veut faire rôtir une Carpe, on la prend, on 1 écaillé,puis on la met fur le gril avec du scl & du beurre ; & pour l’accom-pagner d une lâu.e en la servant, on sc soit de beurre qu’on fair rous-sir avec un peu de vinaigre aílaifonné de scl, de poivre & de câpres jpuis on la mange.
Carpe rôtie k la broche.
[ Ayez une très-belle Carpe lairée, habillez-la à l’ordinaire, puis vousy_ferez une farce avec laitances, chair d’a-ìguilles, anchois, cham-pignons , oscille, persil , scl , poivre, clous battu, & bon beurrefrais; cette farce étant faire vous en farcirez votre Carpe, ‘coudiezl’ouverture; cela fait on l’cnveloppe de papier beurré, on Vembroche,& en cuisant on l’arrosc de beurre délaie avec verjus ; étant cuite onla sert, un ragoût de champignon par delîùs , laites de C rpes,morilles & autres choses semblables, le toutaflâiforné de Dongoûi.]
CARRELET. Poiílonde[mer fort plat,taillécnloza'gccommele Turbot; quelques-uns appellent ce Poilfon Plie quand il est grand ]
Moien pour pêcher de gros Voisins avec un Carrelet.
Je ne doute point qu’on ne s’étonne d’abord de ce que je traite ence lieu la maniéré de pêcher du Poilíon avec un carrelet, qui esc unfilet connu de tout 1e monde, quoiquil soit nommé diversement selonla diversité des lieux ; la figure ìsuivante vous en menue la forme.Je n’aurois pas voulu grossir le livre de la figure non plus que du dis-cours, ii je n’en avois trouvé Pulsgt- au ant utile qu'agréable.
Vous saurez que ce filet sc monte & s étend comme les communs;il le faut de íìx pieds en quarté, & de mailles assez larges ; car plus lamaille en scia grande, & plus le carrelet sera facile à lever de seau;ce qui est absolument nécessaire, parce que les gros Poiílons, principa-lement les Carpes , fautent par d Asus. Vous saurez aussi qu’on ncprend pour l’ordinaire avec ces sortes de filets que de petits Puisions,íî l’eau n'est trouble ; auquel cas cn en peut prendre de toutes façons,mais par hazard: & par notre invention on en prend de gros & de petits,dans l’eau claire comme dans Peau trouble, lc soir, le matin , lejour, l’Hiver & l’Etê, & principalement au Printems, cn Eté, &uncpartie de l’Automne fur le loir.
Avec l’invention que je donne maintenant, j’ai pris quelquefois d’ur»coup de carrelet cinq ou six Carpes, il est vrai que c etoit dans un étang.
Pour réussir à farcir une Carpe, on commence par Pécailler, puison íéparc la pe u d’avec la chair > cela fait on prend cette mémochair dont on fait de la farce avec de la chair d’anguilles, qu’on as-saisonne de sel, de poivre , de clous de gérofle, de muscade , dethi-u, de bon beurre & de champignons: la farce ainsi préparéeon en remplit la peau de la Carpe, puis dans quelque vaisseau de terreou autre, on la met ainsi cuire au four, ou b en dans une casserolesor k feu avec du beurre roussi, du vin blanc & du bouillon ; aprèsqu elle est cuite on la sert.
Ce secret n’est autre chose qu’une bonne poignée de vers de terre »vulgairement appeliez des Achées ou Lefches , que j’enfile toutes par lemilieu du corps, enserre qu’elles remuent du côté de la tête & de laqueue, comme íi elles croient en liberté. Quand tous ces vers fontenfilez, je noue les deux bouts de la petite ficelle ensemble , Le sus-pends ces Achées marquées Q. en Pair au milieu d u filet, enfortequela ficelle étant attachée à l’endroit ou les bâtons se croisent, les versfont á demi pied du fond du filet quand il est posé dans Peau ; aprèscela j’ai une perche O P N, longue & légere , laquelle jc lie a unpied près du bout le plus menu, au lieu marqué P > enserre qu’il y adeux ou trois doigts de jeu ou débat encre les enlannes ou bâtons &
la persoe, afin que le carrelet se tourne du côté que je veux pour lemieux placer. Etant ainsi ajusté je le mets dans Peau , lui faisanefaire un peu de bruit ; le Poilson curieux de savoir d’où procede telbruit aproche du filet, les plus petits viennent les premiers, lesquelsvoiant remuer les Achées qui sent pendues au milieu du file t, se met-tent tout autour a les mailler pour les ma ger. Les gros Postions quifont plus ruiez, se cont. ntent de tourner tout autour du carreler un .peu éloignez, afin de découvrir la cause du bruit qui les a fait venir ; ,mais votant que les petits mangent, ils s’en approchent de plus prés,
& aussi-tôt qu’ils apperçoivent ks vers, ils chaltcntks petitsPoiiionsSi atyieat les ver» chacun de leur côté , ce q tu ie coonoit par le
branle