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M* CAR. CAS.

branle Cju’IIs donnent au filets pour lors il faut lever prorrqvcment,kfin que la Carpe nc pmtíe s’tUncer , parc t que voyant remuer lesquarte bâtons Ja can.set auteur d’clic, elìe veut plonger d.-.iis le fondou k filet se rencontre, t]ui l’arréte íi bien quelle fauí- aeiiors fi onlui cn donne le rems.

La plupart des ptrlonr.es qui pêchent avec ces forces dc filets, quandils le levtnt hors de i’eau , tiennent le gros bout de la perche de lanain gauche qu'ils posent contre la cuílie, & de Latine main pren-nent la perche a trois pieds proche du bout, qui eít une maniéré as-sez lente pour enlever la Carpe qui est prompte à làmec, D’autres po-sent la perche fur le bras gauche, & pèsent de la main droite sur lc boutde la perche pour le faire bailler, Si par ce moyen faire lever le carre-let comme on sait un pontlevis. Peur moi je trouve qu’il est plus ex-pédient de mettre le bout de la perche entre les jambes, & l’y tenirtoujours fans remuer, tant que k filet demeure dans l’tau , & lorí-qu’on veut le lever, allonger les deux mains ensemble à deux piedsplus loin, & pelant au tut lur le bout ue la perche, lever k carreletpromptement j on a plus de force de la moitié par cette façon delever le filet que par aucune autre.

CARVI ou CHERVI. Le Carvi ressemble assez bien au pa-nais sauvage ; il jette plusieurs tiges vuides [quarrées, nouées, ra-meuses] Sc anguleuses, d’unemême racine noueuse-, haute d'une cou-dée; ses feuilles [ naiisent comme par paires, découpées menu le longdune côte; ses sommets soutiennent des ombelles ou parasols, lur les-quelles naiisent des fleurs composées chacune de cinq feuilles inéga-les , disposées en fleur de lys, de couleur blanche : ces fleurs ne du-rent gueres, & elles font bien-tôt place en tombant à des graines lon-guetes, étroites., jointes deux à deux cn maniéré d un petit fruit,canelées’fur le dos, grises, d’un goût acre, un peu piquant & aroma-tique ] Sa racine est [longue, charnue, afltz grosse , blanche , quel-quefois jaune, mais rarement, d’un goût de panais] anguleuse, acre,piquante à la langue.

Lieu. I! croît dans les prés, [ dans les terres grasses, dans les jardins, ]mais le meilleur vient en Cane,,Pais de l’Alie Mineure; il fleurit &Élit Ci graine cn Mai & Juin.

Proptietez. Le Carvi est chaud & diurétique ; il est bon à l’esto-mac, agréable au goût; il aide à la digestion; il est bon auxantido-tes & aux compotes faites de vinaigre. Sa racine est apéritive, [ cat-minative, ] résolutive & incisive; elle est bonne aux maladies froidesde la matrice & à la tête:[elle est propre pour la colique -, pour levertige -, pour augmenter le lait aux nourrices. Sa semence nous estapportée des Pays chauds > comme du Languedoc, de la Provence.On-doit la choisir nouvelle, bien nourrie, verdâtre, d’une odeuraromatique, d'uu goût acre Sc piquant; elle contient beaucoup de solvolatil & d huile.

Carvi vient de Carve, qui est un Pays de l’Asie Mineure où lesAnciens trouvèrent cette plante. On lit dans Pline que PEmpereurTibcre avoir tant de goût pour le Chervis, qu’il ordonnoit tous lesans qu’on lui en apportât d’Allcnaagne, & s’en faisoit servir tout letems que ces racines étoient bonnes à manger. ]

CAS.

CASSE. C’est une gousse qui croît fur un arbre fort haut.Qua; d elle est meure elle renferme une moelle qui est noire &douce, séparée par dc petites peaux minces, ligneuses, & seméesfort épaisses; en chaque séparation il y a un grain dur. On en ap-po’rte de plusieurs Pays éloignez. I! cn vient du Levant , d’Egypte,des Isles Antilles, du lirelìl & de Tille de Ceilan. Elles ont toutesquelque différence.

La moelle dc la Casse purge doucement les humeurs bilieuses > fadose est depuis une demi once juíqu’à une once Sc demie. Lameilleure est celle qui vient du Levant.

CASSE-M U SEAUX. Façon d'en faire. II faut prendre de'smorceaux de moelle de bœuf, qui soient de la longueur d’un pouceou environ, échaudez-ses dans de l’eau presque bouillante , puis ilfaudra les tirer bots de Peau avec une cuillère percée , les faireégoûter un peu > & les arranger soir une table. Poudrez-lcs le plusque vous pourrez avec du sucre, assaisonné avec un peu. d’épice salée,ou d’un peu de sol ou de candie eu poudre. Alors vous dreílerezpromptement de petites abdks de pâte feuilletée bien mince, garnisoLez un des bouts d’un morceau de moelle qui soit de la longueur d’unpouce, Sc s’íl est besoin vous y ajornerez encore du sucre aflàísonnécomme il a été dit. Puis vous renverserez sur cette moelle l’autrebout de Pabessc ; mouillez un peu les bords de la pâte, afin que vouspuissiez les joindre l’un avec l’autre plus facilement. Lorsque vosC..flé-Mtiseaux feront faits , il faudra les frire dans du beurre oudans du soiin-doux, & ne les pas vuider en retournant, & quand ilsseront frits > il faudrà les tirer hors de la friture avec une cu.llere per-cée, puis les poudrer de sucre pour les manger.

Autrement. Prenez du fromage mou non écrémé, qui soit frais fait,ou bien du lait caillé, & du fromage sec découpé bien menu , desoeufs cruds > un peu de farine fine, ou plutôt un peu de crtùrie depâtissier , de raisin de corinthe , de pignon & de sucre aíìàisonnéd épice salée, ou seulement de l’épice salée : vous pouvez aussi met-tre un peu de viande cuite qui soit hachée bien menu, mêlez ensem-ble toutes ces choses, & faites-en comme une farce, en y ajoutant unpeu de lait ; il faut que cette farce soit un peu coulante. Enfermezdc cette farce dans de petites abelses de feuilletage , & faites-en desCastc-Muíeaux , lesquels il faudra frire dans du beurre ou du sain-doux, puis vous pourrez les poudrer de sucre fi bon vous semble.

CASSEROLE. C’est un uteniìle de cuisine, qui est une maniéréde plat profond. On fait ordinairement les Casseroles de enivre rougeon de cuivre jaune > qu’on érame en dedans. On en sait ausiì cieterre. On s’en sert aussi pour faire des ragoûts.

CASSOLETE. C’est un petit vaisseau ou réchaut qui sert à

CAS. C A T.

fait e bi user des pastilles oú d’autres odeurs agréables. On donne lemême nom a P odeur qui fort de la cassolette.

Pour farte une C.affelotte-,

Prenez du storax deux onces, du benjoin quatre onces , doiîzedoux de gérofie, du ladanum une dragme , du calamus aromatiqueune dragme , un peu décorée de citron ; il faut prendre un potplombé neuf, & faire bouillir le soorax & le benjoin , avec demi-scptier d’eau rose pendant un allez long tems ; le pot couvert ct»bouillant, & mettre le gérofie, le ladanum, le calamus Sc le citronen un petit noiiet de toise , & le mettre bouillir avec les autresdrogues. Après que 1e tout aura assez bouilli, il faut tirer le pot,&passer tout a travers un linge, fans beaucoup exprimer, & retirer lapâte que vous trouverez au pot, & la mettre en un papier.

CASTOR ou BIEVRE. C’est un animal amphibie, qui est,pour ainsi dire > compose de deux parties, dont l’une est terrestre Scl’autre aquatique. Depuis le bout du museau juíqu’aux cuisses, ilressemble fort au rat; ses pieds de devant font fort courts, il s’en serta tenir ce qu’il ronge, comme font ses écureuils. Depuis ses cuissesjufqu’à la queue il est semblable aux oiseaux de rivière; ses pieds dedîrri rc sent longs & garnis entre les doigts dc membranes, commeceux des oies ou des canards ; fa queue est plate , quoiqu’alsozépailìe, de figure ov.de , écailleuse & remplie de graisse. 11 se sertde ses pteds & de íà queue pour nager. On peut dire que le Castorest moitié chair & moitié poisson, d’autant plus qu’il ne peut resterlong tems dans Peau fans respirer, Sc qu’.l est obligé de teujt presquetoujours íà queue dans Peau. Son poil est de deux sortes , l’un estgrand & l’autre est plus court > c’est celui-ci qu’on emploie pourfaire des chapeaux.

Cet animal a beaucoup d’indusirie pour se bâtir fur l’eau des raba-nes à deux ou trais étages; il coupe de gros arbres avec ses dents, ilamollit & gâche la terre glaise avec les pieds ; fà queue lui sert detruelle, de battoir, Sc d’auge à porter le mortier.

Il est afíez dillìale de concoure 1e mâle d’avec la femelle, à causeque ce qui en fait la distinction est renfermé dans les aines, & qu’ilsn’ont qu’une ouverture pour cn chasser les diffétens excrémens ; la fe-melle a cependant quatre mammelles. Les bourses qui sont attachéesau bas de Pos pubis, renferment le C.aflortumi elles font communesaux mâles & aux femelles.

On dit qu’on rencontre des Castors fur les bords de l’Oise, de l’I-sere Sc du Rhône; ils font plus communs cn Allemagne & en Po-logne , le long de l’Elbe & des autres Rivières. Mais ils sont fort fré-quens en Catiada ; ils y bâtissent dans ses rivières des espsccs de petitesVilles, ou ils vivent comme dans une République.

CASTOREUM. C’est une matière résineuse, molasse, inflam-mable , d’une odeur forte & désagréable > mais elle se durcit peu àpeu exposée à Pair : elle est renfermée dans une membrane, aux fi-bres de laquelle elle est attachée ; fa couleur est jaunâtre en dedans Sigrisâtre en dehors.

Cette matière se trouve dans deux poches ou bourses qui se com-muniquent en forme de besace, & qui sont placées á la partie infé-rieure de Pos pubis, & au bas ventre du Castor. C’est aparemmentce que les Anciens ont pris pour les testicules, & à qui ils ont attri-bué tant de vertus.

Propriétés du Cafioreum.

II est propre pour fortifier le cerveau & pour atténuer les humeursvisqueuses. II calme les vapeurs, & provoque les mois aux femmes.On Pemploïe pour procurer la transpiration, & pour faire sortir lestâches cutanées dans le pourpre, la petite vérole, la rougeole, & dansles autres maladies malignes. Enfin l’ufage ,’qn’on en fait dans i’é-pilepíïe, dans la paralysie , dans l’apoplexic & dans la surdité , estavantageux.

On trouve encore deux autres poches , qu’on peut appeller infé-rieures par raport à celles dont on vient de parler. Elles contiennentune liqueur onctueuse & adipeuse, semblable à du miel, & d’un jau-ne pâle ; mais dans la fuite elle prend la couleur & la consistance duSuif. Elle est résolutive & fortifie les nerfs, étant appliquée extérieu-rement.

C A T.

CATAPLAME. C’est un médicament composé de plusieursdrogues qui se fait pour résoudre & dissiper les tumeurs.

CATAPLAME COMMUN. Prenez quatre onces & demiede pain blanc, une livre de lait nouvellement tiré, trois jaunes d’ccufs,une once d’huile rosat, une dragme de saffran, deux dragmes d’ex-ttait d’opium. On émiera le dedans d’un pain blanc nouvellementtiré du four, & on le fera cuire dans un poêlon avec du lait fur unpetit feu, en remuant de tems en tems avec une eípatule, julqu’à cequ’ils soient réduits en bouillie épaisse. Après avoir ôté le vaisseau dusou, on y délaiera trois jaunes d’œufs, une once d’huile rosat, Si unedragme de saffran en poudre ; on y ajoutera deux dragmes d’cxtraitd’opium si la douleur est grande.

C. ataplanie pour toutes tumeurs.

Prenez de I’absinthe, de la guimauve, de lâche ou du celeri, dejusquiame, de chacun partie égale; faites cuire le tout dans l’eau com-me des épinars, & consommez Peau en consistance de cataplâme ;pour lors l âchez les herbes, & faites-en un cataplâme avec de la fa-rine de seigle , appliqué chaudement , & changez-le dc quatre enquatre heures toujours chaud : s’il y a inflammation vous ajouterezun peu de crème douce, ou du beurre fans sel; s’il faut faire suppurerajoûtez-y du suppuiatis.

Autre