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Hcii de tems après cc lavement pris on lui fait un remède Compo-sé dune chopine d'eau de vie , dune once de thériaque ou d’otvie-■tan , & dune pincée de safran qu’on lui fait avaler.
Si ce remède ne le guérit pas entierement , on fera promener cecheval , on le tiendra chaudement Sc on l’empêchera de se coucher:& sitôt qu’il fera de retour à l'écurie , on prendra ou une bassinoireou une poêle bien chaude , dont on lui frottera le destòus du ventrependant un quart d’heure. >i tout cela ne lui tait rien » c’est-à-dire ,que le cheval est fort en danger. Voyez. C o L i QJJ e.
Varice des Cbeveaux ; remède .
Vous guérirez les varicessivous ouvrez la peau ducheval&la brûlezavec des terremens , puis vous le frotterez pendant dix jours avec dulait&de l’huile ; que si le mal ne celle, vous lui tirerez dulâng, & ainsiil guérira. Ce mal tourmente quelquefois si fort le cheval, que s éveil-lant il étend le pied comme s’il avoir le membre démis, il 1c faut frotterde la main Si le faire marcher ; alors ce qui paroi: démis léra remis enétat.
Verrues des Chevaux ; remède.
Elles viennent aux chcveaux, aux mulets Sc aux ânes, par tout lecorps ; mais principalement aux extrémitez, il ne faut pas les brûler,mais les couper & frotter avec du nitre , y appliquer de la calcitc &vellcs pilées , & continuer tous les jours. II ne faut pas le conduirea seau iuiqu’a ce qu’il fort guéri ; il faut. aussi s’abstcnir de médica-mens chauds, principalement quand le mal est aux environs de la cou-ronne du pied, parce qu’en ce lieu les ulcères se guérilìcnt difficilement.
Ulcérés.
II vient quelquefois un ulcéré aux pied du cheval pro'che le creuxde l’ongle , laquelle a caul'e de la reílcmblance quelle a aux figues >est appelléejícjil incommode beaucoup, fail boiter & cause de gran-des douleurs; le cheval ne peut souffrir qu’on lui touche cette partie: àquoi il faut promptement remédier avec des médicament caustiques& brûians, parce qu’en marchant le mal pouíle des racines profondesvers l’ongle : le mulet Sc l’áne font sujets à ce mal plus que le cheval.
8i les verrues font fort enracinées elles cauiènt de grandes douleurs; ilfaut faire un remède composé de chaux une once > de lessive une chopine,d’cnccrrs une once, de lie de vin brûlée, de cendre de sel, verd d airain,vinaigre de chacun six onces: ou bien prendre du vitriol, de la chaux,verd d aírain de chacun six onces, les piler, qu’il faut’a. pliquer í >r lavernie après y avoir mis le feu. Si elle cil aux environs de l’œil, ilfaudra piler cc remède avec du miel & en oindre le mal; mais il fautfendre la verrue en trois & y appliquer le fer chaud: si le fie descendau pied, prenez six onces dc myiis , une once de vermillon, six on-ces de lie, de l'écorce de grenade cuite dans du vinaigre , une grena-de pilée , Sc savant pallie par un linge , vous la mêlerez avec lereste , puis après vous userez d’un médicament aproprié aux playes.
II y en a qui coupent premièrement la verrue , puis ils y appli-quent du miel , de la chaux vive , dc l’écorce de íaule pilée Sc pas-sée par un tamis , & ainsi guérillent le mal.
D’autres après avoir coupé les verrues, frottent la playe de souffre& appliquent du b.tume ou dc la cendre de concombre fraîche.
La fougère brûlée & pallèc pat un crible guérit les verrues ; laracine de petite barbe de bouc cuite en eau produit le même effet, sion en frotte le mal étant pilée.
Le remède suivant est propre pour les verrues > prenez alun sixonces , mytìs trois onces , gomme six onces , lessive faite de ebaux-vive autant qu’xl cn sert besoin ; vous y mêlerez le reste & en ferezune inaíse : autrement prenez de la chaux , de la lie de vin , fientede pigeons , arsenic , de chacun une once , mysis une demi-o-'ce ,lessive de cendre íuffiíamment > le tout pilé & mêlé : il faut l’appli-quer fur le mal ; mais il faut auparavant lier les verrues avec du crinou de la!foie , & après qu’elles feront tombées vous y appliquerez lemédicament.
Vers des Chevaux.
On fait qu’il n’est point d’animal qui dans fa corruption n’engendrede la vermine qui ne ;>cut que l’affliger ; tels font k s vers qui em-pêchent les chevaux d’engrailler , quelque bonne nourriture qu’onyiuiffe leur donner. Pour les détruire on fe sert des remèdes ci-aprcsdécrits.
Remède,
L’eau où l’on aura fait bouillir du seigle , mêlée d’un peu de son& de souffre , & donnée en breuvage aux chevaux , tue les vers quilont engendrez au dedans d’eux. Le Son mouillé avec de seau oùl’on aura fa ; t tremper du sel de nitre fait le même effet.
On réussit encore à détruire cette vermine, en prenant des feuillesde pêche rs & de làules toutes vertes , qu’on fcur donne à manger ,bien hachées parmi leur avoine.
Ceux qui ont des moutons, lorfqu’ds ont remarqué que leurs che-vaux (ont attaquez des vers > n’ont qu’à les mener dans la bergerie ,& les y laitier cinq ou six jours : la litière de ces moutons aura fansdoute la vertu de faite sortit tous les vers qu’ils auront dans le corps.
Vertébrés luxées & déboîtées.
I! faut premierement laver les vertèbres luxées avec du savon, puisincr.rt de l’huilc dans de seau de pluie , & le blanc d’un oeuf, lesagiter ensemble jufqu’à l’incorporatíon ; ou prendre des cendres dcbois dc signer , avec du vin en Insistance , un peu d’huile avec leblanc de deux œufs mêlez ensemble ; s’il a quelque chose de démisau dos, il faut pre dre résiné quatre onces , verd daírain deux on-ces ; ses fa rt cuire avec huile Sc s’en servir dans loccurrence : pourles mulet, bseílez au chignon du col , il faut prendre du lard nou-Tome L
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veau deux livres , vinaigre quatre livres , les faire bouillir jusqu’a laconsomption du tiers > couler le tout & en oindre la partie lezée ; sises vertèbres ressentent quelque douleur, il faut faire tirer du íàng Scappliquer deílus des onguents chauds, comme de l’auxonge vieille &huile , nitre, poix liquide > bitume, baies de laurier, defqueíses l’on ointses blessures, ses mêlant avec du vin, puis on donne-une potion faite degingembre, persil, jus de pavot, baies de laurier fuffilamment avec duv;n & du miel : si la douleur est grande, il faut appliquer se feu autour dela vertèbre, puisl’oiftdred’axonge, & sept jours après 1a laver avcc deseau , y appliquer des onguents chauds avec la laine.
Ulcéré de la bouche des Chevaux ; remède.
Si la bouche est ulcérée & que l’ulcere descende jufqu’iía gosier ,l’on jettera de la poudre d’écorcc de grenade pallée dans un crible dé-lié, Sc tenant la’langue liée hors de Ja bouche dimi heure pour la ra-fraîchir , & étant détachée on la lave de vin pur ; que si ce remèdene foulage > l’on pile des feuilles d’olivier lèches, & les ayant passéespar un crible , on jette fur le mal la poudre , après avoir premiere-ment lié la langue hors de la bouche pendant une demi heure , Siaprès on lave la bouche d’eau jufqu’à guérison.
Lorsque la bouche ulcérée est puante & écumeuse , & en chaleur >alors il faut prendie grenade propres à manger , les lécher & les ré-du re en poudre ; puis ayant lavé la bouche & lié la langue de l’ani-mal , on arrose l’ulcere, & ensuite on attache le - cheval en haut l’esopace d’une demi heure, puis on la relave : que si vous continuez du-rant sept jours-, très allure ment vous la guérirez, ce qui se connoîtralorsque la mauvaise odeur cessera ; Sc si l’ongine de cette ulcérationest cachée , & qu’elle occupe 1e gozier & l’artére , vous retirerez lalangue de la bouche Sc l’attacherez à un cordon , puis vous oindrezde miel les parties ulcérées, & les laisserez de la force pendant une de-mi heure , afin que la langue léchant 1 s ulcérés tout alentour , lesdétache & enlève les croûtes : vous prendrez de recheí la langue avecde la poudre de grenade Sc des feuilles d’olivier pilées bien menues& mêlées ensemble > vous couvrirez les ulcères, puis faisant tenir labouche en haut , comme il a été dit > vous la laverez avec du vin ; ccque vous continuerez pendant neuf jours.
Ulcéré à la seau des Chevaux ; remede.
Si la peau reluit, que cet endroit soit plein d’humeûr & que l’ul-cere 1e glisse par délions > vous couperez la peau juíqu’uu vif , vousy distilerez du suc de pomme de grenade , & vous y appliquerez uacatapláme de farine d’orge & de lentille ; mais il faut premierementétuver le lieu de vinaigre : il y en a qtri après savoir coupé avec lefer tout à sentour , le lavent avec de shuile fquilitique & appliquentde la farine de velse. On peut aussi faire bouillir d’asphodille avec duvin , Sc se servir de cette décoction.
Uriner. De la difficulté d’nriner.
Ge mal est causé par des obstructions dans le col de la vessie Ldans le conduit de Lutine., ou par inflammation dans la vessie.
Remède.
On y remédie en faisant avaler au cheval une cuillerée d'huile d’am-bre jaune dans une chopine de vin blanc , Sc le menant promener.
Teux. Les Chevaux Jont sujets à plusieurs maux d y eux.
Le mal des yeux vient aux chevaux, ou par fluxion > ou par acci-dent : si c’est par fluxion, donnez-vous de garde de les faite saigner»car ils en deviennent aveugles ; à la différence des hommes qui enguérillent ; & de quelque manière que ce malheur soit survenu , ôtez-leur absolument savoine , & ne leur donnez que du son mouillé.
On laissera les chevaux atteints de ce mal long-tems íàns travailler,& on les mettra dans une écurie qui ne soit point trop chaude; car lagrande chaleur de sécurie augmente la douleur des yeux, ainsi que le tropgrand froid. Pour ses remèdes, comme ils doivent être appliquez fui-1 vaut ses différentes causes de ce mal, on s’en rapportera à un expert Ma-réchal >» quion-conlierales chevaux qui en feront incommodez.
■Cicatrices des yeux des Chevaux ; remède.
Prenez du sel pilé & 1e jettez dans l’oreille , il guérit la cicatrice »comme fait aussi l’os de seiche jetté avcc canulle ou semence de pa-nais sauvage pilée avcc du miel Sc appliquée fur l’œil.
Le . rayes des yeux fe guérissent avec du safran , poivre blanc , solarmoniac, larmes de pavot, de chacun une once, pilé & mêlé avccdu miel ; il est bon de fe servir au commencement de fiel de renard_ mêlé avec autant de miel , un'peu de heaume , la moitié de poivrep lé ensemble ,& gardé dans une boëte detain pour ses humeurs grosiieres qui fe congèlent par succession de tems & s’endurcillènt : leursracines font ordinairement rouges ; & quand elles font fur îa prunel-le , elles empêchent que 1e cheval ne voyej-il faut sextirper & 1e ti-rer avec un crochet ou fer émoullé, & tehir l’œil, en forte qu’il ne pulílêse mouvoir; tailler tout-a-sentour&l’étuver avec une éponge trempéedans du vin tiède; st faudra y appliquer au troisième jomurre graíìè uneonce , pompolix demi-once, iris deux dragmes ; ses mêler avec du mielen bonne quantité, y en appliquer julqu'a tant qu’st foi: guéri.
Tachette rouge de sang, ou Dragon aux yeux des Chevaux; remède.
11 faut prendre blanc d’œuf, huile roíàt , cerufe mêlez ensemble,& étant en consistance > cn oindre l’œil ; il faut auparavant tuer duíàng des tempes , si la fluxion n’est arrêtée il y viendra une tumeur,qu’on appelle graine de raisin, qui fait élever la premiere tun que &souvent la rompt, il faut de jour cn jour y jeteer du vin & se laverj íòuvent, Sc le servir du médicament susdit ; cn Eté on le pourra mê-ler avec de l’eau fraîche & en Hiver avcc du miel chaud.
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