C H I. C H O.
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'dans le corps pour réuíTìr dans cette opération, on prend du jus d’ab-linthe , le poids de deux dragmes, autant d’Aloës épatique , & d uítafiagre à pareille dose , uneuragme de corne de cerf brûlée, autantde soufre j le tout pilez & incorporé ensemble avec un demi verre d'hui-le de noix, qu’on fait avaler aux chiens, qui ne manque point de ren-dre les vers qui l’incommodent,
CHIFFRE. C’est un caractère ou une figure qui sert à exprimer■quelque nombre. On distingue dix caractères différons : savoirs
o. -------- zero.
I. -------- un.
z. - -- -- -- - deux.
j. - -- -- -- - trois.
4. -------- quatre.
y. - -- -- -- - cinq.
6 . - -- -- -- - sissi
7. - - sept.
8. -------- huit.
y. - - ------ neuf.
Le premier de ces chiffres (o) est nommé zero, ce terme n’expri-mc aucun nombre, il répondnégativemement álaquestion qu’onfait.le second (1) marque l’unité. Les autres ser vent à compter jusqu a neuf.Ces chiffres se disposent à côté les uns des autres, quand on veut ex-primer de plus grands nombres que neuf ; mais il faut remarquerqu’on commence a compter de droite a gauche, eníôrte que le chif-fre qui se trouve dans la première place, retient feulement là valeur,celui qui fc trouve à la féconde vaut amant de dixaines qui! a devaleur, celui qui lé trouve a la troisième vaut autant de centaines qu’il a devaleur, & ainíi de fuite en conservant toujours la progression de un adix. On a déja dit que le o n avoir point de valeur, rl clt feulementenrploïé a conserver la place des chiffres qui le íuivent pont augmen-ter la valeur. Ainsi cette expression 10. signifie dix , le zero n’cxprí-me aucun nombre, il fait feulement que l’un:té(i qui le liut cil aug-menté de dix fois la valeur, iz veut dire douze, l'unité vaut dix &. z•conserve favaleur. Cat ce terme douze n’est autre chofe que dix & deux,ce qui devrort être en usage comme on le dit de vingt deux, de tren-îe-deux, & ainli des autres.
Les chiffres dont on vient de parler, font ceux qu’on a emprunté desArabes qui les ont aussi emprunté des Indiens. Les Romains fc fer voient.d’auties figures que voici.
r.
11.
m.
IV.
V.
X.
L.
C.
D.
M.
un.
deux.
trois.
quatre,
cinq.
- dix.
- cinquante,cent.
cinq cens.mille.
Quand on vouloit exprimer des nombres qui fe trouvent entre ceux-ci ou attdelá, enrcpetoic les même figures. II fàut auílî observer queI mis au devant des figures V& X. marque qu’on uoit retrancher su-inté comme on le voie danscetteexpression IV. cette figureXdevantks autres L & C fait voir qu’on en doit ôter dix.
On sc sert encore des mêmes chiffr es dans les bureaux de Finance.
CHIMIE. Voyez. Chymu.
CHIRURGIE. C’est un Art qui enseigne à guérrir les maladiesdu corps de l’homme, par l’apj li.ation méthodique de la main , &par celle des remedes. Un Chirurgien doit lavoir FAnatomie, con-noitre les maladies qui ont besoin de l’opération de la main , & lesremèdes qui leur conviennent.
C H O.
CHOCOLAT ou CHOCOLATE. C’est une compositionde Cacao & d'autres drogues, dont on fait un breuvage qu’on prend fort■chaud, & qui, à ce qu’on dit, entretient la chaleur de l’estomac , & aideà la digestion.
Comme il faut préparer It Chocolat .
Pour faite qoatre tasses de chocolat, il faut prendre quatre tasses d’eau,& les faire bouillir dans une chocolatière, puis prendie un quarteron dechocolat, le couper plus menu que faire fe pourra fur un papier: fi vousFarinez sucré vous prendrez aufli un quarteron de lucre, & li vous l’aimczmoins, vous n’y en mettrez que trois onces > que vous concasserez & mê-lerez avec le chocolat; lorsque votre eau bouillira, vous jetterez le toutensemble dans une cbacolatiere, & ie remuerez bien avec le bâton a cho-colat; vous le mettrez ensuite devant le feu, si vous voulez, & lors-■qu’il montera, vous le retirerez, afin qu’il ne s’en aille paspar-delliis ,&lefouëterczbienavecle bâton pour le faire mousser, & a mesure qu’ilmoussera, vous le verserez dans vos tassesFune après Faune; si vous nenvoulez qu une tallé, il ne faut qu’unc taílê d’eau avec une once de cho-colat.
Et si vous voulez faire du chocolat au lait, vous prendrez autantde lait que vous prendriez d’eau pour le faire comme ci - dessus ; quevous ferez bouillir, & prendre garde qu'il ne soit tourné & qu’il ne s’enaille par dessus vous 1e retirez après du feu, & y mettrez autant desucre & de chocolat comme à Faune : vous pouvez pourtant diminuer ladose du sucre > si vous l'aimez moins sucré : le tout ainli mis dans lachocolatière, vous le remuerez bien avec le bâton pour le faire mous-ser, & le lervirez.
Le chocolat est une composition de cacao d’Elpagne, de vanille, dccloud de gérefle , decanelle.demacis&deíircre : le tout bien préparéon cn fait une pâte que l’on met par livres, demie livres, & parquarterons , & l’on s’en sert comme il est dit ci - deílus ; fespropriété* sont d’échauffer & de fortifier l’estomac & la poitrine t
de soutenir & rétablir la chaleur naturelle: rl nourrit, dissipe les hu-meurs , fortifie & entretient la voix, & est encore propicà beaucoupd’autres choies qu’il fetort trop long de déduire ici.
CHOU, en Latin Brajfîca. C’est une herbe potagere, dont il yen a plusieurs fortes ; lavoir, les choux qu’on nomme d’aubervillers,les choux blancs, les choux blonds, les chous cabus, choux de chien »les choux crêpez , les choux fleurs, les choux frisez , les choux deGennes, les choux baraibes , les choux à large cote, les choux ma-tins, les choux pancalicrs, les choux pommez, les choux poivrez ,ks choux raves , ks choux romains, ks choux de Milan, ks chouxrouges, & ks choux verds. On les cultive dansles Jardins, & onlesemploie dans la cuisine.
Choux d’Aubekviuiïrs. Ce font les choux qui font culti-vez dans k terroir d’Aubervilliers, village près de Paris: on les estimeparce qu'ils sont sort délicats a manger, & qu ils font extrêmementfrancs.
Choux blan c , on 1 appelle aussi choux de Savoye, Sesî feuilles quin aillent a une tige tort courte, font de deux sortes, les unes font am-ples, presque rondes, rougeáties&tombentauboutd’uncertaintems;ks autres qui font aussi Larges, & arrondies , mais de couleur 'blan-châtre, restent, & sonnent une grolk tête arrondie, massive & blan-che. On appelle cette tête pomme de choux.
Culture dei Choux blancs.
Les Jardiniers pour aider à la sonner ont coutume de liet ks feuil-les ensemble, lorfqu’ils voyenr qil’elles commencent a s’unir. Ces tê-tes de choux qui font cultivez m Flandres dans une bonne terre, vien-nent si grossis qu’elles pèsent quelquefois jusqu a quarante livres.
Chou bionb. Ses feuilles íontarrondies, d’un verd rougeâtre,Sc attachées á des queue longues. Le chou blond en croillànc blan-chit & prend une couleur bleuâtre.
Culture.
Les choux tendres ou blonds, ne fe sèment qu’au mois d’Août, pourêtre replantez un peu avant l’Hiver : ils s’accroitront & vous fourni-ront pendant tout 1 hiver, particulièrement les jours des fortes gelées,qui ks aiteruíiillent & ks rendent très-agréables à manger.
Chou cabu. Les feuilles du chou cabu ressemblent a celles desautres choux; la couleur inest pourtant forrdiversifiée, elles formentaussi une pomme, ce qui fait qu'on nomme cC5 deux efpeccs de choux,k cabu & k blanc, choux pommez.
Lieu. On les semé & plante en lieu humide: il fleurit en Mars & Avril.
Propriété*,. 11 n’a pas des qualitez différentes de celles des autreschoux, si ce n’est qu’il est plus malsain á manger que les aunes : ilengendre des humeurs mélancoliques , & offense la vûë; il est moinsnuisible, si on 1e cuit premièrement dansdel’eau, puis dans du bouil-lon gras avec du fenouil.
Pour Us faire promptement pommer.
Les curieux en transportant les choux mettent de la Lacque avecune pincée de nitre fous la racine ; après cela on les voit rejetter 8 cpommer a l’admiration, qui votidroit faire à peu près la même cho-ie, cn lemuant les laitues ou la chicorée, on verroit deslaituëspom-mées grosses comme la tête, &des chicorées monstrueuses; lc goûtcn seroit même plus agréable.
Chou ce chien. Scs feuilles naissent d’eux à deux pat inter-valles des nœuds des tiges, c’est plûtôt une elpece de mercuriale, onlui attibuë aufli ks mêmes vertus qu’a la mercuriale.
On distingue deux eípeces dc choux dc chien, qu’on appelle l’unapocynon non rampant, & Faune apocynon rampant.
Description de lApocynon non rampant.
C’est un arbrisseau qui jette de grands farmens de mauvaise odeur, 8 tpliables comme des ozieis qui ibnt difficiles à rompre; la feuille est sem-blable à celle du lierre, hors quelle est un peu plus molle & pluspointue au bout, & d'odeur désagréable: elle est un peu visqueuse &pleine d’un jus jaune ; il produit des gousses comme la fleur longue d’undoigt, au dedans desquelles est une graine noire, petite &duic.
Lieu. II naît dans la Syrie, dans la Fouille & dans le Languedoc pro-che k pont du Gard, & fleurit en Juin.
Propriété z. II est fort chaud, mais non pas si fer. II est venimeux auxhommes, & les feuilles incorporées avec de la graillé & dc la pâte .font mourir les chiens, ks loups & ks renards quúa mangent. VoyezMattli, liv. 4. chap. 7 6.
Description de P Apocynon rampant.
L’Apocynon rampant, non-seulement fe traîne à terre, mais ram-pe fur ks Arbres quelque hauts qu’ils soient; son lait est parfaitementblanc comme celui des Tichymaks; ses gousses font de lalongeui decelles dolcandcr, ou de volage j quoique plus menues elles sont acou-plées & faites en croissant, n étant pas si pointues que celles de l’au-tie apocynon. II a ks mêmes propriétez, mais plus modelées.
CHOU Crêpé ou Frise’.
Les Allemands l’appellent Kraut; c’est-à dire Fherbe par excelence:ils la font confire dans du vinaigre avec du poivre & da sel : ils font peude repas ou 1e chou ainsi confit ne lé serve d’abord dans un très-grand platen pyramide ; ils en ont comme nous de plusieurs fortes.
Description. Le chou crêpé comme la plupart des autres, a des fleursjaunes, & une graine semblable à celle des raves, enfermée dans unegousse de couleur rougeâtre & un peu obscure, il a les feuilles ron-des Sc crêpées.
Lieu. On le sème dans ks Jardins.
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