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n’en faut pas acheter d’unc autre forte : ll on demande de l’incama lin, quece ne tort pas de couleur de feu : trie Commettant marque qu’il la deiuedelîx livres 1 aune, n'en acheter pas a tè[. t livres > encore quelle fût très-bonnc,& aelle pour ce pnx ; parce que ce n’est pas à un Commissionnairea pénétrer les sentimens Sc les raisons du Commettant : a.nii il faut s ar-racher autant que l’on peut a ï pied de la lettre ; néanmoins si la dissiren-ce du prix n’excedoit pas plus ou moins que d’un fol ou deux par aune,ce ne leroit pas pour cela contrevenir a Tordre ; car l’on fait bien que Tonne trouve pas toûjours les choies si justes qu’on les demande.

Les six maximes qu’on vient de rapporter font les principales que lesCommissionnaires acheteurs doivent avoir preíentes pour bien établirleur fureté fur le fait de la Commission ; maisil y enad’autresauíliquiregardent les Commetrans, qu’il est neccsiáire auilì d’expliquer, asin queles Commissionnaires failèn: tes choses pour le mieux, Sc pour Tavanta-ge des Commettans, ainsi qu’ils y iont obligez en conscience, pour nepas abuser de la confiance qu'ils ont en eux.

Commissionnaire d entrepôt.

Les Commissionnaires d'entrepôt, font des personnes qui demeurentdans les lieuxoùles marchandilès íè déchargent par les voituneis , tantpar eau que par terre, qui les amènent, L qui ne pallent pas outre, pourles recharger ensuite pour d’autres endroits ; Par exemple, Lyon clt unentrepôt pour toutes les marchandises qui viennent d'Italie, Si de Marseil-le , où il y a des Commissionnaires qui ies reçoivent, & qui les envoyenteniùíte par terre a Rouanne, qui est íituée fur la Rivière de Loire, ouelles le chargent eniùíte sir des barreaux, pour être envolées a Paris,Orkans, Tours, Angers, Nantes & autres lieux.

II n’y a rien qui facilite tant le commerce que les Villes d’entrepôt, siTon conhdere Tavantage qu’cn reçoivent les Marchands : car il est certainque les voitures feroient plus cheres > s’il falloir envoyer les marchandisespar terre, directement d’un lieu en un autre : Par exemple, s’il falloirenvoier directement de Nantes a Paris, ou en Champagne, fur des char-retes, les marchandilès qui viennent d’Eípagne, de Portugal, & d’autresPais cttangeis, il en coutcroi: davantage de voiture que si on les envoioitpar eau dudlr lieu à Orléans, & de ladite Ville de Pans par terre , parceque les voitures font moins cheres par eau que par terre, ainsi que l’expe-perience nous a appris : car, par exemple, si un Négociant de Paris avo, tcommis en Espagne ou en Portugal, des laines > ou autres marchandiíe;,Lt qu’il les sic venir par mer julques a la Rochelle, il feroit obligé de lesfaire venir directement pattcrrejufquesaParis, parce cju’il n’y a pointde Rivière fur laquelle on les pût charger; ainíi il lui coutcroitdouzeaquinze livres pour cent pesant, au lieu que si elles étoient débarquées aNantes, il les feroit venir fur la nviere de Loire julques a Orléans, Sc delà à Paris par terre > Sc n ’en coûtcroit au plus que cinq livres pour cent pe-sant, pour la voiture tant de Nantes a Orléans par eau, qued’Oiieans àParis par terre.

II y a dans toutes les Vilks d’entrepôt, commeilaétéditci-dcvar,t,des personnes qui s’atrachenrpa.t.cuherement à faite ces lottes de com-missions ; & damant quelles ont relation au commerce, il est necclláired’en donner quelques maximes a ceux qui voudraient s’adonner a cetteprofession, pour s’en servir & lè bien conduire.

De quelle maniérése doivent conduire ks Commissionnaires d'entrepôt.

I. Ils doivent se loger & avoir leurs magasins auprès des Rivières dansles lieux où les manhandilcs airivenr par eau. Ils cv.teront par ce moienles fiais qu’ils fero.cnt obligés de faire pour faire porter les marchandilèscu port a leurs magasins. La dépense ne íèroit pas petite s’ils étoient bienéloignez de la Riviere.

II. Leurs magasins doivent être grands & spacieux, afin que les mar-chandises n’y (oient point confusément & qu’ils puiíknt ailément les tirerquand il faut f.site des envois, & les charger piompttmenr.

III. Ils auront un foin particulier de prendre garde si les balles & cais-ses des marchandilès qu’ils reçoivent des Bateliers font bien condition-nées, si elles ne font point mouillées ou gâtées pat quelque accident. Patexemple, si ce font des tonneaux d’huùe, ou de quelque autre matièreliquide, ils doivent prendre garde si elles ne font point trop en vuioange,& en faire des procès verbaux, si cela arrivoit a l’egard de quelques-uns.Par la ils préviendront toutes les dissicultcz que pouiroient leur taire dansla fuite ou les Marchands ou les Charretiers, en rejettant la faute fur lesCommissionnaires mêmes. Cette précaution est conforme aux Lettresde voiture qui portent ordinairement ces termes, liairnt reçue bien con-ditionnée-, & en terris deu, il vous plaira paier pour la voiture, tant pourcent ou par balle.

Les Commissionnaires ont tant d’interct à observer cette maxime ques’ils recevoient des marchandsiesdtfvctucufes & mul-conditionnécs, ilslêroient tenus des dommages Sc intérêts envers les Marchands a qui ellesappartiennent. La raison est que la Lettre de voiture porte que les Com-missionnaires recevront la marchandise bien conditionnée, ainsi ils la doi-vent rece voir telle ; Sc si elle n’est pas en bon état quand ris la reçoivent,ils en font responsables, suivant le Proberbe : Cpuipasse commissionperd.Ils doivent donc être prefens a la décharge des marchandises ou au moinsy envoier leurs Facteut s.

IV. Lorsque la marchandise peur être caslée ou brisée, ils doivent aver-tir les crochetcurs de la manier doucement. On connoit que la marchan-dise est fragile par une main imprimée fur les balles & fur les cables.

V. En rangeant les marchandilès dans 1c magasin > rl faut avoir so in deséparer celles qui peuvent endommager les autres. On ne do.t pas mettrepar exemple, des tonneaux u’hude ou d’autres liqueurs coulantes lur desballes deuraps.

VI- Si les Commissionnaires veulent éviter la confusion, ils doiventtenir en bon ordre des Livres de réception &d’envoÌ des marchandiíes.

VIL lis ne doivent point envoier des marchandilès préférablement àd’autres, ce íèroit une injuít tequ’ilscommettroiental’égaiddcs Mar-chands. II faut qu’ils Icsíàíkntpaitivchaeuneakurrang, c’eit-a-dke.

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les premières avant les dernier es arrivées. On doit pourtant excepter dccette réglé, les denrées sujettes à le pourrir ou à lè gâter, comme les O-lives, k s Oranges, les Citrons & autres fruits. Et celles dont la vente estsommaire : telle qu’est le Torsion ièc Sc le talé qui íè debite en carême; cesmarchandise s sont en quelque façon privilégiées, piiifqu’elles ne peuventsouffrit de retardement lans porter un dommage considérable a ceux àqui elles appartiennent.

VIII. II est neceflaire qu’ils donnent avis aux Marchands du jour que lesmarchandilès font pat tics ou quelles part u ont, afin qu’ils prennent leursprécautions pour la vente qu’ils en doivent faire.

IX. C’elt a eux à ménager de telle sorte le prix des voitures, qu’ilsn’en donnent que le juste prix, ils doivent procurer, autant qu’ils pour-ront , tous les avantages des Commettans. II ne faut pas aussi qu’ils lefaiknt paier de ce qu’ils n’auroient pas paie ou déboursé.

X. Les Commissionnaires ne doivent jamais manquer d’envoicr tousks ans au moins à leurs Commettans un mémoire, tant des frais qu’ilsont fait pour eux, que de ce qui leur est dû pour leur commission. Cet-te maxime fera exactement observée, non-seulemcnt pour procurer leparement des sommes qui leur sont dûês, mais encore pour éviter ks finsde non-recevoir, Sc ks autres diffieultez qu’on pourroit leur faire s’ils neTobiervoient pas.

Le mémoira doit marquer trois choies : La première, la datte du jourque les marchandises ont été envoiées: Lateconde, le nombre des bal-lots, cailles, & tonneaux; & la troisième, 1c détail des frais &dépcn-:les qui auront été faits pour chaque envoi.

COMPAGNIE^ ORIENTALE. I. Dans laquelle entrerencnon-íeulemenc la plupart des Marchands de toutes les bonnes Villes duRoiaume ; mais aussi plusieurs Princes, Ducs Sc Pairs, Comtes, Mar-quis, Prcíidens, Conseillers, & autres Officiers tant de la Cour que dela Robbe, même quantité de gens d’affaires ; eníòrte que k fond capitalqui a été fourni par ces interesièz, íë monte à sept ou huit millions delivres.

II. La Compagnie des Indes Occidentales. composée pareille-ment de nombre de Négocians & autres gens de toutes conditions,avec un fond capital d’environ sept millions de livres pour faire com-merce, tant dans ks IslesFrançoifcs dcl’Amerique, Canada, Acadie,Cayenne, que dans k Sénégal. Côtes de Guinée, & autres lieux d’Afri-que.

III. Depuis quelques années la Compagnie du Nort pour le commer-ce fur la Mer Baltique & fur les Rivières qui s’y vonr décharger, & et»Moscovie.

IV. La Compagnie du Levant pour faire k commerce dans toutes IeTEchelles qui sont iituées fur la mer Mediterranée, vingt des plus notablesMarchands & Négocians, tant de Paris, Sc Lyon, que de Marseille, sonsentrez dans cette Compagnie.

Mais afin de fortifier ces grandes Compagnies, & ks mettre en état derélislìr dans leurs entreprîtes. Sa Majesté a bien voulu s’y intcrfeslerelle-même par des sommes considérables qu’elle a tiré de son treso»Roial, &leur a donné de grands Privilèges, & toute la protection qu’elle pouvoirdésirer pour la manufacture dc leur commerce.

COMPOTE DE POMMES. Prenez des Pommes de Reinette,pelcz-ks Sc coupez-les par quartiers, ôtez les cœurs, & mettez-les enméme-tems dans de Peau fraîche, faites-les cuire avec de seau ou duSucre à grand feu; érant cuites tirez-les, mettez-les égouter fur une as-siette ou sor k bord d’un plat, dreslez-les fur une assiette, & achevez dcfaire cuire votre sirop ; faites-le bouillir julqu’à ce qu’il soir cuit en gelée,& lors qu’il commence à froidir mettez-le sor ks Pommes avec une cuil-lère : il faut pour six Pommes trois chopines d’eau & trois quarterons deSucre.

Autre. Coupez des Pommes de Reinette par quartiers, ôtez les cœurs,& les faites cuire avec une chopine d’eau, & une demi-iivre du Sucre > lorsqu’il n’y aura plus de Sirop, & qu’ellcs commenceront à rôtir par-dessous,mettez une assiette dessus, & vous les renverserez comme un fromageque Ton tourne, faites que la peau soit dessus.

Autre. Prenez des Pommes de Reinette, tailladez la peau, & faites-les cuire comme ks Pommes par quartiers, laislèz-y un peu de sirop, & lesíervez entieres.

Compote de Pommes de Calvi.

Prenez des Pommes de Calvi bien rouges, coupez-les par quartiers,fendez la peau par taillades, ôtez 1e cœur, & faites-les cuire comme lacompote de Reinette, n’y mettez pas tant d’eau. ntettez-y demi-fepticrde Vin.

. Compote de Poiret.

Pelez des Poires, faites-les cuire à grand feu & à grande eau; Iors-qu’elles feroient cuites mcttez-les dans de Teau fraîche , faites ks égou-ter, confilez-ks avec de Teau & les sucrez, mettez du jus de Citron enservant.

Autre. Pelez des Poires de Cuisse-Madamc, & d’autres Poires > Scmcttez-les dans un pot de terre avec dc Teau, du Sucre, un peu de Vin'& de Carrelle, laisièz-ks bouillir jufqu’à ce qu’il n’y ait plusgueredeSirop.

Compote d'Abricots verds.

Pelez les Abricots & mettez-les à mesure que vous les pelerez dansde Teau fraîche, faites tiédir de Teau & mettez-les dedans, mettez-yun peu de Vinaigre . & tenez-les couverts , faites-les bouillir jufqu’àce qu’ils soient verds, ôtez les du feu , Sc laiílèz les refroidir dans dcTeau, tirez-les Sc mettez-les dans de Teau fraîche, faites cuire du Su-cre â perle, égoutez les Abricots, & mettez ks dedans, faites-les cuireà grand feu jusqu a ce que 1e Sirop soit cuit a perle grosse, tirez-les; si c estpour garder, ne faites pas tant cuire k Sucre avant que de les y mettre.

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