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S'îSr

CON.

î outes les raptures intérieuies ; son suc est admirable contre tousmlceres de la bouche 8c des gencives; enfin elle a tant de vertus qu’ondit qu’avec cette plante on se pâlie des Chirurgiens.

Consoude ou Consire petite.

Description. Elle produit ses tiges quarrées , velues, longues d’unpan ; ses feuilles font semblables a celles de la menthe , mais un peurudes; les fleurs font à la cime des tiges en épis, purpurin es, & quol-ejuefois blanches ; la racine est barbue comme celle dit plantin.

Vropr'mez,. Elle est bonne aux inflammations & aux ulcérés de la lan-gue & du gosier 5 & dans ses autres propiierezellerelìt'mbleàlu moyen-ne; fa décoction bue , tire le íang qui s’est pris , d’ou vient qu'ellecil bonne à ceux qui font tombez d’enhaur,&aux ruptures, d’intestins ;le suc guérit tous les ulcérés malins ; les feuilles prcílécs, ou bien leurjus , font singuliers à tous les ulcérés chancrcux Sc corrosifs de la bou-che , génitoires , & parties honteuses des hommes & des femmes , &fur- tout les confites ; la petite est la plus propre pour souder lesplayes & les restreindre.

CONSOUDE Royale, on Pied d Alouette,

Matthiole dit que cette plante produit une tige, de laquelle sortentplusieurs petites branches menues, longues Sícomparties comme cellesde la nielle sauvage ; íes fleurs longues, purpurines, violettes, de mêmecomme la violette de Mai, qui produisent d’un côté une corne qui recour-be en deflus, & est faire presque à mode d’épercn à la généré ; elle portesa graine en de petites gousses semblables à celles de la nielle.

Lieu. Elie croît parmi les bleds , & elle fleurit en Jnin & Juil'et.Propriétéz. L’eau distillée de íes fleurs est estimée singulière pourester les nuages des yeux ; prise en breuvage ou appliquée, elle apai-se toutes les inflammations intérieures & extérieures. Voyez, Matthio-le Livre }. Chapitre 6 o.

CONSOUDE ROYALE, nommée Trachelio dAmerique.

Elle est appellée pâr’plusieurs, la fleur du Cardinal; clic pousse fa tigeeomme une asperge, & quelquefois elle se divise cn plusieurs petitesbranches, qui se chargent dune infinité de fleurs fi bien arrangées, qu el-les semblent une panache ; elles sont toutes dune certaine couleur quidonne dans le rouge brun ; de sorte que ces fleurs semblent être de ve-lours; elle est semblable a 1 eperon de chevalier ; elle elt simple : Ies1-krboristes Rappellent consoude royale.

L tu. Elle aime le grand Soleil,une terre grasse & détrempée; elleft conserve mieux dans des pots à la profondeur. v

CONSTIPE’. Pour ceux qui ont le 'ventre conjlipê .

Faîtes cuire tousses matins trois pommes devant ses feu, mêlez-sesensuite avec du beurre frais , mangez-les fans pain , beuvez enfin uncoup ; la nature s accoutumera à faire ses fonctions fans remède. Unefille ayant un grand attrait pour la vie Religieuse & n’ofant l'embrasserá cause de cette maladie > sc servit de ce moyen qui lui réussit ,& quiest Religieuse actuellement.

CONTRE-ESPALIER, se dit des arbres qu’on met furiebord du carré qui est 1c long dc 1 allée voisine dcselpalittrs, eníbrtequecontre-cipalier c’cst comme qui diroit arbres oposez aux espaliers,&les imitant par leur figure ; car on ses palisse & on ses attache a un treil-lage tait exprè» : aujourd’hui 1’ulage descontre-cípalicrs est entièrementalìoli ; iì ne s’en fait plus que fort rarement. On trouve mieux toncompte à mettre des arbres en buisson à la place des arbres en con-tre-elpalier ; cependant on couche quelquefois des branches de la vi-gne plantée en espalier pour ses faire venir fur 1e bord du labour, &on ses y soutient avec des échalas , & ainfi ils y font une manu te decontre-espalier ; de là vient que l’on dit que se muscat ne rneunt pas■fi bien en contre-espalier qu’cn espalier.

CONTUSIONS. Onguent pour toutes fortes de Contusions , Enfure ,Inflammations , Loupes , Apof urnes & autres maux.

Prenez blanc de plomb une livre , minium rouge en poudre une li-vre, savon douze onces, huile d'olive deux livres quatre onces , in-corporez tout cela ensemble dans un pot dc terre verniíé, que vousmettrez fur un petit feu de charbon ;remucz-se bien pendant une heu-re avec une clpatuk de fer, qui ait un bouton au bout : après ce tems-là , vous augmenterez un peu 1e feu jufqu’à ce que votre onguentait pris un couleur d'huile ; pour lots il en faudra mettie une goutte furun ais, St si elle s’y attache ou a votre doigt, c'est une marque qu’ellefera assez cuite ; cela étant vous Roterez de deflus 1e feu; vous trem-perez chaudement dans cet onguent de vieille toise d’Hollande, de tellegrandeur que vous voudrez ; vous la roulerez ensuite > Sc la conserve-rez pour vous en servir au besoin, qui lèra d’tn mettre fur les mauxpommez ci-dclîus.

Régime.

Pour ses contusions, il faut tenir k même régime que pou t ses plaies.CONVULSION. C’est une maladie des nerfs qui sont irréguliè-rement remuez & tirez vers leur origine.

On peut dire encore que la convulsion est un mouvement invo-lontaire , par lequel ses nerfs & ses muscles sont attirez vers leur prin-cipe , ce qui fait que 1 un & i’autre acourcilsent le membre où ilsfont situez.

11 y a trois fortes de convulsions : La premicre est lorsque la per-sonne se tient torde , sans se pancher ni à droit, ni a gauche , ni enderrière, ni en devant : La seconde est quand la tête tombe en devant,tout le corps plie de même : Sc la troisième est lorsque la tête & lecorps se portent en arriére.

La convulsion vient par une trop grande plénitude, ou par uneextrême inanition , ou par dts vents, ou par le consentement de l’es-tomac , ou de quelqu’autrc partie.

Si elle est causée d'unc blessure, d’un coup, ou dune diùte, accom.

y CON. C O

gagnée de hoquet, da vomissement & ne la perte du jugement,cils*est mortelle , ainfi que celle qui dérive d’une sechcrelic confirmée.

Quant a celle de plénitude , elle sc connort iì étant cn parfairefamé , elle surprend subitement , ou au commencement d’une mala-die > ou un peu après, ou aux gens qui vivent dans la crapule ou dansl’oiiiveté : a cette convulsion on usera du même régime Sc des mê-mes remèdes qu’en l'apoplexie ou paralysie , sut tout le cautère y se-ra bon ; ou ii la fièvre survient , elfe la guérit promptement.

Par ination > s’il y a quelqu’apparence que l’on s’est fatigué ouépuisé à quelque exercice immodéré, ou pour avoir pris des remèdestrop forts, ou qu’elle vienne par un sensible chagrin, ou d’unc perte desang, ou pour avoir trop long-tcms souffert la faim , ou après une lon-gue Sc violente fièvre ; quoique tous ces signes soient laplupart funestes »son tâchera cependant de se remettre petit à petit avec desalimens aisesàd gérer dont on prendra souvent ; mais peu à la fois: comme du riscuit avec du lait ou une poule , de longe mondé,de 1 avoine gruée,du lait d’amandes avec un peu de lucre, íe bain une fois le jour , aveupartie d’eau dc son que l’on aura fait bouillir.

Et à la perte du sang,l’on saignera si elle est causée de plénitude;toutefois il faudra être bien avisé la-dessus.

La convulsion qui arrive aux enfans à cause des vents os desdents, ou par une humeur, ou par dts vers qui picotent leur estomac ,sc guérira en leur donnant les matins á jeun douze ou quinze grainsde rhubarbe ou d’écorce d’orange en poudre , soit dans du bouillon,ou dans un oeuf, ou dans une pomme cuite , ou dans des confiturespendant deux ou trois jours de fuite ; on pourra encore leur dormirde la menthe en poudre,& de fors à autre on leur fera avaler deux atrois gouttes d’eau thétiacale ou impériale, mêlées dans une cuilleréed’eau ; ensuite on leur frott.ra le nombril avec du jus d’abíinthe, ouavec du vin , dans lequel on aura fait tremper de [absinthe ou del’aloês ; ou on leur mettra fur 1e ventre une emplâtre composée aveadc l’aloës , dc la farine de lupins , autant dc l’un que de faune dé-tternpé avec du jus d’absinthe , que l’on étendra sor du linge , pou»Rappliquer comme il est dit. Les grcfidcs personnes useront d’eauitberiatale , ou d’eau impériale ; ou le serviront de la recepte qui aétiédonnée contre l’apoplexie : ou ils feront tremper une poignée de la-vande , lange Sc de marjolaine dans une pinte d’eau de vie , avec unquarteron de sucre pour cn prendre soir & matin une cuillerée , Scs'en frotteront les temples , 1c nez & Je dedans des mains , que l’onaj pelle paume de la main; l’on pourra y ajouter une poignée de serpolet:& deux pincées de betoine;i!s ne le serviront que de lavemens com-posez J’ablìnthe , de camomille & de mílelot, dans lesquels ils goû-teront deux onces d’huile de noix , & autant d’huile d’olive ; ils ava-leront quelquefois un bouillon du pot qui n’aura pas été salé ave#autant de gros vin , ou avaleront un grand verre d’huile d’olive.

II se la.t une convulsion pat le propre vice des nerfs , que l’on ap-pelle résolution, comme qui diroit rctirement des nerfs ; Sc une autr*pat accident, lorsque le nerf est piqué ; à celle-ci un hab le Cbiruvgieay doit remédier : l’autre dégénéré souvent en paralilìe qui cause mttremblement , ou engourdissement à la partie ou elle se jette; l’on yapportera les mêmes remèdes qu’aia paraliíìc. On réglera la dose ser-vant Rage 8c le tempérament.

11 y aen.ore une convulsion qui arrive par la piqueure d’un serpemou pour avoir avalé du poison , ou un remède vrolent ; celle-ci estuniverselle , qui se guér.t par des cordiaux comme theriaque , orvic-;tan, confection de jacinthe , d’alkermcs , vrai bol » corail & perses »ou cn avalant de la bonne huile d’olive.

Autres remèdes pour les Convulsions.

I. Prenez feuilles d’artemisc une once Sc demie, racine de péonemâle une once , vin bla*c une pinte;faites secher la racine de péonemâle , réduiícz-la ensuite en poudre fort subtile Sc la mettez avec lereste des drogues dans un pot ou poêlon bien r.et : faites-se bouillirfort lentement jusqu a la diminution de la moitié; passez cela par unlinge ou tamis bien sin,& donnez-en un verre au malade le matin Sc1e loir , & toutes les fois qu’il s’appertevra que son accès veut venir;il faut que se malade porte a son col un quart d’once de U poudre dcpéone pendant six mois , qu’on mettra dans un petit lac de taffetas.

II. Prenez de la racine de péone mâle nouvellement arrachée ,hachez-en avec un couteau ce que vous voudrez , Sc mettez-ie lousla plante des pieds dans vos bas.

C O

C O C’est un oiseau domestique qui est 1e mâle des poules. Ond:t qu’un bon coq ne fut jamais gras, Sc qu’;l doit suffire à douze pou-les. On distingue un coq d’avec une poule pat ses a gots Sc fa crête.On châtre ses petits coqs, & polit lors on les nomme chapons. Voyez,ce qu on en a dit dans le mot de Chapon. Les œufs que pondent sespoules qui n’ont point eu affaire au coq,ne sont pas bons pour êtrecouvez.

Marques d’un bon Coq.

II doit être d’une taille moyenne , mais plutôt approchante de I»grande que de la petite ; il doit avoir 1e plumage noir ou d’un rougeobscur ; la poitrine large & le cou élevé , sur lequel paroitront desplumes dc diverses couleurs. Ses cuillès doivent erre grosses, bien cou-vertes dc plumes, & ses pieds gros - a incz d’ongks&d argots. On con-né» t encore un bon coq a son bec court & gros, à ses yeux noirs, à ses ai-les fortes, & à là queue é.cvíe & recourbée j ulques vers le deflus de la tê-te. En un mot, choililsez un coq qui (b st for t éveillé, courageux, promptÀ chanter, careflànt lis poules, les défendant & les sollicitant à mander,COQUELICOT, ou PAVOT ROUGE. Les fleurs ducoquelrcoq en décoction , ou en eau distillée.. ou en sirop , ou enpoudre, sent employées dans la pleurésie pour faire,cracher. La dose estle poids d’un dcnu-écu. Voyez. Pavot.

CO