COQ. COR.
C O QU E L O UTs D E ow P A S S E-F L E U R, cn Latin TulsatiUa.
Description. Ce {t une plante dont les feuilles font velues, découpéesïnenu Sc semblables à celles du panais sauvage. Sa tige qui sort dumilieu de ses feuilles , croît à la hauteur d environ un demi-pied. Ausommet de la tige il paroit une fleur à íix feuilles disposées en rose >velues en dehors fans l’être en dedans , de couleur purpurine.
Lieu. Cette plante croît fur les colincs , proche les hayes , dans leslieux pierreux.
Propriété*,. Toutes les anémones ont la vertu d’ouvvir les veines, &J'attirer les humeurs j c’est pourquoi leurs racines mâchées attirent for-tement les flegmes de la tête ; elle mondifie les ulcérés sordides : lesfeuille Sc la tige cuite & mangée avec orge mondé , font venir lelait aux nourrices , & appliquées par le bas cn maniéré de ptílaireavec de la laine , le flux menstruel.
Culture de lu Coqudourde.
Pour avoir cette fleur belle & abondante, il la faut replanter au mois"de Septembre , & ne pas attendre le Pnntems, a catiíè des froiduresqui la font mourir. Tout ce qu’ellc jette,s’it touche la terre,reprendttés-facilement,étant arroíé. Lorlqu’on la sépare il faut ôter la vieil-le racine ; il suffit Cju’il y ait quelque périt filet : elje revient mémefans racine , pourvu qu'clle soit cn un bon lieu , elle reprend d'abord& en est plus belle. Sil’on en a peu il faut couper les tiges de bonneheure & l’empêcher de porter , la contraignant de rejet ter , autre-ment elle se perd facilement. Quand on la fait multiplier il n'y a pasun soûl brin qui ne serve & qui ne so divile , même fans aucune ra-cine , pourvu qu’on le faste de bonne heure. Elle ne so plaît pas augrand soleil.
C O QU ELU C H ?.. C’est une toux qui arrive pour l’ordinaireaux petits enfans, causée par une pituite salée qui tombe du cerveau,quelquefois par les fumées du bas ventre ; mais le plus souvent par unsang acre & subtil ; sitôt qu’clle leur prend ils tombent pâmez & tout■en moiteur. Plusieurs en sont morts pour n avoir pas été secourus;&ain de prévenir un si funeste accident , prenez deux onces de sirop■de pavot blanc > ou une once d'eau de vie , deux cuillerées de dé-coction de menthe , ou de marrube, brouillez tout ensemble, & leur-cn donnez par intervalle , particulièrement le loir cn les couchant.
Autre remède contre la Coqueluche.
Faites cuite dans leur bouillie gros comme une muscade de racinesdc fiante & de guimauve , ou deux têtes de pavot blanc dans undemi soptier de lait qu’on leur donnera à boire durant le jour , unpeu de vin, dans lequel on aura fait bouillir une pincée de serpolet,«m d’hyfope.y mêlant un peu de liure > oii l’on mettra infuser uneorne de graines de genievre à demi battu dans une chopine de vinavec un peu de lucre , & on leur en donnera à boire dans l’accès ;sinon o» ieut pendra au col une racine de flair.e fraîchement cueillie.
COR,
COR. C’eff la trompe des Chasseurs.
CORAIL. C’est une plante marine qui est aussi dure que la pier-re, On la trouve au fond de la mer attachée a des rochers, il y a troissortes de coraux, le rouge, le blanc & le noir.
Propriété Le corail rouge & le blanc ont les mêmes vertus. Onpréféré cependant le rouge à cause de fa teinture. On ses employépour arrêter les hémorragies & le cours de ventre , & pour adoucirjes âcretez de la luette & de l'eltomac. On broyé le corail en pou-dre subtile , & ladoze est depuis huit grains julqu'a une dcini-dragme.
Maniéré de tirer la teinture du Corail.
Prenez une pierre ponce que vous éte indrez trois ou quatre fois dansdc bon vinaigre, en un teifion, après savoir fait rougir, puis broyez-la : broyez de même le corail en poudre subtile , & faites un lit depierre ponce , dans un teilîon , puis dc corail , julqu'a trois fois ;que le premier & dernier soit de pierre ponce; luttez bien le teiilon &le mettez au four des Verriers ou Potiers pendant deux jours > Sc kretirez , & mettez du vinaigre fur lefdites poudres, & réitérez julqu’ace qu’ilne rougiikplus; après faitesévaporei seviraigre en un vaisseaude verre ou de terre plombé, auquelrestera la teintiue ou couleur dc co-tai!. On peut tirer par ce moyen toutes sortes de couleur s des minéraux& métaux réduits en poudre; la dose est dune dragme ou du poids d’unliard dans un muse
Pour faire une figure ou médaille en façon de Corail.
■ Prenez du vermillon bien broyé , dont vous ferez une pâte avecde l’eau gommée , puis vous en prendrez de petits morceaux de lagrandeur d’un sol & de l’é paiíseur dune carte que vous presserez dansvotre moule , afin que la pâte s’informe bien nette. Puis prenez delucre jaune & de la craie pétrie en eau de gomme adragant » doritVous emplirez votre moule. Lorsque cela sera sec vous le polirez Scaurez une figure qui représentera le corail.
CORDlì de crin. Terme de chaise. C’est lc trait dont on se sertpour mener le chien au bois.
Corde. Terme de jardinage , qui se dit des racines des plantespotagères ; d’ou vient qu’on dit raves cordees; c’est un motqniligni-fie que la rave est devenue creuse , Sc par conséquent insipide &mauvaise.
CORDEAU. Terme de jardinage. C’est une siseele de la gros-seur d’une plume à écrire , dont se Jardinier se sert pour mener biendroit tant son labour Sc ses planches , que ses allées & son plan ; cecordeau a par ses deux bouts un bâton pointu d’environ deux pieds aelong,autourddquels bâtons se cordeausetourne ou se tortille quand
COR.
2 I :
l’ouvrage est fait ; lotsqu’on veut s’en servir on fait entrer un de ceibâtons''bien avant dans la terre an point où doit commencer îe borddu labour ou des ailées , ou du pian, ou de la planche,& ensuite en1e détortillant on va planter l’autre petit bâton a l’axtre point ou ledoit terminer la ligne droite dont est question , & on prend foin dcbander ce cordeau le plus fort qu’on peut,afin qu’étant bien roide SCbien bandé, il serve d’une réglé infaillible pour faire les planches ou la-bours bien droits. Le Mallon appelle ligne ce que le Jardinier appel-le cordeau : bander le cordeau , tracer le long du cordeau.
CORDONNIER S. Leurs obligations.
Si ses Cordonniers ne sont fidelles à observer ce qui fuit , bien loir»d’augmenter leurs biens , ils font cn danger de lc perdre ; car Daviddit : Nifi Dominus ndificaverit domttm , in vantttn laboruvennt , quiedificant eam. Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’cít en vain que tra-vaillent ceux qui la bâtillenr. Qu’ils prennent donc garde.
I. Vils ont tous les ans élu en corps de Communauté ses Jurez, ainsiqu’il leur est ordonné, Art. i.
II. Si las Jurez de la Chambre ont fait exactement les visites néces-saires Sc ordonnées par les Statuts ,Art. 2. & 3.
III. Si les Jurez on t eu soin de rapporter exactement en justice les fau-tes, les abus Sc ses entreprîtes qui se sont faites lut le métier,&li lesJurez font bien lems charges, Art. 4.
IV. Sises Jurez de la visitation Royale ont exigé de ceux qu’ils oncpallé maîtres, tant pour leurs peines , que leurs salaires & vacations,plu; d’un écu pour chacun des Jurez proposez pour cela , & lòixant»fols pour l’occupation de la Chambre & le Ciicf-d’osuvre ; leur étant-défendu de prendre aucun autre droit, encore qu’il leur fut offert , àpeine de privation de leurs Charges ; sis sont obligez de restituer rouece qu’ils ont pris ou fait dépenser , S. 2 'hom. 2. 2. q, 02. Art , s. ntcorp. Ordonnance dc François I. rapportée au Chap. des Tailleurs,Art. 20.
V. Si les Jurez ont exigé desdits afpirans à la maîtrise plus qu’il n’csfcdit par l’Ordonnance : ou s’ils on: accordé la maîtrise pat argent, parfaveur ou amitié ; fur tout a ceux qui font incapables ; c’est com-mettre de grands péchez , & se rendre responsables de tous les mamíqui suivent : ils sont obligez à la restitution. Ordonnance de Ciiar-lesIX. if7$.
VI. Si ceux qui Ont été préposez pour faire la rccepte & dépense
qu’il convient f.ure tous ks ans pour les affaires du Cor ps Sc de la Cousemunauté,s’en sont acquitezen gens de bien,& on re-idu fidellemcncleurs comptes. Ordonnança de Louis XIII. 1614. *” -,
VII. S’ils onrécé apprenais se tems porté par les Statuts, avâhtqiurd’être reçus maîtres , Sc s’ils ont fait 1 e chef-d’œuvre, excepté-ks silsde maures , qui font exemts du chef-d'œuvre. Art. s. & s.
VIII. Si les maîtres avant que de recevoir 1 e chef d’œuvre > se fontenquis soigneusement de leur vie & de leurs mœurs aux maîtres qu’ilsont servi , tbtd. Art. s. ó> s.
IX. S’ils ont travaillé sidellement ,8cn’ont point acheté de méchan-te marchandise , pourrie ou brûlée , & l'ont vendue pour bonne, oi«pour plus qu’clle ne valoit ; il y a péché, Lc obligation «fen faire resti-tution. S. 2 hom. a. z q. 11. Art. 1. in corp. , *r'V
X. S’ils ont mis trois semelles aux souliers > commuais y sont obligez»si on ne leur ordonne autrement ; ou s’ils onc mis la semelle du mi-li.u de picocs Sc morceaux déja usez ; il y a péché Sc obligation derestituer ce qu’ils ont j.ns par detlus ce que les souliers valorem. S.Tnom. juprà.
XI. S’ils íc font servis pour faire des souliers , pentofles > mules .bomncs.de cuirs corroyez de veau pour la première femelle, de veaude bon courroi, & aux souliers de vache pour la premicre femelle decuir baudroyé&fortjíi cen’est quand on leur a commandé de les faireautrement. Art. z6 .
XII. S'ils se font fuir payer de leurs souliers plus qu’ils ne valoient. S.Thom. fuprà,q. 11. Art. i.m corp. Art. b• in corp.
Xíil. Si nonobstant les dtffcnses des Statuts . ils n’ont pas laífl’éd’achecer des souliers d.s chambellans. Art. z3.
XIV. Si étant apprentifs ou compagnons ils n’ontpas employé senttenis.Lc fait leur besogne comme ils dévoient : xl y a péché & obligationde restituer a leur maître ce a quoi se peut monter le tems perdu, auprorata de ce qui coûtoit pour leurs dépenses Sc leurs gages. Ta. No/tfraudantes. S. Tnom. Juprà , Art. 4. in corp.
XV. Si étant compagnons ils ont quitté la besogne de leurs maîtrespours'aller débaucher avec leurs camarades ; outre le pé.hé qu’ils com-mciteut par leurs débauches , ils sont obligez a réparer le tort qu’ilsont fait a leurs maîtres cn quittant leur travail. Art. 24.
X V I. Si contre ks Ordonnances du métier, ks compagnons fe foncingérez de faire qutìqu'ouvrage secrettement en leurs chambres . Scd’envoyer vendre ça Sc lá leurs souliers , de prendre des apprentifs :leur étant expresse ment défendu. Art. 23.
CORIANDRE, en Latin Coriandrum.
Dejcriftion. C’est une plante fort puante, quia la tige petite, ronde,branebuë de la hauteur dune coueée,ou d’une coudée Sc demie. Sesfeuilles sont blanchâtres , fort découpées ; cilles d’er.-bas , ou cellesqni ne font que commencer, lelïembícnt à celles du cerfeuil ou du pen-se ; mais celles du haut de la tige sont plus menues Sc plus découpées , dsla méme manière que celles de la fumttare. Ses fleurs viennent parombelle Sc fort blanches , d’où la graine est produite en taçon dsgnippe ronde , creuse Sc canelée : fa racine est courte & ligneuse ,lans beaucoup de sikmens.
■ Lieu. Cette plante vient dans ses bons terroirs cultivez; ses environsde Pal is en fournissent beaucoup ,& fur tout Aubervilitrs. Elle fleuriecû Juillet & Août»& peu après l'a graine est mûre.
Propriété*. L'herbe encoie fraîche .cuite avec de la mie de paia defroment ou de farine d’orge » digère toutes les tumeurs chaudes Scenflammées. La graine est bonne pour corriger la mauvaise haleine ,pour faite sol tir les vents ,Sc pour résister au mauvais air. Elle aidé’ D d iij encore