CUB. CUC. CUE. GUI.
marque un corps solide, étendu en tous sens, hauteur, largeur, lon-gueur & profondeur. Les- Arpenteurs & les Terrassiers en mesurant desvoilés solides, les réduisent au cube pour cn régler la quantité juste, Scpar conséquent le prix, soit de la chose faite, soit de souvrage a faire.Ainli on dit, saurai un écu, deux écus, Scc. de la toise, cela veut direou de la quantité de la chose vendue, achetée, échangée, ou du trans-port à faire de la chose. On dit.aussi, une toise cubique, c’est-a-dire,un toisé fait par des cubes.
CUC.
CUCURBITE. C'est un vaisseau de terre, de verre, d’étainoude cuivre étamé > où on met les matières que l’on veut distiller. Lorsqu’on veut faire quelque distillation en y adapte un chapiteau de ver-se qui a une embouchure proportionnée, & un bec.
CUE.
CUEILLETTE de fruits. C’est un mot assez ordinaire pourmarquer le teins dans lequel on cueille les fruits j c’est le tems de la cueil-lette des fruits, Scc.
CUEILLOIR. C’est une maniéré de petit panier long d’environun pied, large de cinqàfîx pouces, n’aïant point danses, Sc fait pourl’ordmaire d’oíier vert, assez grossièrement rangé. C’est dans ces for-tes de cuielloirs que les gens de la campagne apportent au marché leursprunes, cerises, groseilles » Scc.
C U I.
CUIR- Commerce des cuirs de Barbarie. Votez Barbarie.
CUISINE. C’est un lieu ou on prépare les viandes Sc ou on lesfait cuire. On doit y trouver tout ce qu’on appelle batterie complettede cuisine, telles que sont les chauderons, les chaudières, les caiîe-roles, les tourtières, les marmites, les cuillères à pots, ks coquemarr,les seaux, les badins, les tables, les plats, lesallicttes, les couperet:,les couteaux > les grils, les broches, Sc autres utenciles qui lerventbien utilement dans la cuisine. La cheminée doit être spacieuse > afinde pouvoir y mettre aisément les chauderons, les coquemars, les mar-mites Sc autres qui servent a faite cuite les viandes. On doit aulìi yplacer une ou deux crémaillères , si on les juges néceílàlres, des pel-les à feu, des pincettes, de gros chenets ou Landiers garnis de cram-pons qni serviront á soutenir les broches.
, On ne doit pas oublier de faire dans la cuisine un potager où il y aitplusieurs fourneaux pour . faite les ragoûts. A côté de la cuisine on aurafoin d’y ménager un endroit pour conserver fraîchement les viandes.La cuisine doit être rangée le plus proprement qu*il est possible.
CUIVRE. C’est un métal de couleur rougeâtre, qu’on tire deplusieurs mines d’Europe & principalement de Sueue& de Dannemar..On le trouve en morceaux , on lui donne le nom de cuivre vierge,on le lave pour nettoyer des parties de tare qui enveloppent fa su-perficie , Sc comme il y a beaucoup de difficulté à le faite fondre-, onemployé un grand feu pour mettre tn fusion. Use purifie ce ses scories,& on le jette dans des moules. I! tarent le nom de cuivre rouge.
Cuivre de rosette. C’est le cuivre rouge qui a été tonduplusieurs fois. La fonte le rend plus pur Sc plus ductile.
Cuivre b r u l e’. C’est celui qui a été calciné par un grand feu.Pour faite cette opération , qui enleve le souffre le plus greffier ducuivre, on le coupe en petits morceaux quarri s, on les stratifié dans uncreuset avec du souffre Sc un peu de sel marin. On fait entrer ce cui-vre brûlé dans la composition des onguens & des emplâtres. II est dé-tersif, Sc mange les chairs baveuses. II faut le choisir cn petits mor-ceaux quartez. plats , cassans, de couleur noire en dehors, rouge Scbrillante en dedans.
Cuivre Jaune. C’est un mélange de cuivre rouge & de pier-re calaminaire , qu’on trouve en abondance dans le pais de Liege.Voïez.. Calamine.
Cuivre. Tour blanchir U Cuivre.
Prenez d’arsenic Sc de Salpêtre , autant de l’un que de lautre, pi-•quez-lcs ensemble, Sc mettcz-les dans un pot de terre nonvernifé,quevous couvrirez d’un autre pot bien ajusté Sc bien luté ; meteez-ks à unfeu lent l’êspace de six heurts , approchant le feu de deux en deuxheures, Sc qu’aux deux dernieres heures le feu touche audit pot ; pre-nez de cette poudre Sc jettez-la fur le cuivre fondu deux ou treis fois,& puis jettcz-le cn grainaille dans l’tau > Sc il fêta presque aussi blancque de l’aigent; & pour [‘empêcher de se perdre il faut mettre un peude saint-doux dans la matière fondue, avant que de la jetrer.
Manier e £ argenter k Cuivre.
II faut faite fondre dans l’eau forte des retailles d’argent, selon laquantité de la composition qu’on veut faite j savoir, un denier par on-ce, & ne mettre de l’eau sorte que ce qui est absolument néceilàirepour faire cet argent. Pour y réuíiir, il faut avoir une petite phiolcde verre qui ait l’ouverture large sous laquelle on prèle nte une bou-gie allumée, jtssqu’à ce que présentant une péce de cuivre a la fu-mée qui sort de la phiole, elle n’en soit noircie. L’aigent étant amlìfondu, on le précipite dans un verre d’eau b:en nette, ou on le 1 aillel’espacc de vingt-quatre heures, parce que l’eau forte s’évapore encie-rement; L dans ce verre il faut avoir mis un peu de sol, Sc le fairedélaïer; on jette ensuite le tout sur du sel calciné & séché, & de tar-tre commun, dont on met autant pesant de l’un que de lautre , &selon la quantité que vous avez fait fondre d’argent; savoir , meonce pour un denier, comme j’ai déja dit, de forte que sur trois on-cecs de sel calciné & trois de tartre , il faudra six deniers d’argent ,qu’une once d’eau forte pourra aisément fondre , pourvû que votrephiole soit petite; il faut exposer le tout au soleil ou devant le feu juí-qu’à ce qu’on puisse le broïer sur un marbre, & en le broïant il sautbien remuer pour que l’argenc se mêle bien. On peut conserver cet-
C U L. C U M. C U R.
te composition autant de tems qu’on voudra, pourvû qu’elle soit dansune urne de verre, & qu’on la tienne dans un lieu sec.
Pour s’en servir, il faut que la composition ne soit ni trop claire nitrop épaisse, mais on la broie avec de l’eau jusqu’à ce qu’elle soiecomme de la bouillie, & on l’applique avec un morceau de linge,
CUL.
CULOT. C’est la p;ece de métal! fondu qui se trouve au fonddu creuset, & qui en garde la figure quand il est refroidi.
C U M.
CUMIN, en Latin Cuminum. On distingue trois sortes de cumin,le cultivé, le sauvage premier, & le sauvage second.
Description du Cumin cultivé.
Le cumin cultivé a la tige longue & étroite, les feuilles découpéesfort menues, de même que celles du fenouil : il fleurit par ombellescomme le fenouil, fur lelquelles il porte quantité de graines : l'a raci-ne est blanchâtre, Sc va rampant à fleur de terre.
Lieu. II aime les lieux chauds & boueux ; il croît en abondance au-près de la mer ; celui d’Ethiopie est le plus estimé, on le cultive dansTille de Malthe.
Propriétéz. II est bon à i’estomac, il échauffe > il est astringent &defficatíf; il est bon de rappliquer avec des raisins dcpaíîè, ou de fa-rine d’yvraie, ou du cerat , aux inflammations des genitoires.
Dejcription du Cumin Jauvage premier.
Le cumin sauvage premier de Matthiole, a une petite p'ante de hthauteur d’un pan, Sc menue, avec six ou sept petites feuilles menues,dentelées & découpées comme le gingidium ; à la cime ii y a cinq ousix petits boutons, tonds tendres, dans lesquels est la graine sembla-ble à la paille ; plus acre que celle du cultivé.
Lieu. II croît parmi les colines, en Lycie & Galatie d’Asie.
Propriétés II a les vertus du cultivé, Sc plus affiné, Sc même faicplus d’opérations : II a encore une vertu particulière contre les ferpensSc ks scorpions, avcc de l’huile, étant pris dans du vin environ unepincée; il modéieles dévoyemens d’estomac & le vomissement désor-donné; aussi pris en trois verres de vin au poids de trois dragmes, ilreíout les suffocations de la matrice.
Description du cumin sauvage second.
Le cumin sauvage second est assez semblable au cultivé, lequelsait plusieurs branches garnies de cinq ou six feuilles, allez grandes Scdécoupées ; il produit dans chaque fleur des grandes cornes faites enrond & dentelées, dans lesquelles est la graine comme celle de la nielle.-
Lieu. II croît en Galatie, Sicile, Asie. Sc celui d’Egypte est plusestimé.
Propriétés II a les mêmes vertus du premier sauvage, de plus étancinstillé aux oreilles avec de la graillé de veau ou du miel , il guérieleur bourdonnement : étant appliqué avec des raisins secs Sc du vi-naigre, il guérit les meurtrilîùres ; avec du vinaigre il ôte les len-tilles noires qui viennent dans le corps; on usé, dit GaLen, de la grai-ne de cumin , comme de celles de saisis , du catvi Sc du persil.Elle est chaude comme celles de ces plantes, elle provoque surine& résout les vents.
C U R.
C U R E’. Les Curez gouvernent le troupeau de Jesus-Christsous l'Evêque, ils sont les vrais Pasteurs d’une partie des fidèles com-mis à leur conduite, pour lesquels ils sont obligez de donner leur vie.C’est à eux d‘être pénétré plus que personne de la vérité de ces pa-roles du Prophète Ezechiel: Prttcèpta quacum fecerit homo , vitavivettc’est-à-dire, que celui qui fera la volonté de Dieu ou son devoir dansson état, sera béni de Dieu, non feulement pour le bien spirituel ; maisencore pour le bien temporel. Voici ses devoirs.
Lee principaux devoirs d un bon Curé.
Les devoirs d’un bon Curé se réduisent principalement à six chefs,i. Envers Dieu. i. Envers son Evêque, j. Envers le Ciergé. 4. Enverssoi-même. f. Envers ses Paroissiens. 6 . Envers son Eglise & autressoins Paroissiaux.
Devoìts des Curez envers Dieu.
1, Le Curé doit souvent converser avcc Dieu par soraifon > s’unirà lui par des actes de foi, d’espérance & de charité, Sc sur-rout enses fonctions, aussi bien que dans les difficultez qui se rencontrent sou-vent en fa charge, qui pour être quelquefois si grande, peuvent le dé-goûter, si par l'orailòn il ne prenoit des forces pour y résister , s’yappliquant à l’imitation de N. S. priant dans le Jardin des Oliviers,
a. II doit toujours fe tenir en la présence de Dieu, avoir un grandzele de fa gloire, une pure intention en tout ce qu’il entreprend; Silorsqu’il aura un bon succès dans (es travaux ou dans ses affaires, qu’ilaï loué à jamais le Seigneur, s qui toute gloire Sc tout honneursonedûs : Qu’à ses louanges ils joignent ks actions de grâces.
j. II doit avoir une grande dévotion envers Notre Seigneur Jtsus-C11 Ri s T en la sainte Eucharistie; procurer auprès de ses Paroissiens qu’ilsoit placé au milieu du grand Autel dans un Ciboire d’argent ou autremétal, selon la commodité, sous' un Dais suspendu , ou sous un persepavillon, ou renfermé dans un Tabernacle le plus embeji qu’il fera posesible: que devant icelui on éclaire une lampe toûjoui s ardente; & quandil le portera en Procession ou aux malades, qu’il soir accompagné, SCque ce soir avec beaucoup de respect, de models e & de dévotion.
4, Il doit toujours vivre cn état dc grâce; & s’il lui arrive par mal-heur de la perdre , il tâchera de la recouvrer au plutôt par le Sacre-ment de Pesitencc, afin que la vie qu’il donne aux autres, ne lui fer.ve point d’occalion de mort.
E c iij f, It
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