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iji D E C D E D. D E F.

& l'autrc découpée menu, un quart d’once de sassafras, & autant deSantal rouge râpé avec une lime de Serrurier; vous ferez tremper letout pendant vingt-quatre heures dans dix livres d’eau de fontaine dansun pot de terre verniié, Sc bien couvert fur les cendres chaudes,puis le fe-rez bouillir & diminuer du tiers, & fur la fin vous y mettrez un peude régliílè concaflé; vous le coulerez Sc mettrez dans des bouteilles,Sc en boirez au lieu de vin : vous ne mangerez point de salure, nichoux, ni pourreaux, ni oignons, ni autres méchantes viandes, peude potage, force rôti, & peu de bouilli: vous ne sortirez point le loirau ierain, ni le jour au soleil: il faut user de cette décoction douzejours de fuite.

Pendant ces douze jours, de trois cn trois jours vous ferez tremperà froid toute la nuit dans un verre de cette décoction un quart d’on-ce de séné du levant bien choifi, & une dragtne d’hermodactes concas-sées, Sc la paílèrez; le lendemain vous la prendrez â jeun, tenant lachambre ce jour-là, comme dune médecine; il faut vous abstenir detout excès.

Décoction contre la toux & la difficulté de cracher. '

Prenez une demi pincée d’hysope, quatre feuilles de pas d’âne, unefeuille de choux rouge, la grollcur d'unenoix de beurre frais, faitescuire le tout dans une chopine d’eau, dans un pot de terre bien net ,julqu’á la consomption de la moitié, Coulez-le & gardez-le dans unebouteille.

Le malade prendra iM petit verre de cette liqueur deux heures avantque de manger, le soir avant que de lè coucher, Sc le matrn a Ion ré-veil. On peut y ajouter un peu de sucre.

Au lieu de de.oction on peut en faire un sirop, si on en retranchele beurre, & qu’on y ajoíite une demi livre de sucre, Sc deux oncesde miel pour une chopine de décoction.

Décoction de Myrobolans pour la dijfenterie.

Prenez lecorce de myrobolans chebules une once, desmyrobolanscitrins une demi once , des raisins de corintlie deux onces. Faites cui-re le tout dans deux livres d’eau, c'est-à-dire deux chopines, jusqu’àla conlomption de la troisième partie : dillolvez dans la colature uneonce de sucre.

Clarifiez le tout, &l’aromatiscz de deux dragmes de canelle pourcn faire quatre doses pour prendre soir Sc matin pendant trois jours.

II faut remarquer que cette décoction ne se doit donner qu’aprèsavoir reçu des lavemens, Sc quelques infusions de Rhubarbe.

La teinture de roses rouges prise deux ou trois fois le jour, un bonverre a chaque prise est souveraine contre la dyllenterie ; elle sert auíliau flux hépatique, Sc aux défiuxion qui tombent sur le poumon oufur le gosier.

Décoction fudorifiqtte attribuée a Saint Ambroise contre lis fièvresintermittentes , les tierces , bâtardes & fièvres malignes.

Prenez une livre de millet nettoïé de sa premiere écorce, que vousfe:ez cuire dans une suffisante quantité d’eau de fmneterre, ou de fon-taine, julqu’à ce qui! creve; prenez quatre onces de cette décoction coulée& deux onces de vin blanc, Sc donnez cela tout chaud au malade, quiattendra la sueur au lir. Cette décoction provoque la lueur-appailè lasois, poulie le venin des fièvres malignes dehors.

DECOMBRER&decombre. Ces termes se disent des maisonsqui étant abattues taillent beaucoup d’ordurcs cc de poullieres. -Ainsi de-combrcr & ôter les décombres, c’eít ôtet toutes les ordures qui restentaprès quelques démolitions de bâtimens.

D ECO US URE S. Terme de chaise. C’est quand un sanglier abielle de ses défenses un chien.

D E D.

DEDANS. Terme de chaise. Mettre m oiseau dedans. C'est Im-pliquer actuellement à la chaise.

D E F.

DEFAUT. Etre en défaut , ou demeurer en défaut. Termes de chas-se qui se disent des chiens qui ont perdu les voyes des bêtes qu’onchaste.

DEFENSES. Ce font les grandes dents d’en bas d’un Sanglier.

DEFINITIONS de plusieurs mots. Votez. Terme.

DEFLUXION. Contre les désaxions fur les ép aides A fur les bras ,éa autres parties du corps qui font jans enflure.

Prenez fleurs de Genet, ce que vous voudrez, huile d’olive à pro-portion ; aïez une phiole de verre, remplilsez-la de fleurs de genet dansle tcmsqu’il est en fleur, bouchez-la bien & la laissez 'pendant sept ouhuit jours au soleil. Ce tems-la paflè, rempliíìez - la d’huile d’olive ,bouchez-la bien & l'cntertez dans du fumier dc cheval pendant un an.Visitez-!a tous les mois, Sc changez-la dc nouveau fumier, la rem-plissant toutes les fois d’huile en cas qu’il en manque, Au bout de l’anvous la retirerez du fumier, Sc la conserverez pour vous en servir aubesoin, vous en frottant chaudement les parties affligées, elle est merveil-leuse.

DeflUxions froides, foulures, dislocations .enflures & contusions.

Prenez de l’cau de neige, frottez-en la partie affligée, & s’il y a dis-location , faites un cataplâme de farine Sc dc blanc d’œuf Sc rappliquezdest’us.

z. Prenez limaces rouges, broyez-les, & les appliquez fur le mal.Elles ont une venu specifique pour cette sotte de maux.

DeflUxions froides.

Pienez huile de lis, huile de renard , huile de costus, huile de

DE F. DEG. D EÍI. DEL. DEM.

castoreum de chacun une once, cite jaune deux onces , raisins de painquatres onces, eau de vie rectifiée deux cuillerées, mettez le tout dansun pot convenable, faites-le cuire à petit feu, julqu’a la consistanced’onguent, conlcivez-ic Sc vous cn servez au beloin ; pour lors vousaurez soin d’en mettre une emplâtre lur la fluxion & d’cn changersouvent.

DEFRICHER une terre. Terme d’Agriculture. C’est remettreen labour, c’est-à-dire labourer une teire qui ne la été de long-tems,ou ne la peut-êtie jamais été; & cette terre ainsi défrichée est ensuiteempioiée en semences, ou en plan d’arbres.

DEG.

DE’GOUT dans les Hommes , chevaux, bœufs, cochons, Scc.Votez le mot de chaque chose,

DEGRE’, Terme de chaste. C’est l’endroit vers lequel un oiseaudurant là montée ou élévation tourne la tête, & prend une nouvellecarrière; ce qu’on appelle second ou troisième dégré, jusqu’a ce qu’ilíc perde de vue.

D E H.

DEHARDER Terme de chaise. C’est ôter des couples que l’ona paílées dans le milieu d’une couple qui tient deux chiens, pour entenir plusieurs ensemble, & les en ôter auslì quand ils ontlesjambesprises dans leurs couples.

DEL.

D ELIE’ES. Terme de chaste. Ce font les fumées bien mâchées jque nous appelions en terme de chaise, bien moulues.

DELIRE. C’est une action dépravée tant a i’tgard de l’imagína-tion, &de la pensée que de la mémoire. La cause externe vient quel-quc-foiS d’avoít mangé beaucoup d’ail, doigtions & de fèves qui ontune qualité particuheie de bkster tels organes ; ainsi que la jusquia-me, la coriandre verte, l’ache des montagnes, le solanum, la man-dragore Sc le safran. Le délire arrive aussi par une peur, Sc par unefraieur subite, ou par une iuprellion des mois, ou par une bile con-tenue dans l’estomac, ou par la vapeur du charbon, ou parl’ivrogne-ric, ou pat la propre diminution du ccmauqui est ordinaire à quel-ques vieillards, ou a ceux qui ont perdu beaucoup de sang.

L’on connoit ceux qui sont en délire, d’autant qu’ils ne savent ccqu’ils disent, ni ce qu’ils font ; ceux qui font d’un tempéramment chaud& sec, Sc qui ont le cerveau humide, y font fort sujets.

Le délire qui vient d’une grande sécheresse est très-diftìcile à guérir,& lorfqu’il est joint à la folie, il est incurable.

II y a plus a elpérer à ceux qui ont l’humeur gaie, qu’à ceux quifont sérieux.

L’urine blanche & transparente est un signe mortel, celle qui estchargée, présage la santé.

Lorsque le délire cede au sommeil, il est sans péril; mais quand ilvient après une perte de sang, & qu’il y a convulsion, le danger estgrand.

Quoique la cause soit interne > on emploiera les remèdes suivans.

Kemede contre le délire.

Prenez un gros de rhubarbe, mastic, un grain; de seamonée, cinqgrains; de séné, du polypode. Sc de lepithime, de chacun deux drag-mes; mettez tout en poudre bien subtile, & donnez - cn une dragmedeux sois la semaine aevant le repas : on peut, si l’on veut, la mêleravec un peu de liiop, ou quelque confiture que ce soit, oudebouil-.Ion. L’on pourra se servir encore de cette recepte.

Autre. Pienez de l’epithime demi-once : de la pierre d’Azur prépa-rée , de l’agaric, de chacun deux dragmes, de la ícamonée une drag-me, de clous de gérofle une vingtaine , réduisez le tout en poudrebien subtile, & donnez-cn deux dragmes mêlées dans ce que l'on vou-dra une fois la semaine.

Autre. L’ulàgc ordinaire des mirobolans confits convient à toutes lesmaladies d’efpnt.

Toutefois on ne sc servira point de ces remedes, si le délire est unsymptôme des fièvres continues.

DEM.

DEMANGEAISON. Kemede pour les démangeaisons , gratelles , ro-gnes & autres qui viennent aux mains , jambes Qo autres partiesdu corps.

Prenez eau de forge de maréchal, faites-y fondre une poignée desel; de cette eau tiede lavez le lieux granuleux : quand la gale sera lé-chée, étuvez-la avec de la crème de îait de vache. *

Autre. Prenez térébenthine de Venise deux parties, lavcz-lacinq oufix fois en eau fraîche, ou en eau rose; après quelle fera bien lavée,ajoutez une partie de beurre frais salé, un jaune d’œuf Sc le jus d’uneorange aigre, faites-en un liniment, dont il faudra frotter les lieuxgaleux devant le feu.

Autre pour les petits enfans.

Prenez jus d’ortic, & onguent populeon, faites-en un liniment; oubien prenez fuye subtilement pulvérisée , mêlez-la avec du vinaigreforc,oignez-Lnla place après que vous saurez bien frottéejusqu’aiu-brication du cuir.

DEMEURER, à demeurer. Terme de Jardinage qui sc dit desplantes qu’on seine en pleines terres pour y rester jùlqu a ce qu’on lesconsomme, car il y en a qu’on semé pour être transplantées, parexemple, les chicorées blanches, les porreaux, &c. d’ordinaire on se-mé à demeurer le persil, le cerfemlle , l’oignon, les carrotes, les pa-nais , &c.

DEMOISELLE suivante. Une Demoiselle suivanten'est auprèsd’une Dame que pour lui faire honneur, & raccompagner a la Mes-se , aux visites, & par tout où elle va, I! faut qu’elle^la sache biencotiser , & Tajuster suivant la mode, Sc à l’air de son vilàge; qu’el-le soit complaiíànte Sc de bonne humeur, qu’eile évite toujours