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Les oeufs font rares en ce tems, le beurre de même, Sc !es froma-ges ne font pas communs, & toutes >.es denrées par conséquent très-bonnes à vendre.
On en dira de même des fruits dont on fait un gros argent ; tels fontI’échaílerie, f épine d'hivcr, la poire de satin, le colmar, la merveilled’hiver, le messire-jean d'hiver, l’archiduc, le galctier, le franc-real,l’amadote, le parmin, le portail, les germains Si autres.
Et si l’on n’a point vendu son vin aux Marchands dans ce mois,qu’on ne refuse point de le faire, li-tôt que l'occasion s’en présentera.
Foires qui se mangent au mots de Déembre.
La poire de saint Augustin fe mange à la fin de Décembre. Lapoire de topinambour, ou fin musqué, de même. La po re c,c fucrinHoir, bonne en Décembre &cn Janvier. Lapoiiettanquillon-vitrai estmure en même tems.
DECHAPERONNER. Terme de Fauconnerie. C’est ôter lechaperon d’un oiseau quand on veut le lâcher. On dit : Déchaperonnez.cet oiseau.
DECHAUSSER un arbre. C’est ôter ou découvrir en Autom-ne une partie de la terre qui est fur les racines , afin que seau despluies & des neiges de l'hiver entre plus avant dans les racines ; celaest bon à taire dans les terres seches, & nullement dans celles qui fontnaturellement humides.
DECH AUSSURES. Terme de chaste. C’est le lieu où le loupa gratté, où il s’est déchausté.
'DECOCTION. Les décoctions sent des élixations de médica-mens faits dans quelque liqueur; elles sc font quelquefois pour atten-drir 8c pour cuire les médicamcns, & quelquefois auslì pour leur ôterou pour corriger quelque mauvaise qualité ; mais leur j lus grand usageest pour communiquer leur vertu à quelque liqueur, 8c pour atsemblerdans cette même liqueur les qualitez de divers médreamens.
Les infusions font différentes des décoctions en degré de chaleur, Sien longueur de cuite, les infusions fc font quelquefois (àns feu, Si lorf-qu’elles en ont besoin, il doit être si modéré, qu’elles ne font faitessouvent qu après un tems allez long, tantôt de plusieurs heures > Sctantôt de plusieurs jours ; au lieu que les décoctions sont faites quelque-fois dans un quart d’heure, dans une demi heure, ou dans une heure,Si que la plupart des plus longues n’cxcedcnt pas cinq ou six heures :on joint ces deux préparations, à cause de la grande affinité qu’ellesont l’une avec l'autre, Sc que le plus souvent les décoctions font pré-cédées des infusions de la matière qu’on veut cuire, si les matières sontde substance un peu compacte, on peut bien y emploïer depuis huitjulqu’à neuf ou dix fois autant péfant de liqueur.
Les décoctions font différentes suivant la diversité des mixtes qu’onveut cuire, car ceux qui font de substance compacte Sc difficile a pé-nétrer, demandent une bien plus longue cuite, que ceux qui sont desubstance tenue ; la même diversité de substance demande encore plusou moins de liqueur, car il en faut bien plus pour les médicamcns quiont besoin d’une longue cuite, que pour ceux qui la demandent moin-dre ; parcc qu’une longue décoction consume beaucoup d’humidité.La proportion ordinaire doit être de six fois autant péfant de liqueur ;& li elles sont dune substancetout-à-faitcompacte, on peut aller jus-qu’à douze, Sc même jufqu’à seize fois autant péfant de liqueur.
On a déja fait observer que les médicamcns de substance compactepeuvent souffrir la décoction plus force Sc plus longue que ceux desubstance moïenne, qui même ne la peuvent pas souffrir violente, Scque de ceux de substance tenue , qui ne le peuvent pas souffrir beau-coup ; il y en a même qui ne sont pas mis dans la décoction > que lorf-qu’on la veut tirer du feu : il y en a auffi d’autres qui n’ont besoin qued’une simple infusion pour communiquer leur vertu à la liqueur; ainsiil est absolument nécessaire que le Pharmacien connoillé la diverse sub-stance des médicamcns, pour juger par-là comment il doit faire leurdécoction, ou leur infusion; parce que k plus souvent les ordonnan-ces ne prescrivent, ni la décoction des médicamens, ni les dégrez du feu,ni la longueur du tems nécessaire à leur cuite, Sc que le tout est remisa la prudence de l’Artiste.
Pour procéder par ordre lorfqu’il faudra faire une décoction deplusieurs médicamcns, on commencera par les plus solides, tels que sontles bois ; après on mettra les racines Sc les écorces ; ensuite les fruits,Jcs herbes, les baies Sc les semences, Sc enfin les fleurs : on tapera,on écrasera, ou on incisera bien menu les bois, les racines, les écor-ces ; on fendra les fruits, on incisera les herbes, on brisera les baies Scles semences, Sc on mettra les fleurs telles qu elles font : cette régienéanmoins n’est pas si générale qu’elle n’ait ses exceptions ; car unbois de substance rare & spongieuse, demandera moins de cuite qu’uneracine bien compacte: forge entier souffre autant de cuite que le bois;d’ailleurs les bois Sc les racines aromatiques ne peuvent pas souffrir unelongue coction, lans que leurs meilleures parties se dissipent: les écor-ces , les fruits Sc les semences aromatiques ne demandent qu’une sim-ple infusion : la racine de réglisse se met après ses herbes, les capil-laires en même tems que la réglisse , ou immédiatement après : lessemences froides en même tems que les fleurs ; la fleur de nenufarsouffre presque autant de cuite que les herbes. On doit observer unordre semblable dans les décoctions des animaux ; can les cornes 8c lesos demandent une bien plus longue cuite que les chairs; 1e bœuf quele mouton ; le mouton que 1e veau 8c 1e chapon ; 8c l’un 8c l’autreplus que le poulet.
Ces génétalitez seront beaucoup mieux démontrées dans la fuite dece Livre.; 8c quoique les divers exemples de décoction qui s’y rencon-treront pourroient suffire, on ne laissera, pas d’en donner quelquesdescriptions qui serviront pour certaines décoctions qu’on a accou-tumé d’ordonner, fans désigner les médicamens dont elles doivent êtrecompoíées.
Décoction cordiale.
Pour faire cette décoction il faut prendre premierement de forgeentier , des racines de scorsonère, de bourrache, de buglofe, îlechacune une once. a. Des feuilles de scorsonère, de bourrache, de
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bugofe, dsendìve, de chicorée, d’alleluia, de chacune une poignée.h Demi poignée de capillaire de Montpellier. 4. Deux gros de ré-glisse ratissée, s. Des quatre semences froides mondées, de chacunedemi gros. <>. Des trois fleurs cordiales , de chacune demi pincée.De toutes ces parties faites la décoction dans six livres ou trois bon-nes pintes d’eau de fontaine mesure de Paris, que vous ferez bouillirfur un feu clair, jufqu’à ce quelle soir diminuée du tiers , suivant lamaniéré ci-deílìis expliquée.
On lavera bien forge, & on la fera bouillir un bon quart d’heuredans seau, puis on y ajoutera les racines qu’on aura bien lavées, néc-rosées de leur cœur Lc de leur écorce superficielle, Sc bien incisées; onles fera bouillir encore avec forge pendant un bon quart d’heure,on y mettra ensuite les feuilles de scorsonère, de bourrache, de bu-glosè, d’endive, & de chicorée bien lavées & incisées ; 8 c après lesavoir fait bouillir un petit quart d’heure parmi tout le reste, on y ajou-tera la réglisse raclée & bien écrasée , l’alleluia & le capillaire légère-ment incisez ; on leur fera prendre quelque petit bouillon , puis on yajourera ses semences froides bien écrasées, Sc les fleurs cordiales ;8í sesaíant bien plongées dans la décoction, on ôtera la bassine de dessus 1efeu > 8c on paísera la liqueur par une chauíle, ou par un drap, lors-qu’clle sera à demi refroidie.
Decoctiom petlorak ou Jlomachale.
Pour faire cette décoction pectorale, il faut prendre premierementune demi once d’orge mondé. 1. Des jujubes Sc des sebestes, de cha-cune une douzaine. 3. Six gros ou dragmes de raisins mondez deleurs pépins. 4. De bonnes figues bien nourries, Sc de dattes fans leurnoïau, de chacune demi douzaine, s. Des feuilles de scabreuse Sc depulmonaire, de chacune une poignée. 6 . De l’hysope, de polytrich,
Si des feuilles de tussilage, ( vulgairement dit pas-d ane ) de chacuneune pincée. 7. Deux gros de réglisse. Faites la décoction du tout dans.quatre livres d’eau de fontaine, réduite en bouillon fur un feu clair auxdeux tiers, suivant la maniéré ci-après.
On fera bouillir un bon quart d’heure forge mondé dans seau, puison y ajoutera les dattes fans noïau > ses raiims fans pépins, ses figues,les jujubes & les sebestes incisées : on fera bouillir ces fruits avecforge pendant un nouveau quart d’heure, puis on y ajoutera la sca-breuse, la pulmonaire Sc l’hysope incisées ; on les y fera bouillir en-core un nouveau quart d’heure, après quoi on y ajoutera la réglisseraclée Sc bien écrasée, le polytrich Sc le tussilage ; 8c après leur avoirdonné un petit bouillon, on ôtera la décoction du feu, Sc on la cou-lera lortqu’elle sera à demi refroidie.
Décoction hépatique apéritive.
Pour faire cette décoction, il faut premierement des cinq racinesapéritives, de fraisier, de la buglofe, de chacune six gros oudragme ;des feuilles d’endive , de'chicorée , de houblon , d’agrimoine , depimprenelle , de cerfeuil. Sc de dent de lion ou pissenlit, de cha.uneune poignée, z. Du capillaire de Montpellier Sc du polytrich , dcchacun demi poignée. 3. Des semences d’ache 8 c de greinil , dechacune deux gros. 4. Des quatre semences froides mondees, de cha-cune un gros. 3. Deux gros de réglisse. 6 . Des fleurs de buglofe, debourrache, de genêt, de chacune une pincée. Faites de toutes cesdoses suivant la méthode ci-deflous, la décoction dar s huit livres d’eaude fontaine, ou quatre bonnes pintes, réduites à force de bouillir furun feu clair aux deux tiers; quantité requise pour cette décoction.
On lavera bien les racines, on les nettoiera de leur cœur Sc de leurpetite écorce, 8c les aïant écrasées Sc incisées, on ses fera bouillir de-mi heure dans seau, puis on y ajoutera le houblon, f endive, la chi-corée, Patrimoine, 1 e pissenlit, la pimprenelle 8c 1 e cerfeuil incisez,que l’on fera bouillir encore environ un quart d’heure parmi les raci-nes, puis on y goûtera les semences d’ache Sc de Miltum Soli s, gre-mil, ou herbe aux perses pilées, 8c les aïant fait tant soit peu bouil-lit , on y ajoutera la réglisse rauflée Sc brisée, 8c un moment aprèson plongera la décoction, les semences froides écrasées 8c les fleurs ,on tirera en même rems le vailleau du feu ; on coulera la décoctionlorsqu’ellc sera à demi froide > pour s en servir avant qu’elle se corrompe.
Décoction céphaliquc.
Pour faire cette décoction céphalique, il faut prendre piemierementdes racines dc la grande valériane, d’iris de Florence, de pivoine mâ-le , ou véritable acorus, Sc du gui de chêne , de chacun une demionce. z. Des feuilles de betoine, de sauge, de marjolaine, de cala-ment de montagne, de germandrée, de chacun une poignée. 3. Dessemences de rue, de pivo.nc mâle 8c des baies de genievre, de cha-cun deux gros. 4. Des fleurs de romarin, de stecas, de lavande, desouci, de lis des valées ou muguet, de chacun une pincée, f. Uneonce de tartre crud. De tous ces ingrédients, faites selon la maniéréci-dcssous la décoction en six livres d’eau de fontaine, diminuée d’unequatrième partie fur le feu clair.
Le tartre crud est ordonné dans cette décoction, tant pour commu-niquer à l’eau la vertu des médicamens qui sont ici ordonnez, que pourretenir en quelque sorte leurs parties volatiles, 8c empêcher leur dissi-pation pendant la cuite.
II faut bien écraser les racines de pivoine, de valériane, d’iris Scd’acorus, de même que le gui de chêne 8c le tartre crud; vous lesmettrez dans un pot de terre verni, avec Peau ordonnée ; 8c aïantcouvert le pot, faites bouillir la décoction à petit feu pendant un pe-tit quart u’heute, puis on y ajoûtera ses herbes incisées ; 8c aïant couvertle pot, 8c ses aïant fait bouillit encore un quart d’heure > on y joindrales baies de genievre 8c ses semences. on recouvrira le pot , aïantdonné au tout quatre ou cinq bouillons, on ajoûtera Sc on plongerales fleurs dans U décoction, on couvrira 1e pot 8c on 1e tirera du feu ;& lorsque cette décoction sera à demi refroidie, on la coulera en ex-primant légèrement 1e marc, 8c on la gardera pour s’en servir au besoin.
Décoction pour guérir la feiattque.
Prenez une once de salsepareille, demi once bonne fquine, Puns
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