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étoit légitimement acquis, car le bien de l’Eglife étant celui de Dieu,& le patrimoine des pauvres, ne doit être emploie qu’à leur soulage-ment &á des œuvres de piété & non pas àl’agranditlement des familles.
VIII. Du jeu; combien de familles voit-on dans le Roiaume qu’ila ruiné de fond cn comble ; il nëst permis de jouer que pour í'e délas-ser , & encore peu de rems, peu d'argenc Sc avec peu de gens.
IX. Des procès & des divisions, qu’on ne veut pas terminer à l’a-miable, & qui épuisent les familles les plus riches.
X. Des dépenses excessives Sc disproportionnées à son état & à sonrevenu, dans les meubles, dans les habits, dans les équipages, & sur-tout dans la table , où l’on ne regarde pas la frugalité & l’œconomieconvenable.
XI. De l’éloignement de fa paroisse, & du peu de soumission qu’ona pou. son pasteur légitime.
XII. De rirréligion Sc du crime dans lequel on vit, qui fait queDieu ne bénit point les desseins qu’on forme, le travail qu on fait, Scce qu’on entreprend.
XIII. De la dureté envers les pauvres, car Dieu est libéral enversceux qui le sont; il refuse de donner à ceux qui ne donnent rien, Scnous traite comme nous traitons les autres.
XIV. De l’oiliveté; on perd le teins inutilement, on est paresseux& fainéant j ainlilcs affaires vont en décadence, on ne fait pasles cho-ies dans le tems requis, on perd les occalions , Sc on n’y peut plusrevenir.
X V. De la profanation des Fêtes & des Dimanches soit en travail-lant ces jours-la, soit enlespaílàntdansles débauches, & les mauvaiscommerces.
D E V.
DEVOIEMENT. Recette four guérir le dévoiment.
Prenez oour deux liards de pain a chanter, pour un sold’eatl rose,un demi íeptier de lait de vache, & deux jaunes d’œuf. Délaiez letout ensemble. Votez Diarrhée, & Flux de ventre.
D I A.
DIAGONALE. Terme de Géométrie. C’est la ligne qui estmenée du sommet d’un angle à son opposé dans un parellelograme, ouautre figure rectiligne. On dit ausli en t erme de Jardinage des lignesdiagonales, des allées diagonales. Ce sont des lignes ou des alléestirées en croix de coin en coin au travers d’un quarté pour en bien voir1e niveau.
DIAMETRE. Terme de Géométrie. C’est une ligne qui estmenée d’un point de la circonférence du cercle à un autre, & qui pas-se par le centre.
DIAPHRAGME. Ce que c est que Diaphragme.
Les intestins sont séparés d’avcc le cœur & les poumons par unmuscle rond appellé diaphragme, principal instrument qui sert à la res-piration. II est par tout charnu & membraneux, son intérieur est revê-tu de deux tuniques, l’une vient de la pleure, & l’autre du péritoine.II a une ouverture par où il donne pallage à la veine cave, & une au-tre a [ œsophage qui est un long & rond tuyau qui descend depuis lagorge juíqu’à l'cstomac : & qui sert de canal aux alimens.
DIARRHEE. Quoique la diarrhée soir prise pour flux de ventre,on la diitigue néanmoins des antres par le peu de douleur que l'onrelient, par la diversité des mat ici es que l’on rend, qui sont tantôt jau-nes, tantôt noires, tantôt glaireuses, Sc pat fois mélangées; ce quiarrive poui ['ordinaire aux enfans a qui les dents veulent germer, ouqui prennent plus de lait qu’ils n’en peuvent digerer, & aux vieillardsà qui lâchaient naturelle commence a diminuer; elle clt plus fréquen-te en Eté, qu’en toute autre saison.
Les bogues sont sujets a la diarrhée.
Le vômilièmcnt qui survient à une longue diarrhée, la guérit.
La diarrhée guérit ausli les chassieux.
La diarrhée survenant à ['inflammation du foie, de la rate, du ven-tricule, & autres parties naturelles, pourvu qu'il ait un peu de coc-tion , est très-bonne.
La diarrhée qui dure long-tems, soit en l’hydropisie, ou cn poû-monie, ou en la fièvre étique, est un ligne mortel.
Remède four la Diarrhée.
Prenez de limailled’acier & de sol ammoniac parties égales, pilez-les ensemble, ensuite mettez-les dans une cuillère de fer entre les char-bons ardens, l’aïant couverte d’un cul de pot. L’ammoniac se fondraen pâte rouge; jettez-le dans une écuelle, réduisoz-le en poudre, & sé-parez l’ammoniac par l’eau chaude, & le crocus demeurera. Prenez decrocus que vous réverbérerez pendant deux heures; puis faites l’imbi-her avec du vinaigre & le résoudre a l’humide, laillez-le coaguler fur lescendres, puis lavez le plusieurs fois avec de l’eau de vie , & l'echez-leà feu lent à conlistence de pilules. La dose est depuis six grains jufqu’adouze : on boit un verre de vin blanc par dessus : il est bon aussi pourìa dyliénterie, toutes maladies du foie, de laratte, Sc pour la gono-rhée. II provoque les régies.
R E M a r ç^_u ï.
Dans la cure de la diarrhée, si vous donnez des sudorifiques, la gué-rison fera plus sûre.
Autre. Prenez de la terre sigillée en poudre subtile, arrosez-la avec['esprit de vitriol, à consistencc de bouillie, distillez à siccité , remet-tez d’autre esprit & faites comme devant, ce que vous réitérerez pourla tioisiéme fois, pulvérisant, deiléchant à chaque fois: enfin mettez-1e refondre à la cave. La dose se prend dans un bouillon julqu’à cequ’il soit acide ; il est bon aussi a la dysenterie, hémorragies, fièvresmalignes, vômissemens, Scc.
Autre remède.
Prenez un jaune d’œuf avec deux ou trois cuillerées d’huile, battezbien le tout & le prenez.
DIA. D I C. DIG. D I N.
Autre remede four la diarrhée avec flux de sang.
Après chaque repas, buvez un verre de vin d’alicante rouge, oude vin d’Espagr.e ; si l’on n’a pas la fièvre, dans peu de jours on enest quitte.
Autre Rémede.
Les vieillards en feront guéris cn leur donnant quatre onces de plan-tain avec six gros de catholicon double mêlez ensemble; on leur feraprendre cette potion deux ou trois fois, laissant un jour d’inrervalle.
Autre. Prenez une dragme de rhubarbe découpée, ttois dragmesd’écorce de myrobolans citrins concassez, une pincée de roses de pro-vins, quatre onces d’eau de plantain; mettez-les infusé: ensemble íùrdes cendres chaudes pendant une nuit, puis coulez 1 infusion, & parragez-la en deux prisés ; mettez «tans chacune une once de sucre, faites avaler lapremiere à cinq heures du matin, à lept un bouillon , & a dix la dernieie.
On donnera des lavemcns avec de Forge entier &duplantin, de laronce & du pourpier,y mêlant quelques jaunes d’œufs, du sucre rou-ge , ou du miel rosat, avec deux cuillerées d'huile d’olive, ou d’huilerosat.
On pourra encore fe servir d’une bouillie faite avec de la farine defroment, & de la poudre d’Iiis & du lait, dans lequel onauraéteintune pierre a fusil.
Autrement. Ou bien on mettra en usage le sirop d’absinthe, ou ce-lui de menthe, ou de la conserve de rosé, ou de gratecul, mêlez d’unpeu de thériaque, ou d’orvietan.
On leur défendra de manger du porc frais, du veau, Sc de touteautre viande gluante. du laitage, de la salade Sc des fruits cruds.
Autre Remède.
Quant aux enfans on leur fera prendre de fois à autre une cuille-rée de sirop de chicorée, ou huit à dix grains de rhubarbe en pou-dre dans une portion de leur bouilhc, avec quelque coings confits cngelée ou groiíéilles; ou bien dans un petit potage , on leur mettra unpeu de corail préparé, ou des perles, ou de mastic, ou une pincée degraine de plantain, oudu pourpier, ou d'osciille.
On pourra encore leur donner a boire de la tisonne de corne dccerf, ou d’ivoire, ou de l’eau simplement dans laquelle on aura éteintun fer chaud, ou une pierre a fusil. Voyez. D e v o ie m e n t ou Flux
DE VENTRE.
D I C.
DICTAME. La racine de dictame est fort recommandable con-tre les poisons & venins, vers des petits enfans , & maladiessooidesde matrice. Prise par la bouche cn décoction, ou en poudre avec duvin le poids de deux dragmes, ou appliquée ou cmploïée en parfum,elle provoque les mois des femmes. Le poids d’une diagme avec dé-coction de gayac , profitable aussi contre la peste, en quelque forte qu’onen puisse user.
DIG.
DIGESTION. C’est quand on laisse tremper quelque corps dansun dissolvant convenable a une très-ltnte chaleur par le moïen d’uneliqueur.
DIGESTION des alimens. Voyez Indigestion.
D I N.
DINDES. Ces animaux rendent beaucoup de profit, & quelquepeine qu’on pudlè prendre á les élever, on re doit point en avoir re-gret , le plaisir d’cn jouir de quelque maniéré qu’il nous plaît, nousdédornage aisément des soins qu’il nous en coure.
Dans le commencement ccs animaux à la vérité donnent plus depeine que les poules communes, étant beaucoup plus susceptibles defroid; mais avec le tems Scies soins qu’on y prend, on en vient tou-jours á bout, pourvu qu’on veuille observer tout ce qu’on va dire-ci-après. C’est abus d’en élever peu , car elles coûtent plus que quand ily en a beauconp, & en voici la raison ; c’est qu’un petit nombre quevous ne soignez pas, vous cause plus dc dommage Qòit aux vignes,soit aux Jardins, soit aux blés, que n c fera un giand troupeau, donton donne exprès la conduite â un Diudonnicr qui les menant pairieen campagne pendant tout le jour les oblige de íè nourrit déracinés,de vermines, d’herbes, & de fruits sauvages qu ils rencontrent ; ec quine lai fié pas de les bien entretenir: au heu qu’en arant peu, commeon a dit, ce petit nombre ne permettant pas quon le commette a lagarde de qui que ce soit, il faut dans la cour fans cefle lui donner àmanger, ce qui coûte plus que les poules dindes ne valent loríqu’ellessont grandes; ces animaux étant fort gourmans. Sc ne fe contentantpas d'un peu de grains qu’on leur jetteroit; mais avant que de leurdonner á manger, ou dc les mener au pâturage, il faut qu’ils aientpris Fêtre; disons donc avant que de passer outre, quels sont les moienspar lesquels on peut contribuer à les faire naître.
Quant au choix des œufs pour couver Sc la préparation des nids,c’est comme aux poules communes; il ne reste plus id qu a observer,après que les poules Dindes ont fait leur ponte qui fe monte à douzeou quinze œufs, le tems aufquelles elles commenceront à garder lenid , est une marque qu’elles voudront couver.
On leur donnera quinze œufs à la première couvée à cause du froidqui n’est pas encore tout-à-íaitpa(lè dans ce rems-là, & dix-huit lorsqu’on les met couver une seconde fois qui est le mois de Juillet, Sccomme il est à remarquer qu'il réimporte que les dindons naisse nt oucroiilènt, au dccours de la Lune, on saura feulement qu’ils sont unmois à éclore, pendant lequel tems on fe donnera de garde de toucheraux œufs, crainte de quelques inconveniens aufquels ils sont sujets.
On soignera en cet état a ne point laillér manquer de nourriture lescouveuses, Sc on les lèvera roûjours fort doucement de dessus leursœufs pour les faire manger Sc boire ; car autrement ces animaux, tantils sont quelquefois échauffez à couver, felaiileroientla plûparrmou-rir