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D í R

’rir de faim dessus , eussent-ils même de la nourriture devant eux , si'en 11 e ks obiigcoit de manger ; ce foin qu’on prend les sollicite àvuider , ce qui les foulage beaucoup dans leur emploi. |

Le teins venu que les dindons doivent cclore , on leur aidera , jcomme on a çnfeigné pour les poussins ; & enfin après qu’ils íèr-onttous hors de la coquille , on les élèvera > voici comment.

La maniéré délever les Dindons.

Iln’estguere d'animaux qu'il faille élever plus délicatement que lesdindons : le froid est leur ennemi mortel ; on doit bien soigner ausside les engarentir. C’estcequi fait que lorsqu’ils sont éclos, il est né-cessaire de leur choiiir un lieu qui toit chaud pour les y élever jus-qu a ce qu ils íbienc devenus un peu forts , on. leur donne la li-berté de ie promener par la cour , & de jouir du soleil , qui est lafeule chaleur qui les fortifie le plus.

Cependant on ne les sortira point dans les coinmencemcris toutesles fois qu’on verra le rems diípose à la pluye ; car il n’y a rien quiles morfonde davantage , ni qui les fasse plûtfit mourir.

Les dindons veulent être maniez fort doucement , lorsqn’on estobligé incontinent après qu’ils sont éclos de les ôter de délions leurstneres, ou de les y remettre, cn telle sorte qu’ellc ne se remué point;car dans le moindre mouvement qu’ellc fait, elle est fort sujette d enécraser sous ses pieds.

La nourriture des Dindons.

Parmi les soins qu’on prendra d’éviter ces inconvénies , oh obser-vera encore celui-ci , qui est la maniéré de les nourrir : II n’est j.a;moins eílentiel à l’accroissement de ces petites bêtes que ceux dont onvient de palier ; & pour y réussir avec ordre, celle qui les gouverne-ra fera toujours fort vigilante à leur donner quatre fois le jour à man-ger Sc a boire , d’autant que les dindons font d’un naturel fort gour-mand , & tels que si on les laissoit avoir trop faim, ils ne manque-loient point de tomber dans une langueur qui les feroit mourir.

Dans le commencement on donne pont nourriture a ces animauxdes œufs durs,donc on ôtera le jaune , bâchez bien menus; il y en a

Î iour la compolcr qui ne prennent de ces œufs que le moieuqu’d mê-ent avec des miettes de pain blanc; ces deux nourritures sont égale-ment bonnes; on ne fait durer ce traitement que pendant cinq ou sixjours , qu’on commence a prendre des feuilles d’ortlcs qu’on bâcheaussi beaucoup avec de ces œufs durs ; lix autres jours après que lesdindons ont été nourris de cette manière on leur ô:c les œufs & onne leur donne plus que de ces orties bien hachées & détrempées avecun peu de son Sc du caillé , avec de la farine d’orge & du bled noirmoulu grossièrement. De tems en terris pour leur éguifer l'apéti:> onleur jette un peu de millet ou de l’orge bouilli.

Pour peu qu’on voye qu’ils languissent , il les faut prendre & leurtremper le bec dans du vin pour leur en faire un peu boire ; ce re-mède est excellent pour leur faire prendre des forces ; plus on auraloin de nourir aussi ces dindons , plutôt on les mettra en état de n’a-voir plus besoin dc leitr mere , de íè pouvoir palier des soins d’uneouvernante , & enfin de n’avoir plus besoin que de la vigilance d’unindonnier peur les conduire au pâturage.

Pâturage des Dindons ; remarque.

Quoique les poules dindes de la même ahnée soient très-bonnes àmettre couver, cependant on conseille toujours pour cet emploi d engarder quiayent deux ans; celles-ci font leur ponte de meilleure heure,couvent plutôt que celles-là, & conduisent mieux leurs petits ; c’est pour-quoi on en aura moitié des unes moitié des autres; pour agir ici avecéconomie , loríqu’on a plusieurs poules dindes qu’on a mis couver, &íjue tous leurs petits sont éclos, il faut prendie les dindons de trois mè-res > les donner à une feule à conduire; elle le peut, puis jetter au coqJes deux autres poules dindes pour faire une seconde ponte, & couverencore une seconde fois. II y en a même sitôt que les petits d’unegoule dinde font hors de la coque, qui les prennent tous & les por-tent (bus une autre dinde qui aura aussi des petits de même tems ,puis ils so font apporter dans le même tems d’autres œufs , soit dedindes ou de poules communes , qu’ils glissent doucement sous cettecouveuse , qui dans la chaleur ou elle est conduit encore ces œufs aune bonne fin. Mais afin que cela arrive,on a soin de tems en temsde leur donner de la rôtie au vin avec de l’orge ou de (avoine quidevient fa nourriture ordinaire.

Cette maniéré d’agir est capable en très-peu de tems de peupler unebasse-courde route sotte de volaille : car on peut, si l’on veut,donnerà couver a une dinde des œuís de poules, comme on a dic, ou biendes œufs de canes , elle y réussira également, Sc la coutume est pourlors de leur donner vingt-un de ces oruís.

Si on les lui met par moitié, il faut prendre garde de ne lui donnerceux des poules que huit jours après, d’au.ant que les petits canardsfont un mois a éclore, au lieu que les poules ncíonc que vingt-un jours.

Le tems auquel on doit mener paître les Dindes.

Enfin les dindons venus à un certain âge qu’ils ne fe soucient plusde leur meie , on songe à leur donna une personne pour les menerpaître,afin d'épargner la nourriture quon feroit obligé de leur donnerá la maison :On choisira pour cela quelque petit gardon, plus pat cha-rité qu’autremer.t , auquel on commet ce loin.

Le matin , lìtót que le soleil est levé > on fait partir ce petit D;n-donnicr , auquel on recommande fortement de ne point abandonnerson troupeau, Sc de le conduire , t-ntôt d’un côté & tantôt de l’au-tre , afin que la diversité des pâturages réveille ('appétit de ces ani-maux , & les fasse croître plutôt.

Sur les dix heures du matin il ramènera ce troupeau jnfqu’aprèsmidi, qu’il faudra retourner au pâturage.

Le soir venu , ce Dindonnier conduira ses dindons devant lui pontles mettre dans lepoulalier; mais avant que de les y enfermer, il ob-

£> I N. D I S.

fervera soigneusement de leur jetter an peu de grain pour leur faireprendre des forces. *

La mere de famille rie manquera point aussi de faire tous les soirsla revûë de les dindons & de les compter , afin que leur conducteurveille beaucoup sor elles & n'en laisse point égarer.

Maladies des Dindes ©» leurs remèdes.

Cet ordre ainsi tenu, ûn pourra compter fur un grand profit qu’orjtirera de ces animaux, qui n’étant pas moins sujets "aux infirmitezquèles poules communes , ont aussi besoin qu'eJles de remèdes ; & com-me leur nature ne diffère dc guéris les unes des autres , que ces íli*soin ne z qui leur arrivent font d’une même cípCce.

Quand ils ont fous la langue une vessie , ou fous k croupion , iífauda la percer avec une épingle.

L’otvietan leur est bon, &l’herbedu petit cap flaire qui vient dans lesrochers ; c’est une maxime que quand ils font malades il faut séparer cesmalades d’avec les autres > Sc. les laitier aussi séparez trois ou quatre jours-,&ju!qu’à ce qu’ils mangeront bien. Ne point tailler sortir les dindons desérables jufqu’a ce que le soleil ait dissipé la rosée Scies brouillards; la pluielcufcitcontraire,&mêmeles fait mourir.

■Moyen pour élever les Pouhts-Dïndts.

I. Lorsque ks poulcts-dindes sont hors dc-Ia coque, il leur faut don-ner des blancs-d’œufs bien durs pendant trois jours , hâeez bien me-nus , & non-pas k jaune d’œuf.

II. Pendant quinze jours après, des blancs-d’œufs durs hachez bieftmenu > avec des orties Sc fromage blanc.

III. Puis leur donner pendant un mois des orties bâchées avec la fa-rine d’orge & du trouilli > autrement dit, du pain dc noix.

IV. Puis leur continuer cette nourriture,ks mener au chaud, &íesconduire avec des verges ou cimes bien longues.

V. Loríqu’ils sont malades il faut savon ii c’est la figere ; cela fe con-noîtàl’aile pat les plumes ks plus grosses Lcq-.ii sont enflées-, d’ouiilcsfaut tirer, & leur donner en mêine-tems du vin avec de la mie de pain defroment trempée, & continuer de ks fa-re boire de l’cau de forge, quiest une pierre brûlée chez les Serruriers, ou chez ks Taillandiers, ou duMâchefer de Maréchal, qui est une pierre qu’on mettra dans de Peau , Sccette eau leur fera donnée a boire, & leur donner du petit capillaire , Ap-pelle fauve-vie > Sc leur hacher dans leur manger environ deini-poignéepour quarante poulets, Sc donner de l’iierbe nommée de la Saint Jean, otiautrement de l’armoiíe.

VI. Lorsqu’ils ont mal fous la langue, il leur fuit tirer une peau délca-rement, ou rompre adt oreinent, si l’on peut, lotlqu’on-connoîtqu’il'ya de petites vessies fous la langue.

VII. Quand ils sont jietits, jufqu’à ce qu’ils ayent un mois Sc demi, ohdeux entiers, il faut ks tenir à sombre, parce que l’ardeur du soleil kst-ië ,Sc que 1e lieu ou ils sont soit net; & leur donner á boire souvent de Uplus belle eau dans un lieu net,quand ils viennent des champs, leurdonner même à manger s’ils veulent. La trouille trempée leur est très-bonne, & méme ks raves étant bien drapées ; & ôtez ceux qui sont mala-des d’avec ceux qui lè portent bkn, parce qu’ils fe communiquent très-facikment leur mal.

VIII. Quand ils ont ks ourles, qui est une maladie qui leur enflelajête, il leur tàut laver )a tête avec de Peau de forge, íitót qu’on s’apper-çoit quelle enfle, & fur tout lesbien examiner tous ks jours, parce quôdeux jours de mal ks fait mourir.

I X. L’on ne ks amene à la maison que quand k soleil fe couche-.Ces bêtes s’amalfent toutes aï troupeau, Sc ce pourks faire amener.

Mtmiere daprèter les Dindes.

Ils s’aprêtent de bien des manières : on les sert rôtis, avec une fausse àRobert ; on k s mange à la daube, & il font pour lors accommodez com-me ks chapons, ou bien on ks lert en pâcez.

Dindons farcis.

Prenez du lard cru > de la ciboule & toutes sortes de fines herbes ,k tout étant bâché bien menu, vous Pallàifolinerez de íël &dc poivréLiane. II faut auparavant avoir aprêté les dindons pour ks rôtir, c’est-à-dire, qu’il faut ks avoir retroussez fans les faire blanchir & leur avoirdétaché 3a peau de dessus l’estomac. Vous mettrez votre farce entréla peau & la chair & un peu dans k corps. Ensuite vous ks bro-chéterez & les ferez rôtir à là broche. Lorsqu’ils feront rôtis vous lesdallerez d.ms un plat , -Sc mettrez pir-ddlûs un bon ragoût de tisde veau , de champignons , de sel , de poivre & de fines herbes er»paqu.c. Vous aurez foin de lier k tout avec de la latine frite, & de Ièfaire bien cuire ; puis on k servira chaudement pour entrée.

On peut apprêter de la même maniéré ks pigeons, poulets & au*tres volailles.

DINTIERS. Ce sont ks soignons d’un Cerf.

! DIS.

DIS S ENTER IE. (Dyjfintcrie ) C’est un-flux de ventre avec ma-tières sanglantes , accompagnées de grandes tranchées & d’cxtrêmesdouleurs, qui marquent que les intestins sont écorchtz ou ulcérez.

Si parmi les selles on apperçoit qu’il y ait comme de la graillé quifumage , la diíknteric fora dans le gros intestin ; & lì avec les excrc-mens il y a comme des raclures mêlées avec du sang. S’il n’y a pointde graille , elle fera dans ks menus boyaux.

Elle est engendrée de trois sortes d’huminrs > que l’on discerne patks déjections. Que si elles sont jaunes , ce fera de la bile : noires, lamélancolie: blanches, la pituite.

Lorlque dans la diifenterie on jette comme des morceaux de chair»& quelle est accompagnée de fièvre avec dégoût de viande , c’est .unsigne funeste, Se estewe plus g'âl fi l’on vient à jetter le sang tout

pur,