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ou des matières noires , ou d’autres Tans humidité , & que lc
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malade tombe en foibksse & dans des convulsions.
Si une femme grosse a la dilfentcrie , il y a danger quelle ne seblesse & qu'efie naccouche avant le ternie.
borique les matières changent dar.s la dissenterie , c’est un bon si-gne > pourvu qu’clìes forent louables.
La diflènteric dans les gtos boyaux est plus facile à guérir que dans
Ds menus.
Si elle arrive à un fol mélancolique, il fe trouve guéri par là, auffi-bien qu’un ratckux & un sourd.
La convulsion , le vômiffiment , 1e hoquet 8c la rêverie , font desavant-coureurs de la mort dans la diílènterie.
Si le premier jour qu’en est attaqué de la dissenterie, il paroît com-me une verrue noire proche rouille gauche, on meurt le dixième jour.
La dilìenterie arrive a tout âge > Loir pour avoir été empoisonné, oufoui ■ avoir pris une médecine violente. ou par un dérèglement de vie,ou par la quantité ou qualité d’humeurs > ou pour avoir reçu quelqueblessure ou quelque coup > ou par «n air contagieux.
De quelque maniéré que ce flux fera arrivé, on commencera à le trai-ter par des Javemcns composez de bouillons de tripes, ou bien avec debonne décoction de son de froment, de feuilles de guimauves, de grainesde lin ou de coins,ou avec de seau ferrée & du sucre rouge , & d.sjaunes d’œufs.
Dès le premier > 1c second Sc le troisième jour on tirera du sang ,moins toutefois aux gens âgezqu’auxautres.
L’on purgera enfui,e avec demi-once ou six dtagmes dc casse dis-sous dans de seau de plantain; quelques jours après on fera prendre sixdtagmes de catholicon double, soit en bol ou délayé dans de l’eau deplantain , ou de l’eau rose.
Après la purgation , on pourra donner une dragtne de rhubarbe àdemi brûlée fur uue pèle, avec dix grains de quinquina dans un derni-verre de plantain. Ce remède fe réitérera une fois ou deux , ou mê-me davantage , sinon on fera avaler ce bolus.
Bolus pour la dissenterie.
Prenez une dragme de rubarbe torréfiée avec vingt grains de mas-tic ou d’oliban , Sc le sonnez avec un peu de sirop de grenade ou de|>avot, ou de chicorée.
Autre remède contrt la Dissenterie.
On mettra une once de tamarins , deux dragmes d’écorce de my-tobolanscitrins bouillir dans une chopine d’eau jusqu a moirié, laquelleétant coulée, on y ajoutera une dragme de rhubarbe, & demi-dragmede canelle. Puis ayant mis le tout infuser pendant douze heures fur descendres chaudes , 8c l’ayant paíié , on y ajoutera deux onces de siroptìe Rôles fcches. On partagera ensuite le tout en quatre prises, que Tonfera prendre quatre marins de luire. On fera avaler au malade une pi-lule de cire vierge de la grolîêut d’un pois.
II. Pienez trois jaunes d’œufs bien frais, quatre onces d’eau de rose& une once de sucre. La.tes bouillir tant soit peu le tout ensemble ,& donnez-Ie à boire le matin à jeun , & pendant trois jours de fuiteréitérez ce runéde.
III. On fêta un lavement avec six onces de beurre frais fondu ,que l'on mêlera avec deux dragmes de song de dragon & trois oncesd'eau de plantain,ou de la décoction,
IV. Prenez chopine de laïc , dans lequel on aura éteint un fer ar-dent , ajoûtez-y deux onces de sacre & deux jaunes d’ceufs, que l’ondonne en lavement, lequel on réitérera souvent.
On pourra encore prendre trois onces de suc de planta'n bien épuré,six onces d’huile rosat & deux onces de muífilage de plyllium , oude semences de coins en lavement.
V. Prenez de la fiente d’un ánon deux livres, qu’on la fasse fechernu four, après cela qu’on la mette fur un réchaud de feu pour cn fai-re recevoir la fumée parle bas; elle peut servir aussi aux enfans ; maisauparavant il faudra les purger avec le sirop de chicorée, ou avec dela rhubarbe en poudra; dans du bouillon.
VI. Que si les douleurs étoient fans relâche & fans repos, alors l’on fe-ra prendre une once de sirop de pavot blanc, un grain d’opium, avec unpeu de conserve de roses ; mais ces narcotiques ne fe doivent donner qu’a-près que les remèdes généraux auront été mis trois ou quatre jours enpratique.
VII. On pourra encore boire du lait pendant quelques jours > danslequel l’on aura fait bouillir des racines de quinquefolium , qui veut■dire , dc cinq feuilles.
Lorsque le meíentcre vient à se farcir de quatiré d’humeurs froidesou mélancoliques , elles causent aux jeunes gens , ou les écrouclles ,ou un abfcez aux poumons, ou queiqu’autres accidens; mais aux per-sonnes un peu âgées , il leur prend le plus souvent un flux de ventrequi fe fait distinguer par des douleurs de reins, pat des rapports in-digestes & puants ; par de grandes lassitudes aux ctuíïès & aux jam-bes, par un abatement général ,8c par des matières qui fe mêlent aveclesexcremens,qui reflemblent à du chile ou à la crème.
Remède contre cette forte de dissenterie.
11 fera à propos d’ordonner un exact régime, de faii e boire de bon vinvieux trempé de tifanne de chien-dent, de ratines d’afperges, & a’agri-ínoinc, dc purger avec les myrobolans citrins, les tamarins & la rhubar-be, d’ufer les matins de theriaqueou d’orvieran, ou de prendre quinzegrains d r poudre de vipere, ou demi-dragme de quinquina mêlé avec unedcmi-once de conserve de grattccul, ou de rôles de provins.
11. On fe servira aussi aune opiatc composée avec du corail pré-paré , des yeux d’écrev.lle de mer, de santal citrin ou rouge, de cha-cun deux dragmes , du íel de tartre demi-dragme , ou tic sel dV.b -
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finthe ou de tamarins une dragme , que l’on mêlera avec de la con-serve de bu "losse ou de bourrache , ou du sirop d’abiìnthe , ou dar-dasse ; à meme-tems on appliquera fur la légion du ventre une em-plâtre du diaclulum magnum; les soignées ne sont pas fort nécessairedans ce cours de ventre.
III. On f-ra bouillir du lait avec autant d’eau d’otge ou cTe.nicommune jufqu’à la diminution de la moitié, 8c on 1e donnera à boi-re > ce qn’il faudra continuer pendant quelques jours soir & matin.
IV. On fera manger du sang de chevre, oudeecluide lièvre fricasséavec du beurre frais.
Remarque. Onne boira ni eau, ni tisonne que Ton n'aic éteint de-dans , ou du fer, ou une pierre a fusil, ou une piccc d’or.
Ceux qui sont riches pourront porter une émeraude , ou la tenirdans la bouche , ou prendront six grains de íà poudre dans un peud’eau ferrée ; il faudra avoir été dix heures auparavant lins avoir rien pris.
Si la dissenterie eílcauíèe aux femmes par des ordinaires retenus, lasaignée du pied contribuera à les guérir promptement.
Outre ces quatre flux de ventre, il y en a un qui dure quelquefoisun jour , par fois deux, Sz d’autres fois davantage; il faudra le laiílèrcouler sons y rien faite, damant que la nature, sons le secours étran-^gel' > fe purge d’elle-même , pour en devenir après plus forte 8c vi- ,goitreuse ; mais s’il paiíoit le septième il faudra doucement Tarrêter ,de crainte que la fuite n’en soit fâcheuse : il y en a encore un autrequi est critique , c’est à dire , qui sort de crise à des fièvres continués,il ne faut pas inconsidérément Tarrêter ; mais en fortifiant peu a peule malade, il s’en ira de lui-inême.
Rour guérir la Dissenterie.
I. Aussi-tôt qu’un gránd Sc fréquent flux de ventre vous prend avecdouleur & flux de sang > c’est une marque évidente de la dilìenterie ,à laquelle vous pouvez remédier comme il s’ensuit.
Prenez une once d’hir.lc d amandes douces tirée lans feu , deux on-ces d’eau rose & une cudkrée de sucre pulvérise ; mettez coût en-semble > & avalez-le lc matin à jeun.
Deux heures après,prenez un bouillon ; pendant le reste du jour,nourrissez-vous avec des œufs frais 8c des bouillons , prenant un œuffrais ou un bouillon.
L’après-diné, vous prendrez un lavement fait de neuf ou dix oncesde décoction d’otge Sc de son, de deux jaunes d’œufs ctuds & d’unpeu de lucre > le rout bien broyé ensemble; vous prendrez un sem-blable lavement chaque jour , jusqu'à ce que vous soyez guéri.
Que si vous n’avez point d’huile d’amandes douces , vous pouvezvous servir d’huile d’olive commune , mais de la plus récente;il faut:vous faire soigner une fois du bras.
La boisson ordinaire doit être de la décoction d’orge & de regliflè.
Quand le mal fera arrêté, il vous faut purger avec une demi-oncedc catholicon double , qu’on aura fart dillbudre dans trois ou quatreonces d eau rose ou de plantain.
Remarquez qu’íl faut bien attendre pour le moins huit jours aprèsêtre guéri , avant que de se purger , & prendre garde qu’on de sallepoint dc song.
II. Prenez deux jaunes d’œuís , sucre en poudre deux cuillerées ,vin rouge deux cuillerées, huile d’olive deux cuillerées ; battez bienk tout ensemble & Tavalez.
III. Prenez deux blancs d’œufs frais, eau de plantain trois cuillerées,eau rose trois cuillerées, lucre fin en poudre un demi quarteron; bâ-tez bi.n dans un plat ou écuelle ses deux blancs d’œufs, laiiiez-!es unpeu reposer , aíin qiie cette écume fe réduise en eau ; ôtez avec unecuillère i’éciime qui y restera, & mettez dans cette eau l’eau de plan-tain , de rose Sc le sucre , mêlez bien se tout ensemble 8c donnez-cnau malade soir 8c matin pendant quelque-tems.
IV. Ayez de la renouée qu’on trouve dans les chemins , pilez-ladans un mortier de marbre avec un pilon dc bois , ou bien faites-lacuire avec un peu d’eau , exprimez-cn lc jus , & donnez-en au mala-de dans un bouillon ou sons bouillon.
Lavement pour la Dissenterie.
V. Prenez bouillon blanc , plantain , renouée de chacun une poi-gnée , roses rouges une demi-poignée , miel rosot une once , jauned’œuf un feulement, tête de mouton une, pieds dc mouton quarte, orne
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) iuc.^jm n» smt, v»juo juwjuic^ LLiic aecoctJon y mettrezle des drogues, excepté le miel Scie jaune d'œuf. Faites-lc bouillirencore Sc passez cette décoction, prenez-cn environ chopine & déLiez-y se jaune d’œuf & le miel , donnnez-cn un lavement, Sc continuezTtípace de cinq ou six jours. II faudra auparavant purger le maladeavec de la rhubarbe.
VI. Prenez de la pressure ou caillé de lievre , 'du sang de lievre ,de chacun ce qui suffira , 8c mêlez cela & donnez-le au malade , caril arrêté tout flux de ventre. Alexis.
VII. Les os humains pulvérisez & pris avec vin rouge, en font au-tant. A ìivauld.
Remède infaillible pour la Dissenterie.
VIII. Saignez deux fois le malade . puis donnez-lui se lavementfuivani'. Prenez quatre poignées de feuilles dc bouillon blanc , demi-poignée de feui.les de planra.n , que vous serez bouillir dans unedécoction d’orge , ajourez-y du miel écume deux onces. Le lavementétant rendu, prenez de vin rouge deux onces, d’huile d’amandes dou-ces . d’eau de rose de clucun une once , donnez-les a boire après lesavoir bien mêlez : on augmente la dose ayx robustes. Le malade étantpuéri il faut le purger.
V IX. Prenez du suc de centinode, de vinaigre trtvfort partie* égales,
éteigne*