3.6b
DOR. DOS- D O U-
ïcur arrive on de ce qu’ils mangent & boivent par excès > ou de ce qu’.Islò mettent au lit aussi-rôt cju’ils ont soupé , ou de ce qu’ils ont beau-coup fatigué ou veillé. Mais pour l’oiff naire le ronfler vient d’une.pituite cr.ssic, épailìc qui s’oppoíè à la fort e de l'air , lequel se vou-lant fiayer un palfage.rend un ion tout-à-fait importun. II peut êtreaussi cause de ce que les hypocondres ou les reins étant extrêmementéchauffez pour être couché delììls, viennent à comprimer le diaphrag-me , qui pouffant fortement l’air , le fait sortir avec précipitation &choquer avec quelque violence ce qui fe rencontre à ton paílàge. Il y«n a à qui ce défaut est naturel par le propre vice des organes de laRespiration. _ t
Si au déclin des fièvres continues le dormit est accompagne aunronfler & d’un doux foufle , c est un bon présage.
Tout au contraire dans l’apoplexie le ronfler est mortel. Pour em-pêcher cette incommodité , un peu avant que de fe coucher, on gar-garisera la bouche l’elpace d’un : demi-qnart d’heure de vinaigre , leplus fort fera le meilleur : ou bien on prendra une demi-once de con-leive de pas d’ane ou de tussilage ; ou l’on mettra fous la tête unepoignée ou deux d’antth , on une dent d’un cheval mort.
Dormir d’un profond sommeil. Voyez C A R e.
D OR E’E S. Ce sons des fumées de cerf qui font jaunes.
DORURE. Tour dorer les métaux.
Vous donnerez la couleur d’or aux métaux & aux pierres en cettemaniéré. Prenez du sel ammoniac, de la couperose blanche, de chacunquatre parties égales ; du ld de pierre ou sel minéral & du verd de gris, dechacun trois parties; toutes ces drogues étant réduites en poudre très-me-r Ué > couvrez entierc ment l’anneau, la pierre ou le métal que vous voulez•dorer; mettez-1e ensuite au feu pendant une heure > & bayant tiré > nem-pcz-Ie dans de surine fraîche, lavez-le, puis après le nettoyez.
Autre méthode pour dorer tous les métaux.
Prenezdu verni liquide une livre > de la térébenthine, de l’huile de lin,de chacun une once, mêlez le rour Sé gardez-l e pour votre usage.
faites bouillit de la colle médiocrement forte avec une tête d’ail ,donnez-en jufqu’à huit couches , quand elle fera feche vous polirezuès-bien le métal , puis broyez k bol arménien avec de la mêmecolle, y mêlant un peu de savon commun & craie noire , qui est leplomb de mer , laiífez lécher , puis mouillez d’eau claire ce qui doitêtre doré , & appliquez votre or.
Tour dorer le plomb, pour le faire blanc & toutes autres choses , pourvAqu on applique la feuille d'étain par-deffus.
Prenez poix noire , huile de térébenthine deux onces , résiné rantsoit peu; laites fondre tout fur lc feu,& faires-en un verni,que vousyafferez fur l’ouvrage.
DORURE DES PATISSIERS.
Maniéré de la faire , ép p our donner couleur à la pâtisserie.
Battez ensemble des jaunes d’œufs & des blancs,& comme si vousvouliez en faire une omelette. Si vous voulez que la dorure soit for-te & bien bonne , il suffit de délayer un blanc d’œuf avec deux outrois jaunes; & fi vous voulez que la dorure soit pâle , on ne prendraque lc jaune des oeufs qu’il faudra délayer avec un peu d’eau.
Et pour employer la dorure mouillez en une plume, ou une petitebroflè douce , ou balet de plume > ou de foie de porc, puis vous endorerez la pâtisserie.
Si vous ne voulez pas employer d’œufs pour faire de la dorure ,vous pouvez détremper un peu de safran , ou de fleur de souci dansdu lait > ou vous servir d’œufs de brocher pour faire votre dorure encarême , car cette dorure est maigre.
Vous remarquerez que les Pâtissiers mettent le miel dans leurs do-rures pour épargner les œufs.
DOS.
D O S de bahut , ou dos d’âne. Elever les terres en dos de bahut ,c’est-à-dire, élever des terres en forme presque ronde fur leur longueur,pour faire égotrer les eaux qui les pourroient gâter. Voyez, Ados.
DOSSIERES. C’est le nom quon donne à cette partie du harnoisd’un limonier de charrctç, dans laquelle on engage les limons, & qu’onfait palier par ddlus la lellc; On la nomme encore Surselle.
D O U.
DOUILLE. Cest le trou rond qu’on fait à chaque outil de fer,qui ne peut servir fans être emmanché, & on met le manche dans ceïrou , c’est- à-dire > dans cette douille.
DOULEURS des parties du corps de thomme ou des bêtes ,les remèdes .
Douleur de dent. Voyez. Dent.
Douleur de colique. Consultez le mot Colique. Si les re-mèdes qu’on y a apporté ne vous conviennent pas , vous en pourrezjd choiíìr quelqu’autre.
Remède pour la colique bilieuse.
Prenez verni dont on accommode les luts, Sc quand les tranchéesfont fortes, mettez chauffer fur une assiette, trempez-y le bout du doigt& d« ce qu’il en peut tenir, lassiez en couler une goutte ou deux dans knombril, faites chauffer une feuille de papier & mettez-la dessus aussi-tôtque k verni est polé, en même rems il fan r avoir une serviette bien chau-ffe pliée en quarte doubles & la mettez fur le papier,aussi-tôr k mal ceslèra.
Autre remède contre la colique bilieuse.
Salpêtre purifié ou cristal minéral i k dose est depuis us Icrupulejufqu’à une dragiue.
D O U.
Sel polychtest de laRochclle; la dose est depuis unedragme juíqu'à fis;Esprit de vitriol, de souffre, de nitre dulcìfié > la dose est depuis quatregouttes jufqu’a huit.
Tartre soluble; la dose est depuis un scrupule jufqu’à une dragme.
Sel de souffre ;la dose est depuis un deuii-íémpuk jufqu’a deux scru-pules.
Tartre vitriol ; la dose est depuis dix grains jufqu’à une demi-dragme.
Remède pour la colique néphrétique & graveleuse.
Prenez séné fin mondé deux onces, rhubarbe sine deux gros, turbicblanc un gros, hermodates un scrupule, polipode de chacune cinq grains,semence de bouillon , de saxifrage de Gent sautant, iris de Florence au-tant, maris deux gros. 11 faut mettre 1e tout en poudre subtile, & en pren-dre , lorlqu’on sent la douleur, k poids d’un gros avec du vin blanc.
Remède contre la colique néphrétique ou renale.
Prenez une poignée de pariétaire, mcttez-!a en infusion k soir dans unpot de terre , & ìe matin vous la ferez bouillir dans l’eau jusqu a laconsommation de la moitié quinedoit pas être de plus d’une étudiée:mettez dedans trois petites cuillerées de sucre candi, & autant de jusde limon ; ayez foin de paflèr 1e tout & buvez-le chaud comme unpotage, réitérez eela trois matinées de chaque mois, savoir les derniersjours de la lune & á jeun.
I
Autre contre la colique néphrétique , la pierre , la gravelle.
Sel de Mars ; la dose est depuis quarte grins juíqu'à six.
Teinture de Mars ; la dose est depuis une dragme jufqu’à une d«-mi once.
Extrait de Mars apéritif ; la dose est depuis dix grains juíqu’à deuxscrupules.
Esprit de vitriol philosophique ; la dose est depuis quatre gouttesjufqu’à douze.
Elprit de fe! ; la dose est depuis quatre gouttes jufqu’à huit.
Elprit de cresson; la dose est depuis quinze gouttes jusqu’à une dragme,Elprit de cochleariaria dose est depuis six gouttes jufqu’à vingt.Conserve-de cynorrhodon.
Esprit de nitre dulcifié ; la dose est depuis quatre gouttes jufqu’à huîr.Sel polychreste de la Rochelle; la dose est depuis une dragme jus-qu’à six.
Sel de souffre, la dose est depuis dix grains jufqu’à deux scrupules.Esprit acide de sel armoniac ; la dose est depuis quatre gouttes jus-qu’à huit.
Esprit de vitriol de Mars : la dose est depuis quatre gouttes jufqu’àdouze.
Huile de vitriol dulcifié ; la dose est depuis quarte gouttes jufqu’à dix.Esprit de vitriol & de souffre ; la dose est depuis quatre gouttes jusequ’à huit.
Esprit de cire ; la dose est depuis dix gouttes jufqu’à trente.
Huile de cire ; la dose est depuis deux gouttes jufqu’a dix.
Sel volatile de fuccin ; la dose est depuis quatre grains jufqu’à seize.Esprit de fuccin ria dose est depuis dix gouttes jufqu’à vingt-quatres.Esprit de papier ; la dose est depuis six gouttes juíqu'à vingt.Tartre soluble ; la dose est depuis dix grains jufqu’à une demi-dragme-.
Tartre martial soluble ; la dose est depuis dix grains juíqu'à unedemi-dragme.
Tartre émétique soluble; la dose est depuis quatre grains jufqu’à vingt.Laudanum ; la dose est depuis un demi grain jufqu’à deux grains.Esprit de térébenthine; la dose est depuis quatre gouttes juíqu’à douze/Esprit de gomme ammoniac ria dose est depuis quatre gouttes juf-qu’a seize.
Crystal minéral ; la dose est depuis un scrupule jufqu’à une dragme.
Pour guérir la colique sur te champ .
Le malade étant bien vuidé par purgations & lavemens. Prenez uiíquarteron d’huile de noix vierge, une chopine de bon vin rouge, unpeu de mirridat & de camomille, k tour bien bouilli ensemble , cela1 empêche fur k champ.
U n jaune d’œuf frais plein d’huik de noix ou d’oh've, en fait de même.Une serviette trempée dans l’eau tiède en fait de même,DìoUleur d’estomac. Voyez k mot Estomac.
Douleur de la goutte. Voyez Goutte.
Douleur de tête. Si 1a tête fait mal après avoir bien bu , l’onpourra faire un frontal avec serpolet, politric & roses , ou recevoirla fumée & vapeur d’une décoction de choux.
11. Dès que la tête commencera a faire mal , il faut manger unapomme ou deax de eourpendu, ou quelques amandes amcrcs, ou boi-re de la rapure de corne de cerf avec eau-de fontaine ou de riviere ,qu íì on volt que l’estomac n’est pas attaqué on pourra boire un bo;Rverre de vin.
Douleur de tête venant de froid. Si la tête frit mal de quelquegrand froid , appliquez fur la té c un lâcher plein de son, miel & fclhicaílè , ou de sauge , marjolaine , betoine , thim , graine d’anis »fenouil, baies de laurier Sc de genièvre , les plus chauds qu’on lespourra endurer, ou frotter lts temples avec-jus de morelle , huilerolàç Sc vinaigre. Voyez tete ou mal de tete.
Douleur desyeux. Les fluxions lur les yeux font arrêtées par uncaraplâme appliqué fur le front, fait de morceaux de limaçons à co-quille > incorporé avec la farine , de l’encens & de l’aloës fort agitezenkmble, juíqu’à ce que k tout soit épais comme miel.
Pour la douleur des yeux, il est bon de faire une décoction de ca-momille , méliiot & semence de fenouil en eau & vin blanc, & ytremper un linge en quatre doubles, lequel bien exprimé souvent, soieappliqué sur l’œU, ©u bien mettre dclìiis du lait de femme avec de l’aubin
■ d’œuf