Band 
Hauptband
JPEG-Download
 

Ȓ 4 EAU.

te ulcérés curables: appaise la douleur des incurables, la teigne fanscauser de douleur, les Lepres naiílàntes, & foulage les inveterées.

Composition de F eau. Prenez deux gros de Couperose blanche, Sc ungros de Verd de gris, du meilleur : pulvérisez le tout & mettez ledans un pot de terre verni, ou degrais, jettez dessus trois pintes d’eauchaude; remuez le tout ensemble avec une dpatuledebois, ou petitbâton.

Cette composition est bonne poûr les yeux, les gales Srgratellcs quiste sont point inveterées : mais pour les gales & gratellesinverterées, lesdartres, les créfipeles, les vieilles plaies, les ulcères, 8c fur tout la teigne& la lepre, on la fera' trois à quatre fois plus forte ; c’est-à-dire quefur trois pintes d’eau ou mettra six à huit gros de Couperose, & troisà quatre gros de Verd de Gris.

Usage de cette eau. I. Toutes les fois qu’on voudra s’en servir, ou endonner à quelqu’un, on la remuera avec l’espatule, afinquelamaticrefc répande par tout également, car elle va au fond.

II. Pour les maux des yeux, on les lave de cette eau, par dehors,& on en fait couler dedans avec le bout du doigt par le coin de l’ceil,renversant la tête, ou se couchant sur le dos. Si le mal est violent, onpeut s’en servir á toutes les heures de jour ; cela cuit un peu d’abord,mais la douleur celle en un moment : l’experience a fait voir que ceremède est souverain.

III. Pour la gale Sc gratelie inverterées, dartres, érésipeïes, vieil-les plaies & ulcérés: appliquez fur le mal deux linges blancs de lessi-ve , trempez dans cette eau, que vous tiendrez toujours mouillezfi vous voulez guérir promptement; l’un sera délié qu’on mettrafur 1e mal, l’autre fera gros & plié en quarte doubles, qu’on ap-pliquera fur le délié. ín par négligence on laide lecher ces deuxlinges, le délié s’attachera à la plaie, Si l’écorchcra quand on vou-dra le lever ; pour empêcher cela > on mouillera le gros linge qu’onappliquera fur le déliée, Sc quand le délié fera imbibé ilfekvcralànsrien écorcher.

IV. Pour la brûlure vous y appliquerez des linges comme dessus.

V. Pour empêcher la petite vérole démarquer: quand elle fera ve-nue à supuration, vous y appliquerez deux linges mouillez bien dé-liez que vous ne laiíllrez pas sécher.

VI. Pour U teigne on applique sur la tête raséejdeux linges mouilléscomme deiíus, l’un délié, Si l’autre gros cn trois ou quatre doubles,qu’on ne laiíkra point lécher; on guérira d ordinaire en un mois, fansaucune douleur. I,cs remèdes communs composez de Poix, écor.htnt,Si cauícnt des douleurs effroiabks.

VII. Pour lakprcnailîànte, Si invétérée, vous la frortcïcz jusquesà l’écorchcr . puis vous la badinerez de cette eau > Sc appliquerez des lin-ges mouillez comme pour la teigne.

VIII. Pour les maux ci-desius qui ne sont pas inveterez, à lareservede la lepre Si de la teigne, on pourra guérir fins fc purger: néan-moins si on fe purge, on guérira plus promptement, plus sûrementSi lans crainte de rechute.

Eau pour les fièvres. II faut prendre trois livres d’eau de fontaine,la mettre bouillir à feu clair pendant un quatt d’heure, Sc mettre danscette eau une demi drachme de Safran, Sc autant de cœur deLievre;ces deux drogues doivent être envclopées dans un morceau de toileneuve pilée cn deux doubles. Ensuite on ui prendra trois ou quatreonces une heure après l’accez de la fiévte, Scie lendemain on en preu-dia autant à la méme heure qu’on aura pris la premiere ; Sc fila fièvrerevient, il faut recommencer jufqu’a ce que la lièvre soit paílée ; ceremède est bon pour toutes les fièvres d’accez, Sc il le pr.nd dc mémepour toutes les autres.

i. Qu’il faut un poêlon bien propre pour y faire bouillir Peau.

а. Qu’il faut mettre 1 e sachet bien lié ou sont k Safran Sc le cœurde Lievre quand l’eau boût, ou commence a bouillir.

3. Que les en fans Sc les soiblts en peuvent prendre trois onces, Scles autres quatre.

4. Qu’il faut être à jeun depuis deux heures, Sc prendre un bouil-lon deux heures après la priic, Sc dîner ou louper cniu.tc à l’or-diruire.

j. Qtfil ne faut point prendre alors d’autres remèdes.

б . Que ce remède n’a que le goût d’une bonne eau, qu’il ne causepoint de maux de cœur, m d’autres accidens ou incidens, comme faitquelques fois le Quinquina íi renommé.

7. Qp c 1 e propre de ce remède est de fixer ks humeurs qui cau-sent la fièvre, lesquelles étant fixées il faut purger le malade avecprudence suivant son tempérament Sc son besoin, si déja il n’a été putgéauparavant, ou qu’il ne l’ait pas été allez.

8. Que ce remède qui est très facile à prendre, est excellent con-tre toutes ks fièvres intermittentes, Sc principalement contre la fiévtequarte qu’il guérit infalliblement. Quant a la fièvre continue on n’enpromet pas la guérison, quoi qu’il nepuílkpas, à ce que l’on croit,préjudiciel' au malade quand il le prendroit.

9. Quil n'est pas neceflaire que l’eau soit chaude quand on la boit.

xo, Qu’il faut conserver cette eau dans des phíolcs de verre bien pro-pres Sc bien bouchées pour s’en servir dans le besoin. Elle lê conservelong-tems.

11. Que le cœur de Lièvre doit être en poudre; pour cet effeton k fait secher doucement dans un four, Sc on 1 e met en poudreensuite.

Eau Ceieste. Vous aurez grand soin de bien choisir les droguessuivantes, enferre qu’il n ’y en ait aucune de gâtée ou sophistiquée : Ca-ndie fine, Gérofle, Noix Muscades, Gingembre, Zedouaiie,Galanga,Poivre blanc, de tout cela une once; six pluies dc bons Citrons, deuxpoignées dc Raisins de Damas, autant de Jujubes, poignée de moelled’Biebks» quatre poignées de graine de Gcnicvie qui soient bienmeures, une poignée de semence de Fenouil verd, autant de fleursdc Bahlic, autant de sieurs de Mille - Pertuis, autant de sieurs de Ro-marin, autant de fleurs de Marjolaine, de Pouillot, de Stecados, deFranc Sureau, de Rôles Mulcades, de Rué, de Scabieufe, de Centaurée,de Fumeterre Sc d’Agrimome » deux onces de Spica-Nardi, autant dc boi s

EAU.

| t?Aloès, autant de graine de Paradis, autant de Câlâmi Aromatici, autantj de bonMacis, autant d’Oliban, autant de Sandal Cittin, une drachme d’A-i lots épatíque, Ambre fin, Rhubarbe deux drachmes. Toutes ces droguesétant assemblées Sc bien conditionnées, on pilera celles qui doivent êtrepilées Sc pulvérisées, Sc on mettra le tout bien mélange dans un grand\ alambic de verre fort, d’un pied Sc demi de hauteur, Sc vous verserezde bonne eau de-vie fur ces drogues, ensorte que l’eau de vie surnageau moins de trois travers de doigt au dellus des drogues. Puis aïaiitbien bouché l’alambic, de crainte d'évaporation, il faut mettre l’alam-bic dans du fumier dc Cheval bien chaud en digestion l’éfpace de quinzejours, ensuite on k mettra en distillation aubain-marie toujours bouil-lant, après savoir muni de son chapiteau Sc de son récipient, sun Scl’autre bien luttez Sc scellez : on scia attentif à la distillation, ensorteque loríque l'on s’apercevra que ce qui tombe dans k récipient, chan-gera de couleur, on doit austi changer dc récipient Sc remettre la pre-mière eau qui a distillé dans l’alambic pour la purifier desonphkgmepar une seconde distillation, Sc cette seconde sera la vraie eau celcltc.

Quand vous vo tez cette seconde eau changer encore de couleur tirantsur 1e roux, vous la mettiez en réservé bien bouchée dans un bocal deverre fort, puis vous dclaierez une demi livre de bonne Theriaque avecautant de sine Térébenthine de Venise Sc d’huik d’Amande douce, vousmélangerez tout cela avec k marc qui est testé dans l’alambíc, 8c vouspouiki.cz la distillation au feu de fable violemment pour avoir 1c vraihuile de Baume, qui doit être comme du Miel clair.

Propriété z. Si l’on fe frotte 1 e matin avec cette eau k front, lapaupière des yeux, 1 e derrière de la têçe, Sc fur la nuque du col > ellerend la personne prompte Sc habile à bien apprendre ; fortifie la mé-moire, aiguise les eípritsSc conforte merveilleusement la vùë.

En la mettant avec un morceau de cotton dans les narines, c’est unsouverain cephalique pour purifier 1c cerveau de toutes superfluitez,humeurs froides Sc catharreuíes. Si de trois jours l’un on en boit unecuillerée, elle maintient la personne en force, en vigueur Sc dan, unembonpoint, tel que la beauté seconkrve julqu’á l’âge décrépite. Elleest souveraine contre ía courte haleine, Sc la rend agiéable en adou-cilìant ks organes du poumon Sc le guériiîant loiTqu’xl est gâté. Si onen donne de rems en teins a un lépreux, elle repaie si bien son foiequ’elle taule une prompte guérison. Elle est si bonne contre les veninsSc pensons, que íi l’on en verse sur un Crapau ou autre Insecte veni-meux seulement six goûtes, on levoit mourir soudainement.

11 n’y a point de restaurant qui puiílc égaler la vértu substantielle decette eau divine ; car non seulement on peut se paíser de boire Sc demanger durant vingt quatre heures, quand on en a avalé k matin unecuillerée : mais méme si l’on en met dans la bouche d’un agonisant 8cqu’il la puiík avaler, elle lui redonne de la vigueur Sc lui rend l’usagcde la parole , Sc de la raison s’il la perdue.

Elle lert à rompiela pierre Sc la gravelle, dissipe la rétention d’urinc8c fardent brûlante de lavage. Elle soulage notablement ks éthiques,asmatiques Sc hydropiques, ks goûteux méme s’en peuvent servir uti-lement par fomentation. Elle garantit de la peste Sc de tome fièvre simaligne qu’elle puiílc être; en un mot on peut appelkr cette eau cé-leste, une médecine universelle.

Eau clairette, qui purge fort doucement pat le haut 8cparle bas. Elle est fort agreabk au goût. Pour la garder elk doit être miíédans une bouteille de verre bien double, Sc bien bouchée.

Cempofition de l’eau clairette.

On prendra deux drachmes de verre d’Antimoine trcs-fubtiletnentpulvérisé. Sc u.ne livre Sc demie deVin d’Eípagne, qu’on fera macérerensemble à très-petit feu pendant une semaine, dans un marras bienbouché, k remuant Sc agitant de temsentems, puis onpaíkra la li-queur par le filtre; Sc y aïant ajouté & mêlé quarte onces de Sucreratiné, Sc deux goûtes d hutk de Candie, 011 gardera cette eau clai-rette pour s’en ltrvir a l’occsíion.

Autre eau clairette. Composition de la teinture.

Prenez une once dépoussiéré de Cochen.lk, que vous mêlerez, en-suite vous ferez bouillir une chopine d’eau dans une cornue de verre,dans laquelle vous jetterez une demi-onee d’Alun commun Sc deuxgros de Crème de Tartre; quand ces deux tels seront élisons vous yvuiderez votre poussière de Cochenille, Sc toute la liqueur deviendrad'un rouge íi foncé qu’il paroira noir; on vuide après par inclinationla liqueur teinte, Sc l’on y ajoute fut le marc de l’eau que l’on faitBouillir de nouveau pour achever de tirer toute la liqueur qui étoitencore contenue dans 1e marc: on conserve cette liqueur ou teinturepour teindre l’eau clairette au degré de rougeur que l’on veut.

Composition de cette eau.

Aïez un pot de très-bonne eau de vie, la plus claire qu’il se pourra,Sc lans aucun mauvais goût, metrez-y deux drachmes de Canelle, qua-rte Clous de Gérofle, Sc environ trente grains, ou demi-drachme deMacis > ou fleur de Mtifcade, k tout concastë : taillez votre composi-tion sans l’expofer au feu ni au Soleil pendant vingt-quatre heures, enremuant votre liqueur quatre ou cinq fois pendant ce rems, c’est à-dire,en donnant du mouvement à la liqueur qui doit être dans la cornuebien bouchée: ks vingt-quatre heures étant écoulées, vous y ajoute-rez de votre teinture de Cochenille jusqu'à ce quelle ait teint votreeau de vie de la couleur que vous souhaitez, Sc une demi-livre de Sua e;vous boucherez ensuite votre cornue, Sc après lui avoir donné du mou-vement , vous la laiíkrez environ douze heures, ensuite vous filtre-rez votre liqueur par 1 e papier gris, Sc Peau clairet.e est faite.

Eau clairette d Arménie. Vous prendrez six livres des plus bellesCerises griotes que vous pourrez avoir: après en avoir ôté la queueSc le notau, vous ks mettrez au fourneau dans une bassine bkn netteavec une pinte d’eau de fontaine, 8c vous les ferez oouiliir durant unegrande heure: mais ensuite vous ks palier ez à le chaulleou étamine en1 ks écrasant, Sc du jus qui en sortira vous cn ferez un sirop en y mettanttrois livres de Sucre fin, quatre onces de Canelle, une once de Clous

1