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GAG,

G

GAI. G A I. G A L.

AGNAGES. Terœe'dcVencrie.Ce sont les endroits chargez degrains où les Cerfs vont faireleurs uiandis. Voyez, C h R r.

G A GNERun Oeillet. C’estun terme uiité parmi les curieuxd’acillcts Flamans & Picards,pour dire que de la semencequ’on avoir fait il en est venuquelque bel œillet nouveau.

GAI.

GAIAC, en Latin Guaiacum.Dejcription. C'est un arbredont le bois est dur, compacte,pelant, marbré, de couleurs va-riées , brune , noirâtre, rougeâtre, fans odeur > d’un goût acre ; il estcouvert d’une grollé écorce rcfineufe, qui fe lepare facilement. Sesfeuilles font presque rondes. Ses fleurs disposées en ombelles, dérou-leur jaune-pále. II leur succédé des fruits gros comme de petites Châ-taignes, ronds, solides, bruns, renfermant un autre petit fruit de cou-leur d Orange. On fait sortir de cet arbre par incision une gomme reli-neuíe , nette, brune, rougeâtre, Instante & transparente, friable,odorante quand on la met fur le feu, d’un goût acre.

Lieu, Cet arbre croît aux Indes Orientales & Occidentales. On le cul-tive aussi en Europe ; car l’on en a vû un bel arbre en Languedoc, mais ilr’y jette point dc gomme comme il fait aux indes, & son bois ne doit pasavoir tant de vertu.

Propriétéz.. L’écorce & la gomme de gaiac font diaphoretiqucs, dcssi-catifs, apéritifs, propres pour les rhumatismes, pour la vernie , pourla goûte sidatique. On emploie le bois dc gaiac râpé dans les décoctionssudorifiques. On fait prendre la gomme de gaiac pulvérisée depuis huitgrains jufqu’à deux dragmes, & infuièe dans un petit verre de vin blanc.

Huile & esprit de Gaiac,

Cette opération est uiie séparation des parties liquides du gaiac, d’aveclà partie terrestre.

Prenez du bois de gaiac râpé ou scié en petits morceaux, rempliffez-cn les crois quarts d’une grande cornue que vous placerez dans un four-neau de réverbéré, & vous y joindrez un grand, balon pour récipient.Commencez la distillation par un feu du premier degré , afin d échausserdoucement la cornue , & de faire distiller l’humidité aqueuse qu'on ap-pelle flegme : continuez-le en cet état jusqu’à ce qu’il ne tombe plus dcgoûte; ce qui montrera que tout le flegme fera distillé. Jettez ce qui fe-ra dáns le récipient comme inutile ; & salant radapté au col de la cornue,luttez exactement les jointures. Il faut ensuite augmenter le feu par de-grez, les esprits & l’huile sortiront en nuages blancs, continuez le feujufqu’à ce qu’il ne forte plus rien : laissez refroidir les vaisseaux&delut-rez-les : velez ce que le récipient contiendra dans un entonnoir garni depapier gris qu’on aura mis fur une bouteille ou fur un autre vaisseau,i’ctprit passera & laissera l’huile noire, épaisse & fort fétide dans l’enton-noir : versez- la dans une fiole & gardez-la.

Proprietez. C’est un fort bon remède pour la carie des os , pour le maldes dents, & pour r.ettoïer les vieux ulcérés. On peut la rectifier, com-me nous avor.s dit, dethuiledesuccinum , &s’en servir intérieurementdans l’épilcpfie, dans la paralisie ; & pour faire sortir l’arrierc-faix aprèsl’acccûchement. La dose est depuis deux goûtes jusques à six.

L’efprit de gaiac peut être rectifié en le faisant distiller par un alemb'c.afin d’cn séparer quelque peu d’impureté qui pourroit être passée avec lui;il chasse par transpiration les humeurs, & il excite les urines : la dose estdepuis une demi dragme juíqu’à une dragme & demie. On s’en fertaussi mêlé avec de l’eau de Miel pour nettoïer les ulcérés inveterez.

Vous trouverez dans la cornue du charbon de gaiac, que vous rédui-rez en cendre, en y mettant le feu qu’il prendra plus aisément que d’autrecharbon ne feroit. Calcinez ces cendres dans le fourneau d’un potier pen-dant quelques heures, puis faites-en uneléffiveavecdel’cau, laquelleétant filtrée, vous en ferez évaporer l’humidité dans un vaisseau de verreou de giez au feu de fable, il vous restera le sel de gaiac que vous pourrezblanchir en le calcinant à grand feu dans un creuser.

Proprietez. Ce sel est apéritif & íiidorifique, il peut servir commetous ses autres sels Alkali, à tirer les teintures des végétaux : la dose estdepuis dix grains jufqu’a une demi dragme , dans quelque liqueur ap-propriée.

La terre appellée Caput mertuum , ne peut servir à rien.

On peut tir; r dc cette maniéré lescinq substances de tous les végé-taux: mais comme la force du feu leur laillé une odeur ingrate d’empi-rcume, on [a inventé d’autrcs moïens pour. tirer l'huile des Aromates,nous les décrivons da«s l’Artide de la Distiliati on.

Durant la distillation des esprits, il ne faut pas pousser le feu tropfort; car comme ils sortent avec grande rapidité, ils callèroient ou lacornue ou le récipient.

Quoique le gaiac qu’on emploie soit fort sec, on en retire beaucoupde liqueur ; car si vous avez mis dans la cornue quatre livres de ce bois,à seize onces la livre, vous retirerez trente-neuf onces d’efprit dc flegme,& cinq onces & demie d'huile, il restera dans la cornue dix-neuf oncesde charbon, duquel on peut tirer une dems once ou íix dragmes au plusd’un sel Alkali.

L’efprit de gaiac est aqueux comme ont coutume d’étre les autresesprits riiez des bois par une distillation semblable à ceJle-ci: ce n’estqu’un sel essentiel qui a été raréfié par le feu & pouslé avec du flegme d.msle récipient : cet esprit a une odeur de rôti, qui n’est point trop désagréa-ble ; íòn goût est aigrelet & un peut acre, ce qui vient du sel essentiel,qui faitsa vertu.

L’eípric de gaiac noircit comme de l’encre, quand on y distbuc un peude Vitriol : il ne fermente point avec l’esprit de Vitriol, ni avec les autresacides, il ne fermente pas même sensiblement avec les liqueurs Alkali-nes ; mais il fermente un peu avec les sels Alkali secs, & avec les Pierresd’Ecrevisiè pulvérisées ; il ne faut point troubler la dissolution du subliméCorrosif; il rougit la teinture dc Tournesol. Toutes ces expériencesmontrent que l’acidité prédomine dans cet esprit.

L’huile de gaiac est acre à cause des sels qu’elle a enlevez avec elle ; c’estaussi la pesanteur de ces sels qui la précipite au fond de l’eau; l’huile deBuis, 6: la plupart des autres huiles qui font tirées de cette façon, fe pré-cipitent aussi.

Proprietez. Ces sortes d’huiles font bonnes pour le mal des dents,parce qu’ellcs bouchent le nerf par leurs parties rameuses > empêchantque l’arr n’y entre. De plu* par le moïen des Sels acres qu elles contien-nent, elles dilaient une pituite qui s’éioit arrêtée dans la gencive & quicauloit la douleur; mais à caisse de leur fétidité, on a bien de la répu-gnance a en mettre dans la bouche.

Quelques-uns voulant rendre l’huile de gaiac plus pénétrante & plusdétersive qu’elle n’a coûtume d’étre, mêlent dans la cornue, avec chaquelivre de gaiac, une once de Tabac lec ordinaire ; mais alors l’huile qu'onen retire me paroît bien âcie pour être appliquée dans la bouche; je lacroi fort bonne pour la crie des os, pour déterger puissamment lesvieux ulcérés, & pour résister à la gangrené.

Le sel fixe est un Alkali qui agit à peu près comme les autres; i! estnéanmoins assez vrai-femblable que les sels fixes des végétaux, si calci-nez qu’ils soient, retiennent toûjours quelque Vertu de la plante dont ilsfont tirez.

Si l'on calcinoir encore la terre qui reste, l’on en pourroit retirer du sel,mais en très-petite quantité.

G A L.

GALBANUM. C’est une gomme qui découlé par i’incision qu’ona fait à une plante ferulacée, qui croît dans la Syrie fur le Mont Atnanus,& à peu près dc la nature de celle qui porte fOpoponax. Les habitats dece Païs-Ia appellent cette plante Metopium.

Choix qu'on doit f aire du Galbanum.

Il faut qu’il soit en larmes belles Sc pures, que son goût soit amer Lacre, son odeur forte 8c désagréable: lorsque les larmes sont récentesleirr couleur est allez blanche, & allez approchante de l’Oliban : maisd’une consistance plus molle, & plus grasse. II n’a besoin d’aucune pré-paration pour le dispenser dans la composition de la Theriaque & duMithridac où il entre , il suffit de le bien choisir.

Proprietez du Galbanum.

Le Galbanum est émollient, extractif, diseuffif, & résolutif. II pro-voque les mois, & facilite l’accouchement, soit qu’il soit appliqué ouqu’on s’en serve en fuíumigation : on s’en fert auili de cette forte dans lessuffocations de matrice. Etant dissous dans le vinaigre, & mêlé avec unpeu de Nitre, il eftàce les rousseurs du visage. II est aussi fort bon auxécroiielles, & aux goûtes nouées ; enfin, il est bon pour remédier a latoux invétérée, &àl’asthme, & même aux venins.

Le S. gapenum est son substitut.

GALE ou GRATELLE, & ROGNE. C’est une infection dela peau, causée par une bile changée en mélancolie, ou mêlée d’unepituite salée. Dcla première dérive celle que l’on appelle communémentGale de Chien, qui cause une démangeaison extiême : de l’autre vien-nent ces grosses bubes ou vessies remplies de pus, nommées à bon titreRogne : l’une & l’autre font ordinaires aux jeunes gens déréglés, qui boi-vent le vin pur, qui fe tiennent mal propres , & qui hantent ou qui cou-chent avec ceux qui l’ont; quelquefois le changement d’air&ae vian-des y contribué. Elle attaque aussi ces vieillards qui sont remplis d’unc

pituite salée, &delqucls la peau est foibic & molasse, ils en guérissentraicmevr,

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