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êr mettez-lcs avec fort peu-.de savon noir. Appliquez cette efpecô■d emplâtre sur le mal où vous k láilserez jusqu'á ce que la loupe soitdissipée, ce qui arrivera clans peu de jours.
A l'cgurd des loupes qui pour avoir été négligées scroient vcnu'ésà une grollèur cxtréihe, on se donnera de garde d’y toucher , câr•jl y auroit du danger, [n’y ayant que {‘opération faite par un liabileChirurgien qui les puille guéiir, ]
LOUVE. C’est une torte de filet qui sert à prendre du poiííòn,Ce n’est proprement qu’un diminutif de la rafle. On a donné dansl’Article des Filets la maniéré de faire la louve & fa Figure à la pag.31 -. On donneiaici la maniéré de le rendre dans toutes sortes d’eaux.
Lcríquecefikt est tout monté, il faut le porter lur le bord de l'eatìproche du lieu où vous le voulez tendre, qui doit être en un endroitrempli de joncs , Sc autres herbiets allez épais ; vous y ferez avec un voi-lant une pallée, ou place, justement de largeur de votre filet.
Cette paílée fera d’autant meilleure, quelle scia plus longue. Sc au-ra plus d’étenduë. Sc pourtant aboutissent à 1’entrée de la louve, tantdu bout E. que de Faune F. afin de mieux guider le paillon dansïe filet. Cette coulée étant faite, il faudra avoir quatre pierres pe-santes chacune cinq ou six livres, qu’on attachera à l’un des bâtons »par exemple , à celui où font liées des cordes marquées des lettresG. H. I. K. afin de faire aller le filet au fond de Feau; vous attache-rez auífi ur.e corde L. R. d un bout au milieu L du bâton marqué E»F. qui scia de longueur convenable, afin qu’un bout soit au bord del’cau, Sc que par ce moïen on puille tirer la louve.
Si par hazatd le lieu où vous devez placer le filet étoit si éloigné dubord, qu’on ne pur pas le tendre Cans fe mettre dans Feau pour le poseren un endroit ou il puille être tour-à-fait caché, en ce cas la corde L.R. vous lcra bien utile pour Fui retirer; car ft vous avez été obligéd’entret dans Feau pour placer le filet, Sc que vous aiez apporté le boutR. de la corde fur le bord, vous n’aurcz que faire de vous remettrededans pour en tirer la corde R. le filet qui suivra lans qu’on soit obligéde íe mouiller une seconde fois.
Si l’cndroir auquel on le veut tendre n’est pas éloigné du bord plusd’unc toile ou deux, vous le pourrez bien faire fans vous mettre dansFeau, en le prenant de travers avec les deux mains par un de ses bâ-tons, & le mettant fur votre tête, enforte que le bâton G H I K. oùfont pendus les pierres, soit dcllus ou opposé à celui que Vous tien-drez, vous le jetterez de travers darts la passée, en retenant k bout R.de la corde, puis avec le bout fourcha dune perche vous le dresserez& ajusterez en Fétat qui! doit être > le couvrant des herbiers coupez,& vous repousserez pareillement tous les autres dans la paílée, afin quele poillôn se suive plus facilement, y trouvant du couvert; vous pou-vez laitier le filet dans Feau une nuit ou deux selon la íàiíòn, & nondavantage.
LUE.
LUETTE. C’cst un morceau de chair molasse, qui pend dû pa-lais en la bouche, auprès des conduits des narrines. Les Médecins rap-pellent l'U curie. On tient quelle sert à rompre la force & l’impetuositéde l'air trop froid, de peur qu il n’entre trop soudain dans les poumons.
Remède pour la Luette démise ou enflammée »
Appliquez un linge trempez dans le jus de joinbardes autour de lagorge; il faut humecter le linge toutes les fois qu’ilfe fera séché. Au dé-faut de jombardes on peut y emploier le jus de tripemadame, la dé-coction de plantain, de feuilles de ronces, & y mêler un peu de mielrosat, tant pour appliquer au dehors avec un linge, que pour fairedes gargarilines.
m L U N.
LUNE. C’est celle des sept Planetres qui est la plus proche de láterre. Elle n’est point toujours dans un même éloignement, quelque-fois elle s’approche, quelquefois elle s'éloigne de la terre, tous fes mou-veme'ns font assez irreguliers. Il y en a quelques-uns qui n’ont pûencore être expliquez, même par le système de Copernic, quoique leplus (impie de tous. Dans fa plus grande distance elle est éloignée dela terre de soixante & un demi Diamètre, & dans fa plus petite distan-ce on compte cinquante & un demi des mêmes Diamètres. Chacun deces demi Diamètres contient quatorze cens trente-deux lieues com-munes de France.
On croit que la Lunî est un corps fpherique, solide,opaque, quin’a point d’aurre lumière que celle qu’elle reçoit du Soleil. On y a re-marqué des montagnes & des fosses, on a eu même allez d’audacepour terminer la grandeur de quelqu’une de ces foliés, & on a ditqu’clle étoit aussi grande que Pans. Monsieur Cassini a prétendu que leGlobe de la Lune étoit cinquante-deux fois plus petit que celui de laterre. D’autres ont dit qu’il ne l’étoit que quarante-trois fois. La Lunetourne en un mois autour de la terre, â qui elle présente toujours lamême face.
Des Phases de la Lune.
On appelle Phases de la Lune les diverses apparences de la Lutte,qqi nous paroìt plus ou moins éclairée, suivant qu’elle s’éloigne ouqu’elle s’approrhe du Soleil. Lorsque la Lune est tellement conjointeau Soleil, qu’el'e est enveloppée dans fes raïons, nous ne l’appercevonspoint, Sc fa partie éclairée est entierement tournée du côté du So cil.C’est ce qu’on appelle la Nouvelle Lune. On ne peut point dire quece soit là une Phase ou une apparence de la Lune, puisque nous ne lavftions point.
On ne compte donc proprement que quatte Phases dans la Lune; lapremière s'apperçoit loríquc la Lune en sortant des rasons du Soleil com-mence à montrer fes cornes, on dit qu’elle est dans son Croissant > ce crois-sant dure jufqu’au septième ou huitième jour. Alors la moitié de la Lunequi est tournée vers nous paroìt éclairée, c’est cé qu’on appelle premierquartier. Quand enfuice la Lune est tellement avancée qu’elle est entiè-rement oppoíèe, Sc que tout «c qui regarde la terre est éclairé, es qui aï*
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’rrvc vers ìe quinzième, ’on dit que la Lune est pleine, & m îiônimècette Phase Pleins Lime ou Opposition. Enfin lorsque la Lime s’avan'c«pour rejoindre le Soleil, & qu’elle ne fait plus pároítreqre îâ moitié déïa partie tournée vers la terre, on dit qu’elle est dans son trsifiémem t■dernier quartier , quelle est vieille, Sc qu’elle est dans (on décours*
Pour distinguer le croissant de la Lime d avec son détours, il fauïobserver que la Lune croît lorfqu’elle parois le loir, & que ses cornessont tournées vers le Levant ; au contraire la Lune est dans son détoursbrfqu’ellc sc montre le matin, & que ses cornes sont tournées ver*{'Occident.
Des Eclipses de Luné.
Si dans !e teins que la Lune est pleine elle viens à passer pAr l’éSclip tique, alors elle tombe dans l’ombtcde la terre , & elle perd fa lu-mière. La Lune ainsi obscurcie fait ce qu’on appelle communémentune Eclipsé. On distingue deux sortes d’Eclipíès, la totale & la partiale ;
1 Eclipse totale arrive quancl le globe de la Lune est entierement c achédans sombre de la terre. L’Edipíe au contraire n’est que partiale, lorfqifiln’y a qu’une partie de k Lune qui est cachée., & que l’autre nous renvoiela lumière qu’elle reçoit toujours du Soleil.
Les Astronomes calculent lì exactement les Eclipses , qù’ïfs prédisent*à quelque minute près, leur commencement, leur durée Sc leur fin.On désigne ordinairement !a Lune par ce caractère D soit en Astrono-mie , (oit en Astrologie.
Les Astrologues prétendent que laLlìnc est froide:, humide Sc aqtleii'
fe; ils lui attribuent encore plusieurs autres qualitcz, suivant les aspectsqu’ellc a avec les autres Planètes, & par rapport aux Signes. Nous rap-porterons ici quelques-unes de leurs prédictions.
La 1 est si, j* ou H avec le ® ez Signes humides, produit despluies , & si après ladite si de la C vient -<p , ou G avec K tfs’enfuit alors grande & notable mutation dc l’air.
La C en si avec b au Signe V ou m, remplit l'air 'de nuées blan-ches , & si si par un aípect avcc elle est disposé , il arrive tonnerres ,éclairs ou corufeations, après laquelle conjonction si la C vient a ïsiil s’enfuivra de grands vents, qui sont abattus par í on B de (a-. itèL avec Jb. Mais si les Planètes sont tardives, c’est-à dire, d'un mouve-ment lent, &ne sont dilpofées à cela, ladite si produira serenité de 1 air.
Observations fur Us infMnces de la Lune par raport k t Agriculture.
Le décours ou la pleine Lune ne fervent de rien dans le jardinage, oitle labourage des champs, c’est une vision des Jardiniers & Laboureurs»de croire qu’il faut semer, planter, enter dans la pleine Lune ou danslc décours. Monsieur de la Quintinie dans le Chapitre xi. de fa ré-flexion, parle en ces termes : „ Je vous réponds d’un succès égal de vos„ semences & de vos plantes , pourvu que votre terre soit boni e ,,, bien préparée, que vos plantes & vos semences he soient poifir dé-„ sectueufes, Sc que la saison ne s’y oppose pas. Le premier jour dé„ la Lune comme le dernier font entierement favorables à cet égard ,
„ chacun le peut éprouver par lui-mêrne, & me condamner ensuite„ comme imposteur, si j’avance ici une doctrine faullè, mauvaise ,
-, & pour ainsi dire hérétique.,, II y a plus de quarante ans qu’il medonna cette lumière, avec bien d’autres, & âpres qu’il m’cut assuréqu’il devoit être persuadé de cette vérité , je crus cfi devoir faiie sexué-rienee ; ce que je fis, & j’ai vu qu’en effet les Jardiniers sc «ompoient,
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LUPÏN, en latin Lupìnus.
Description. C’est une plante quì est haute d’unc coudée & demie-ou de deux pieds. Sa tige est médiocrement épaillè, ronde, d’un verdjaunillknt. Ses feuilles croillènt alternativement, elles sont unies des-sus & couronnées dessous, elles se partagent en cinq > six ou sent piè-ces , elles font d’un goût un peu amer. Ses fleurs sont d'un blanc pâlêen tirant fur le bleu. Ses gouíses sont tournées en haut comme cellesdes fèves, velues & épaiíìès, dans lesquelles il y a cinq ou six grainssepaiez par des mêmes membranes, blahcsau dehors & jaunes au de-dans: la racine est dure, blanche, divisée en plusieurs rameaux.
Lieu. Cette plante aime les lieux secs Sc iabloneux, On cn trouvéà Ville-Neuve-les-Avignon. Elle fleurit luivant le Pais en trois fois, enMai > Ju.llet Sc Août.
Prapriétez. Les lupins engraissent lc bétail 8c les terres où il est se-mé. Sa faune prise e» breuvage chasse k Vermine. Sa décoction estbonne a ceux qui ont ma! á la rate ; elle est bonne aussi appliquée paídehors aux ulcérés, à k gratelle & aux teignes.
Les grains des lupins étant brûlez servent de cassé en Italie j maíàla prise ne doit être que dc la moitié de celle du cassé, à cause fie àgrande amertume.
Observations. Les lupins sont d’un grand usage Ch ítálie & enEspagne pour amanderles terres, & même pour la nourriture des hom-mes & des animaux. Saint Charles Borromée cn U soit, comme il estmarqué dans fa vie. Depuis quelque tems on s’en sert beaucoup crtDauphiné, c’est une eípece de pois fiat , d’un goût extraordinaire-ment amer,
Culture des Lupins ,
On semé les lupins comme les pois ordinaires dans toutes fortes daterres, même dans les pierreuses & les plus méchantes. Un ieul laboursuffit fut la fin de Février ou en Mars, Quand on en veut avoir de làgraine, on la peut semer au mois d’Aviil ; mais alors il est a craindraque les fleurs n’aient pas le loisir de venir en maturité-. Les lupins fleu-rissent en trois tems différons, en Mai, Juin Sc Juííler,
Ce grain semé en Février & Mats, ne vient en maturité que fut k fitlde Septembre & en Octobre, Sc on arrache les plantts en Octobre de-vant les gelées; étant arraché on le metpartasoucngeibierpouríltrébattu à la fin.
Usage des Lupins postr la Vigne.
Quand on yeut «unander les vignes aúx environs de la Saint jéìtì ,
G g g iij iorlqifûril