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construire tics Hôpitaux où l’on renferme les pauvres mendians.
MENÉE, en terme de Vénerie. C'est la droite route du CerfFuiant > on dit suivre la menée , erre toujours à La menée. On dit qu’uncbéte eXcmal-menée, quand elle est lasse pour avoir été long-re.nspour-suivie & châtiée, Sc le laide aprochei.
Mener les Chiens comans à lebat. C’est les promener, ce qui scdoit faire deux fois le jour.
[Mener; on dit en terme de Chaste, mener la quête, pour dire, labattre Sc rebâtre pour trouver les perdrix.
Mener la Table. Terme de Cartier. C’est assortir ks cartes àjouer, les jetter, & les plier en jeu & en iìxáin.
Meneur de Ciseaux. C’est chez les faiseurs de Cartes à jouer,l’Ouvrier qui rogne les feuilles de grandeur après qu’ellesont été peintes& listées, pour en composer des jeux. ]
MENSTRUE. C’est un dissolvant humide qui pénétrant dans lesplus intimes parties d’un corps sec, sert à en tirer tout ce qu’il y a deplus subtil & de plus essentiel.
MENSTRUES. Ce font les purgations ordinaires des femme*,qui leur arrivent tous les mois. On donne à ccs purgations différonsnoms, comme ceux de males-femaines, de réglés, d t mois, de tems, dcfleurs rouges.. Votez. Mors.
MENTHE, en latin Mentha. 11 y en a de deux fortes: l’une do-mestique & l’autre sauvage, dont on distingue encore cinq eipeces.
Description. La grande menthe [pousse les tiges julqu’a la hauteurde trois pieds, quarrées, 'rougeâtres, rameuses; ses feuilles font ob-longues , allez étroites. pointues, dentelées en leurs bords, un peuvelues, dc couleur verte-brune : fes fleurs íont rangées en maniéré d’épisaux íommitez des branches, petites, difpoíëes engueule ou tn tuïau,découpées par 1e haut en deux lèvres, de couleur blanche marquée dequelques points rouges ; ces fleurs font soutenues par des calices faustn cornes, dentelez fur les bords; quand elles íont passées il leur suc-cédé a chacune quatre semences menues, oblongues, enfermées dansle calice de la fleur: fa racine est longue, fibreuse, rampante. Elle rendAine odeur forte & très-agréable, Ion goût est aromatique, elle est rna-Iailée á faire mouvoir : c’eit pourquoi quand une fois elle est plantéedans un lieu, on ne la peut extirper.
Lieu. On en trouve dans cous les Jardins ; elle fleurit en Août.
Froprietez. Elle a 1 e goût piquant, elle est aussi un peu amerc, &composte de parties subtiles, elle échauffe, resserre, & delìeche ; engénéral elle est bonne à l'estomac, son odeur fortifie le cerveau; leiuc bû avecdu Vinaigre arrête le flux de sang, ôte le dégoût de feílo-mac, fait mourrirles vers.
Dejcnptton de la menthe sauvage, elle pouffe ses tiges à la hauteur<Tun pied & demi, quarrées, velues; les feuilles font presque rondes,ridées, couvertes d'une laine blanche : ses fleurs íbnt semblables a cellesde la première efpecc, de couleur blanche, rougeâtre: la semence estmenue, noire; fa racine est fibreuse, rampante: Cetre plante ré-pand une odeur excrément forte & aromatique, mais moins agréa-ble que celle de la menthe de Jardins; son goût est amer; acre Sc astrin-gent. j .
Lieu. Elle naît dans les Ikux aquatiques; elle fleurit en Aoûr.
Froprietez. Son soc purge les femmes après l’accouchcment, & fadécoction est fort utile à ceux qui ont la poitrine étroite, & qui ontpeire à leipirer, la prenant par la bouche, comme à ceux qui éjaculcntleur semence en dormant, & à la jaunisse; son parfum aussi bien quel’íscrbe répandue chassent les Seipens Sc les Puces; son suc est boncon.re les écroueiles, le faisant chausser, & en étuvant l’endroit malade ;■en général elle a presque routes les ptoprietez de la menthe, & plusfortement.
La menthe pilée avec Sel, est bonne fur les morsures de Chien en-ragé ; pilée & mise en Cataplâme elle conforte l’estomac débile, & aideà la digestion; deux ou trois brins dexnenthebûë avec j us de grande,apparie ie hoquet, vomissement & passion colérique, tlle clt louve-raine pour rendre f o dorât a ceux qui l’ont perdu, pourvu qu’on laprésenté souvent au nez; fa feuille desséchée & mise en poudre bûèavec du Vin blanc, fait mourir les vers des petits enfuis; ceux qui ai-ment le lait, doivent incontinent après qu’ils en ont mangé > mâcherces feuilles de menthe pour empêcher que le lait ne le caille en leurestomac, car la menthe a cette vertu dempécher la congélation dulait, même de contre-garder le Fromage de toute corromprion & pouri-xiture, fi on l’artose de jus ou de décoction de la menthe : la mentheappliquée fut le front appaise la douleur froide de la tête. [Les men-thes contiennent beaucoup d’huile exaltée & de sel volatil, peu de fleg-me & de terre. Elles sent propres pour guérir la colique, pour atté-nuer & refondre les humeurs, pour résilier à la gangrené] Sirop dementhe. Votez S x R o P.
MENUES pensées. Les feuilles ou fleurs des menues pensées prisespar la bouche, ou appliquées par dehors, sont singulières pour glutinerícs plaies : les fleurs bouillies & bûës appaiíint k mal-caduc des enfansquand ils écumcnt ; les mêmes fleurs bouillies avec leurs herbes &bues, nettoient les poumons Sc la poitrine.
Menus droits. Ce sont les oreilles d’un cerf, les bouts de fa tête,quand elle est molle, 1 e mufle, lesdintiers, 1 e franc boiau St les nœudsqui sc lovent seulement auprintems Sedans l’été; c’est le droit duRoi.
MENUISIERS. C’est un Ouvrier qui travaille en bois : il doitsavoir dessiner. *
Obligations des Menuejters fur lesquelles ils doivent s’examìner.
I. S’ils ont fait leurs ouvrages avec l'affemblagesolide Sc nécessaire,Sc 1 Ì faute de lavoir bien fait, ils on r obligé les propriétaires à de nou-velles dépenses, étant,pbligez d'en réparer tout le tort, Sc dommage.
II. S’ils ont mis la qualité, Sc la grosseur au bois qui étoit nécessaireà leurs ouvrages, étant obligez de réparer les dommages qui y sontarrivez parleur tromperie.
III. S’ils ont fait leur toisé en conscience, íoit pour eux, ou pour
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d’autres, il y a obligation de restituer ce qu on a gagné, ou fait ga-gner injustement,
IV. S’íls ont fourni k bois de la qualité, & épaisseur portées parleuts marchez, & s’ils ont assemblé solidement leurs ouvrages, selon',l’ordre du métier; ils doivent réparer tous ses dommages qui arriventpar leur faute.
V. Si les Compagnons sc sont aquitez, comme ils doivent de leurtravail ; s’ils n’ont point compté plus de journées qu’ils n’en avoientemploiées, & n’ont point volé de bois de leur Maître, ou d’aurres pourqui ils travaillent; il faut en tous ces cas réparer le tort qu’on a fait.
MER.
MERCIER. C’est un Marchand qui vend toutes sortes de mar-chandises dépendantes du corps de la mercerie. Les merciers de Parisfont le corps le plus puissant des six corps des Marchands. Volez ccqu’on en a dit fur k mot Marchand.
Obligations des Merciers, Grossiers, & tyuailliers.
Les Merciers conserveront leurs biens ou l’augmenteront, s’ils rem-plissent leurs devoirs, Sc Iont fideks a exécuter ce qui fuit; car S. Pauldit dans la première Épître a Trmothée ch. 4. v. 9. La pieté efl utile Xtous, (f c'ejl a elle a qui les biens de la Vie présenté , ceux de la Vie fu-ture ont été promis.
I. Si les maîtres gardes ont eu tout 1 e soin qu’ils dévoient de fairedes visites exactes des poids, des aunes Sc des marchandises ; étant res-ponsables de toutes les injustices qui ont été commises, Sc qu’ils ont puSc dû empêcher. Statuts, Art. 3.
II. S’ils ont reçu & donné lettres de marchand à aucun, qui n’eûîservi le tems porté par les statuts, démeuré en la maison d’un Maître ,& trouvé capable, Art. 8.
III. Si en vendant les marchandises ils ont trompé au poids, mesureou quantité ; y aianc obligations de tout ce qu’ils ont gagné par ces voiesinjustes, Deuter. zs.
IV. S’ils ont gardé en routes choses les Statuts, Ordonnances d’HenriIV. servent de Statuts aux Marchands, Merciers, Grossiers Sc Joiiail-lies, 1407. IJ 48 . S7- 67.70.
MERCURE. C’est une matière minérale fluide, fort pesante,& néanmoins volatile, pénétrante, de couleur d’argent, qui se lie &s’amalgame avec l’or & l’argent. On en avoir découvert une mineproche de Saint Lo en Normandie, donc on a cessé de faire la recherche.On nous l’apporte de Hongrie, d’Efpagne, & de diverses autres partiesde l’Europe. [ II naît ordinairement sous des montagnes > couvert dcpierres tendres & blanches comme de la chaux. ] Les plantes qui croisesent fur les montagnes où il naît, paroissent plus hautes & plus vertesqu’ailleurs ; mais ses arbres qui en sont proche produisent rarementoes fleurs Sc des fruits; leurs feuilles même sont tardives.
On a donné diffecens noms à ce métail ou plûtôt demi-métail,comme celui émargent vif 011 vif argent. II est appellé argent, a cause,de fa couleur blanche : vif, à cause de son agitation continuelle : Hydrar-girum, à cause de son humidité qui le rend fluide: Mercure, a causede la subtilité : fugitif, à cause qu’ss s’échape des Chimistes : mineraimétallique comme l’Antimoine > a cause qu’ils ont l'un Sc l’autre unetelle fimpatie avec ks métaux , qu’ils s’allient facilement & s’uniflèntavec eux, Sc même dégénèrent en eux, comme il se voit dans le mer-cure fixe Sedans le régulé d’andmoíne, fans que le mercure ait aucunequalité de métail, ainsi à raison de fa fluidité, il vaut mieux le met-tie au rang des liqueurs minérales naturels s, qu’à celui des métaux.Du Renou en décrit de deux sortes; l’un naturel, Sc faune artificiel,kiquels ne diffèrent que par accident, en ce que l’un soit naturelle-ment , Sc faune par artifice.
Le naturel se trouve dans f Allemagne, dans la Pologne, Sc mêmedans la France & ailleurs en plusieurs mines. Sa veine est une pierrerougeâtre, friable & extrêmement pelante, dans laquelle ks Foiìoieursdonnent bien souvent de íi grands coups de pique, qu’ils s’en séparébeaucoup; de cette manière on peut i’appeller véritablement naturel.
On k séparé encore après lavoir enfermé dans un pot de terresitué fur un autre, en telle façon que ks embouchures d’iceux sc ren-contrant , donnent le feu de lìipreíiïon dessous k pot où est enferméela matière, ainsi f argent visse separc d’icelle par la chaleur, découlantdans le pot de dessous. Plusieurs croient qu’on fait f étain de glace dumarc qui reste, en lui donnant le feu de fusion.
L’arcificiel 1 e tire par l’aitifice des Chimistes, du plomb oudu cina-bre, qui n’est autre rhose que la veine du Mercure, soit le naturel dontil est parlé ci-dessiis, appelle même par les Anciens minium , loir f artifi-ciel qu « l’on fait du soufre Sc du mercure sublimez ensemble, ou dusublimé même ou chose semblable.
Avicenne assure qu’il est froid & humide, Sc au contraire Fracasto-rius & Toinitanus lui attribuent une qualité mordicante, & tiennentqu’il est chaud. Mais du Renou avecTrajanus & plusieurs autres, ditqu’il a des qualitez mixtes, subtiles & échausiantes ; & qu’outre toutcela, il possède encore de belles facilitez : car ri incise, il atténué > Sc ilpénétré, il résout, il lâche le venue, & cc qui est plus admirable,c’est qu’il attire les humeurs de la íùperficie au centre, c’est-à-dire àl’estomac, Sc les entraîne par en bas, Sc les poussé du centre à la cir-conférence, & ks jette dehors par la salivation. Ainsi il nettoie kshumeurs & ks purge détour poison, & principalement du mal véné-rien, dont il fít alexipharmaque. Outre cela, il tué Scellasse les vers,& facilité f accouchement. Enfin, extérieurement, il guérit la galle,il chasse ks poux, Sc résout toutes sortes de tumeurs li dures qu’clkssoient; mais soie qu’on s’en serve extérieurement, ou intérieurement,tacheront, & laisseront le dessein de voue pièce marqué fur le papier ;comme c’est un remède dangereux, il fant bien prendre garde de ncle donner que bien à propos, Sc qu’il soir bie» Sc duëmenc préparé.