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ìl y en à de Voilettes, qu’on ébauche d’outremer, de carmin, òúde laque, tantôt plus blûës, & tantôt plus rouges; la maniéré defaire les unes Scies autres cil égale, il n’y a que les coulems qui Ioncdétentes.
II faut en de certains endroits, comme entre les panaches, de ver-millon Sc de carmin, ou de laque, mettre quelquefois du bleu fait d'ou-tremer Sc de blanc, & quelquefois de violet fort clair, qu’on finit partraits comme le r, Ile, & qu'on fait perdre dans les panaches ; il yen a ausli qui ont des teintes latines, que l'on fait de laque, de bistre,& d'oere, íelon qu’elks sont; cela n’eitqu’aux tulipes fines & rares, &non pas aux communes.
Pour en ombrer le fond on prend ordinairement, pour celles dontles panaches font de carmin, de l’mde & du blanc.
Pour celles de laque, ou du noir, & du blanc, où l’on mêle enquelques unesdu bilue, Sc cnd’autresdu verd.
On en peut ausli ombrer de gomme gutte, Sc de terre d’ombre, Sctoujours par les traits qu ont les feuilles.
On en fait encored'autresqu'on appelle bordées, c’est-à dire, queU tulipe n’est point mêlée, a la rclervede ('extrémitédesftuilles ouil y a une bordure; elle est blanche a la violette, rouge a la jaune,jaune à la rouge, Sc rouge á la blanche.
La violette le couche d outremer > de carmin Lcdehlanc, l'omhrant,& la finissant de ce mélange, la bordure separgne, c’est-a-dirc, qu'onn’y mec qu’une legere couche de blanc, qu’on ombre d’inde fortclair.
Le jaune s’ébauche de gomme gutte, Sc s’ombre de la même cou-leur, y mêlant dc l'ocre Sc de la terre d’ombre, ou de bistre, labordure fe couche de vermillon, Sc lé finit avec tant loit peu aecarmin.
La rouge s’ébîuche de vermillon , Sc fe finit de la même couleur,v mêlant du cacmin, ou de la laque ; le tond Sc la bordure fe fait degomme gutte; & pour finir on y ajoûee de la pierre de fiel. Le de laterre d’ombre, ou du bistre.
La blanche s’ombre de noir, de bleu & de blanc ; l’encre de la Chineest fort bonne pour cela, les ombres en lotit tendres, il lait tout lèulleste t du bleu & du blanc, mêlé avcc du noir ; la bordure de cette tulipeblanche fe fait de carmin.
A toutes ces loties de tulipes on laisse une nervure au milieu desfeuilles, plus claires que le reste, Sc l’on lait rouge les bordures dansle fond par petits traits de travers, en tournant, car il ne faut pasqu’elles parodient coupées comme les panaches.
On en fait encore deplulieurs couleurs quand il s’in trouve dontle fond de dedans est comme noir, on l’ébauche & on le fini: d’inde,ausli bien que la graine qui est autour du tuiau, Sc ii le fond est jaune,il s’ébauche de gomme gutte, Sc fe finit en y ajoûiant de la terred’ombre ou du bistre.
Les feuilles Sc la tige des tulipes s’ébauchent ordinairement de verdde mer, elles s’ombrent Sc fe finissent deveid d’iris, par grands traitsle long des feuilles, on en peut faire ausli quelques unes de verd dcmontagne. y mêlant du massicot, & les ombres du verd de vessie,afin qu’elles (oient d’un verd plus jaune.
XCVII. De C Anémone. II y en a de plusieurs forces, tant doublesque simples; ces dernieres iont ordinairement lans panaches, il s’entait de violettes avec du violet Sc du blanc, les ombrant de la mêmecouleur, les unes plus rouges, & les autres plus blûës, tantôt fortpâles, Sc tantôt fort brunes.
D’autres s’ébauchtnc de la laque & de blanc, & fe finillênt de même.y mettant moins de blanc, quelques-unes (ans blanc.
D’auties sebauchent de vermillon, & sombrent de la même cou-leur, y ajoutant du carmin.
On en voit ausli dc blanches & de couleur de citron ; ces dernieresíè couchent dematlicoc, fcs unes & les autres s’ombrent, Sc fe finillêntquelquefois de vermillon, & quelquefois de laque fort brune, & lurtout proche la graine dans le fond, qui est aussi bien íôuvent d’unecouleur comme noire, que l’on fait d’inde ou de noir Sc de Vieu, ymêlant en d’aucunes un peu de bistre, Scc. travaillant toujours pattraits bien fins, faisant perdre les bruns dans les clairs.
II y en a d'autres qui ont le fond plus clair que le reste, Sc mêmequelquefois tout blanc, quoique le teste de l’anemone loir brun; lagraine de toutes ces anémones fe rait dinde, Sc de noir, avec tortpeu sse blanc, sombrant d’inde pur a quelques-unes, on iareleve demassicot.
Les anémones doubles sont deplusienrs couleurs, les plus belles ontleurs grandes feuilles panachées; les unes lé font, c’elt-a due, les pa-nachées avec dit vermillon, auquel on ajoute du carmin pour les finir,ombrant le reste des feuilles d’inde; pour les petites du dedans on metune couche toute de vermillon mêlé de carmin , faiianr par-ci, par-la, des endroits forts, particulièrement dans le cœur, proií.e hsgian-des feuilles du côté de l’ombre ; on finit par petits traits, comme tour-nent les panaches & les feuilles avec du carmin.
On ébauche & on finit les panaches de quelques autres de carminpur, aussi bien que les petites feuilles, laissant néanmoins du milieude ces dernieres un petit rond on l’on couche de violet brun, le fai-sant perdre avec le reste ; Sc après que tour est fini, on donne des coupsde cette même couleur autour des petntsieudles, lur tout du côté del’ombre, les faisant noïer dans les grandes, dont le reste s’ombic, oud’inde ou de noir.
A quelques-unes on fait les petites feuilles dc laque, & de violet,jquoique les panaches des grandes (on m de carmin.
II y en a d’autres dort ks panaches íè font de carmin, par le milieude la plupart des grandes feuilles, mettant en quelques endroits du ver-millon deísous, (Sc faisant perdre ces couleurs avec les ombres du fond,qui sc font d’inde & de blanc; les petites feuilles fe couchent demal-sicot, & s’ombrent dc carmin très-brun, du côté de l’ombre, Sc très-clair de celui du jour, y laissant quasi Je massicot pur. Sc ne donnantfeulement que quelques petits coups d’orpin &de carmin, pour scpa-
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rer les feuilles qu’on peut ombrer quelquefois avec ufi peu de Verssfort pale.
II fe fait des anémones doubles toutes rouges, êt toutes violettes iles premières s’ébauchent de vermillon Sc de carmin , quasi fans blanc*& sombrent de carmin pur bien gommé, afin qú’elles soient fortbrunes. §
Les anémones violettes fe couchent de violet, Sc de blanc 4 & sefinissent (ans blanc.
Enfin, il y en a de ces doublés comme des simples, de toutes cou-leurs , & qui (e font de la méme manicre.
Le verd des unes Se des aunes est de montagne, dans lequel onmêle du massicot pour ébaucher, il s’ombre & se finit de verd dévessie, les queues en sont un peu rougeâtres, c’est pourquoi on lesombre de earinm mêlé de bistre, Sc quelquefois de verd après lesavoir couchées de massicot.
XCVIII. De l'Oeillet. II est des œillets de même que des anémo-nes, Sc des tulipes, t’est-a-dire, de panachez Sc d’autres d’une feulecouleur.
Les premiers se panachent tantôt de vermillon Sc de carmin, tantôtde laque pure, ou avec du blanc, les uns fort bruns, Sc les autrespales, quelquefois par petits panaches 4 & quelquefois par de grands.
Leurs fonds s’ombrent ordinairement d’inde Sc de blanc.
II y a des œillets de couleur de chair fort pâle Sc panaches, d’uneautre uft peu plus forte que l’on fait de vermillon Sc de laque. D’au-tres qui font de laque Sc de blanc, qu’on ombre Sc qu’on panache lansblani. D autres tous rouges, qui se font de ver millon Sc de carmin 4le plus brun qu’il lé peut. D’autres tout de laque. Et enfin, d’autreslottes dont le naturel, ou la fantaisie sont la réglé ; le verd des uns Scdes autres est de mer, ombré de verd d’iris.
XCIX. Des Martagons-, Ils se couchent de mine de plòmb, s’ébau-chent oe vermillon, Sc dans le plus fort des ombres de carmin, lesfinissant de cette même couleur par traits en tournant comme les feuil-les ; on rehaussé les clairs de raine de plomb Sc de blanc, la graine selait de vermillon & de carmin.
Les verds fe font de verd de montagne, ombre de verd d’itis.
C. Des HemtrocaU.es. II y en a de trois sortes, de gridelm un peurouge, de gndelinfoct pâle, Sc de blanches.
Pour les premières on met une couche da laque Sc de blanc, ortombre Sc on finit avec de la méme couleur plus forte, y mêlant un peude noir pour la tuer, fui tout aux endroits les plus bruns.
Les lecondes fe couchent de blanc, mêlé de soit peu de laque & dcvermillon, de loijteque ces deux dernieres couleurs ne parodient quasipas, ensuite l’on ombre avec du noir, Sc un peu de laque, fanantplus rouge dans le cœur, ces feuilles proche les tiges, qui doiventêtre, atim bien que la graine de la même couleur, particulièrementvers le haut, Sc en bas un peu plus vertes.
La queue de la graine te couche de massicot, Sc sombre de verd devessie.
Ltí autres hemcrocalles fe font en mettant .une couche de blanctouc pur, Sc les ombrant & finissant de noir, Sc de blanc.
La tige de ces dernieres. Sc les verds de toutes, lé lont de verd demer Sc sombrent de verd d’iris.
CI. Des Hyactntes. II y en a de quatre façons, de blûës, un peiiplus brunes, nanties pales, de gridelines & de blanches.
Les premières le couchent d’outiemcr, & de blanc 4 on les ombreSc on les finit avcc moins de blanc.
Les autres le couchent Sc s’oinbrent de bleu plus pâle.
Les gridelines s’ébauchent de laque, de blanc Sc tant soit peu douatremer. Sc fe finillênt de la méme couleur, un peu plus forte.
Enfin aux dernieres on mec une couche de blanc, puis on les om-bre de noir, avec un peu de blanc, Sc on les finit toutes par traits,suivant les concours des feuilles.
On fait le verd Sc les tiges, de ceux qui sont bleus, de verd de mer& d’iris fort brun, Sc dans la tige du premier on peut mêler un peude carmin pour la faire rougeáti e.
Les deux autres aussi bien que Je verd, s’ébauchent du verd de mon-tagne, avec du massicot, Sc s ombrent de verd de vessie,
CII. De la Peene. II raut maire une couche par tout 'de laque delevant, Sc de blan allez sorte, Sc ombrer ensuite avec moins de blanc,& point du tout dans les endroits les plus bruns; après quoi l’on finitde cette méme couleur par traies, Sc en tournant comme à !a rolè,la gommant beaucoup dans 1e plus fort des ombres, Sc relevant lesjours, Sc le bord des feuilles lés plus éclairées, avec du blanc Sc unpeu de laque; on fait aussi dc petites veines qui vònt comme lestraits de lahacûrc; mais qui paroilìcnt davantage.
Lc verd de celte fleur est de mer & s’ombre avec celui d’iris.
CI1I. Des Primevères. Elles'íonc de quatre ou cinq couleurs; il yen a de violettes foi t pâles, de gridelines, de blanches, Sc de jaunes.
La violette lé fa.t d'oucrcmer, dc carmin Sc de blanc, y mettantmoins de blanc pour sombrer.
Lc gridelin fe couche de laque colombine, Sc de tant soit peu d’ou-treiner, avcc beaucoup de blanc, Sc s’ombre de la même couleur plusforte.
Pour les blanches, il faut mettre ur.c touche de blanc, les finissantcomme les autres par traits.
On fait le cœur de ces trois primevères de massicot, en forme d’é-toile que l’on ombre de gomme gutre, faiiânt au inilku un petitrond de verd de vessie.
Les jaunes (è couchent de massicot, Sc s’ombrent de gomme gutte.Sc de terre d’ombre.
Les queues, les feuilles Sc les boutons s’ébauchent de verd ddmontagne, mêlé d’un peu de massicot, Sc se finillênt de vetd d’iris,fa.lant de cette méme couleur les côtes ou les veines qui paroillènífur ks feuilles > rehaussant les jours des plus grolîès avec du massicot.
CIV. Des Renoncules. II y en a dc plulìeurs lottes, les plus bellessont, la pivoine Sc l’orangéc; pour fa première on met une couché
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