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èhccs, principalement áans les petits jardins, renfermez de hautes nfa- ltailles, & qui n’ontguerc de Soleil. 1
NOURRI-C E. Lc devoir d’une nourrice est d’avoir bien fois dc ì-son enfant, le tenir toujours bien propre en linge, & ne lui point don- jnet de couches relar/écs, ne le point billet crier ni la nuit. ni le jour faute«de lui donner à téter, lui faire fa bouillie soir & matinsi-tôcqu’tl estéveillé, & íì-tôt qu’il commence à sommeiller le porter coucher ; ilfaut que la nourrice pour entretenir son lait, déjeune le matin &goûte î’après-dìnée , qu’tlle boive peu de vin à (es repas , & qu’ellcsabstinenne de, voir son mari; pendant fa nourriture il faut d’ailleurs■quelle sok toujours gaillarde, joie use & de bonne humeur, & qu’cllechante & rie fans celle pour amuíèr divertir l’enfant : quand ellele remue, il faut qu’elle prenne garde aullì qu’il ne soit trop au large,ni trop serré, ni que les épingles qui for,t autour de lui ne le puissentpiquer; & quand elle se couche, que ce soit adroitement, afìn qu’ilne coure aucun risque de se blesser, & ne íe trouve incommodé d'au-cune autre maniéré; voila à peu près tout ce qui regarde son devoir,
& ses choses ausquclles il faut qu’elle s’appbque, quand elle veut qu’onì’aime > & qu’on dise que c’est une bonne Nourrice ; en lui donnantl’enfant, on lui met entre ses mains íâlaiette, qui coulisse en tout cedont il peut avoir besoin, suivant fa qualité Sc bafl'eslè de son âge;quand il est un peu plus grand , on lui donne d’autres bardes & d’au-tre linge à proportion : & c’est dont la Nourrice doit avoir bien soinjtour en rendre bon compte quand on lui demande.
Souvent on leur donne aufli une servante pour bercer l’enfant , &pour lui aller quérir toutes ses choses dont <lle peut avoir bclom.
Les Peres de l’Eglife veulent que ses Mères nourrissent sents enfans,que íì quelques-unes font dans Impuissance de le faire, ou pour n’avoirdulait, ou pour d’autres bonnes raisons, elles doivent prendre gardeà choisir celses qui ne sont pas sujettes au vin ni beaucoup babillardes,ni celles qui sont de mauvaise vie.
f oter augmenter le lait de la Nourrice.
'Faites-lui boire de l’eau d’orgc dans laquelle on aura fait cuire de lagra ne de Fenouil, ou bien donnez lui’des bouillons dc pois chiches.
NOUVEAUTÉ, i'e dit de toutes lottes de fruits Sc de légumes•qui pat se soin Sc lindustrie du jardinier viennent dans kuî perfectionou dans leur maturité devant la saison ordinaire, Sc sor tout en Hiver& au Printems ; ainsi ce sont des nou^eauiez que d’avoir des Fraises& des Concombres au commencement d’Avril, des pois au commen-cement de Mars, des asperges vertes en Novembre, Décembre, Jan-vier, Février, Mars, des cerises précoces à la mi Mai, des laituespommées au mois de Mars, &c. Un bon Jardinier doit avoir de lapassion pour ses nouveautez.
NUL N Y U.
NUI.
NUILLE ou NIELLE, C’est une cípece de rouille jaune 5£ce pourriture qui sc mec sot le blé devant là maturité, & particulière-ment tut le pied & sor les feuilles des melons quand il est tombé quel-ques eaux froides deílûs ; certe eau les rouille & les fait entieremerttpérir; elle se met auííì sor les laitues, chicorées, &c. il íe met encoreune autre maniéré de rouille blanche aux concombres, qu’on appelle leblanc; nos concombres ont 1e blanc, c’est à dire, qu’ils periílenr.Voyez, Nielle.
N Y M,
NYMPHEA, [ou Lis d’étang, que quelques-uns appellent Volet,& que nos Apoticaires.nomm.nt Nenufar. ] Ii y en a dc deux*sortes,de blanche & de jaune: la blanche que l’on appelle aulîiaculée a la feuil-le presque ronde, & comme c’est une fleur aquat:que, elseíseurit d’eíseméme dans ses étangs, la fleur èn est grande, toute pleine de feuilleslongues & pointues, & au milieu defqucllcs il y a comme unehoupcjaune, elle fleurit aux mois de Mai & de Juin.
La jantme qui a aullì la feuille longue, fait une fleur aussi graf.dequ’une tôle jaune, avec un petit bouton au milieu; cclle-c: est en fleurplus long te m s que l’amre.
Sa culture. Ces deux plantes demandent une méme culture,& veulent être mises dans de grands pots, en bonne terre Sc toujourshumide, de (orre qu’il faut avoir soinqu’il y ait toûioursde Peau djnsles pots ; il ne ses faut k ver que pour en ôter le peuple, ce qui lc fait estAutomne » & on la replante aussi-tôt.
Sss Qu alitez. Bien qu’il y en ait de deux façons, elles riontpourtant que les mémes quaiitez: la racine sechc & bûë dans d u vin,est bonne pour le dévotement & la diflenrerit, elle désenfle & purgela rate ; on en fait un catapiâme qui guérit les maux d’estomac & dela vessie; avec de l’eau elle efface ses taches & lesrouíseurs, & rappli-quant avec de la poix, clic guérit de la teigne; la graine a les mêmeseffets: il y a apparence qu’on lui a donné k nom de nymphéa, parecqu’elle se plait dans les lieux humides & marécageux. Ma'thioIc&Ga-lien cn traitent amplement.
Le nymphéa est très-pioprc contre le vice de Fimpuretc [ Pline rap-porte que] son usage pendant douze jours consécutifs empêche c ttevertu de production; d destcche & rafraîchit !e corps, fans qued’ail-seurs nous en reflentions aucune incommodité. C'est par ses qmlitez»si nous en croions Galien , qu’il entretient notte voix & nourrit notrecorps, L qu’il s'opofe a la production de ccs esprits qui nous soft mm:de mal: On en use diversement ; tantôt l’on en fait une décoction, dusirop, de la conserve, dc seau distillée au bain marie, &untôionencompose un Uniment,