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o n a

sins k mêîei ensetnbk, & les aiant mises chacune séparément dafts une 1feuille de papier, vous les verserez doucement l’une après l’autre enf ordre qu’elks font écrites ci dellus dans la poêle qui est iur le feu . tan-dis qu'un autre remuera incelìàmment pour les incorporer j & quand jvous aurez verlez toutes vôS poudres, vous cOurinuereà fur le même Jfeu de remuer toujours juiqu’a ce que les drogues enflent de trois jdoigts ; aaslì-tôt qu’ellts auront enflé retirez votre poêle hors du feu , {& continuez a les remuer diligemment avcçss^jçatule ,julqu’à ce qu’el-lcs s'épaiíîidcnt entre le mol & le dur, en ïeí.c forte que vous puissiezmanier facilement votre onguent fans gâter les doigts» Alors retirezcet onguent par morceaux avec l’elpatule, mettez-les fur une tablebien nette & unie, mouillée de vinaigre blanc, & pétriflèz-les oucorroiez les unes après les autres avec les mains mouillées du mê-me vinaigre ; puis formez-en des rouleaux , lesquels vous envelop-perez de papier chacun à part pour les eonlcrver fort long tems, leplus vieux est toujours le meilleur.

Manìire de se servir de ÍOnguent divin.

Premièrement il faut savoir que cet onguent se peut soit long*teins conserver comme on vient de dire, & qu’il n’est pas en fa per-fection qu’il n’y ait deux ou trois mois qu’il foie fait j & pour Rap-pliquer lur quelque plaie ou aurre mal, il saur le parer ou amollir avecles doigts mouillez d’un peu de vinaigre ou de vin. puis Retendre furdu cuir noir, taffetas ou futaine, & non fur du linge, parce qu'il1e percetoit.

i. II n'est pis nécessaire de mettre ni tente ni charpie dans la plaie;ce n’est pas qu’il ne soit bon, quand la plaie est profonde, d'y mettrequelque tente ou charpie entourée & fort couverte dudit onguent.

j. La premiere emplâtre qu’on met ne fe doit lever qu’au boutde vingt-quatre heures, & celle qu on met ensuite de douze en douzeheures, (ì ce n’est que le mal presse de la relever plus souvent par laquantité de pus qui en pourroít fottir.

4. En relevant lemplâtre il faut relever le pus s’i! y en a, & re-passer Ronguent avec un peu de vin ou de vinaigre > en remettant del’onguent s’il y en manque, & ainsi une emplâtre peut servir plusd’unc fois.

f. II faut noter que le malade blessé ne doit manger ni ail ni oignon ;tat il fera guéri plutôt en huit jours qu’en deux mois s’il en mar.geoit.

Vertus & propriétés:, principales de ï Onguent divin.

11 mondifie fort & fait venir la chair nouvelle fans faire corrup-tion en la plaie. II guérit les foulures des nerfs > il est bon pourtoute enflure ; si quelqu’un avoit la tète enflée outie mesure , ilfaut la raser avant que d’y mettre l’emplâtrc. Il guérit les arque-bufades, & éteint le feu qui en provient ; il fait sortir le plomb& le fer des plaies, Sc tous corps étrangers ; ii est excellent aussi pourles coups dcfieches, Sc attire lesosrompuss’iiy en a dans le corps. Ilguérit route morsure de bêtes venimeuses & enragées, car il attire su-bitement le venin. Toute foited’apostumes, de glande- » le chancre& la fistule, les écrouelles, les humeurs froides Sc la teigne ; il estbon contre la peste, pour toutes sortes d’ulceres, tant vieilles que nou-velles, pour le farcin des chevaux, en failknc percer le bouton avec unfer chaud, & raser le poil de la largeur du bouton, y versant duditonguent fondu : il est aussi excellent & indubitable pour les clous deroue des chevaux, en le faisant un peu fondre dans une cuillère aprèsque le mal aura cté découvert. II est bon pour la teigne des eníans ;

II faut raser les cheveux avant que d’y meccre lemplâtre. Ons'enfertpour les hémorroïdes tant internes qu’externes, cn relevant l’emplátreen ses nécessitez, puis la remettant; plusieurs s’en font servis heureuse-ment au mal de dents en Rappliquant fur la temple. D’autres ont étéguéris du rhumatisme en Rappliquant fur la nuque du col: íliert aussiâux autres douleurs du corps Rappliquant fur lc mal.

Quand on fe trouve ménacé de paralysie, si on se sert de cette em-plâtre on se trouvera bientôt guéri; car il fortifie fort les nerfs assoi-blis. II est bon pour les fistules qui viennent au coin del ’ccJ, aussi pourcelles qui font restées après qu’on a été taillé de la pierre. II cil bonpour les taies des yeux & tous autres maux des yeux ; on ferme lespaupières, Sc on applique Lemplâtre par deíîiis l’elpace de quinze jours& davantage. Il arrête aussi tôt le siing d’une coupure en étuvant lesang & appliquant cette emplâtre bien chauffée au feu. II est bon pourles loupes, laiflànt bng-rems cette emplâtre dessers; pour la brûlure ilfaut d’abord laver la brulure avec du vinaigre Sc du sel, Sc puis mettreune emplâtre de cet onguent: il saur mettre dans deux cuillerées devinaigre six grains de sel écrasé, & le faire un peu tiédir poui fon-dre le sel : il lait cesser les douleurs des gouttes, appliquant une emplâtrefur les parties affligées. II guérit tous maux de tête, migraines, ver-tiges, folies, mettant une emplâtre fur le haut de la tête de la largeurde la couronne d’un Prêtre. Plusieurs ont été guéris du mal caduc,des écrouelles, du rhumatisme, & d’autres maux inveterez Sc opiniâtres, failànt ce que dessus. II est bon aussi pour les maux qui arriventaux mammelles des femmes. Enfin il est encore bon à beaucoup d’au-tres maux, comme on Réprouve tous les jours ; Sc il y acuplusieurspersonnes aufquellcs on éroit prêt de couper les ïambes, les mains, ouquelqu’aime membre, qui par Ropérarion & l'application de cet on-guent fans faire autre.choie , ont été entiéiemcnt guéris, n’aiant pasété besoin de leur couper ni jambes ni mains.

Avertissement. Dans les Provinces il faut fe servir de personnes in-telligentes & charitables pour faire cet onguent, Lc qu'ils Raient vû faires’il se peut à Paris.

Onguent gris.

Prenez huile roíàt une livre , ceruse pulvérisée, litarge d’or bienlavée, pulvérisée & féchce à l’ombre, de chacun quatre onces, cire

O N G 10J

TtSUví nehf onces, sain de pourceaux mâle deux OfïrtS) VòiìS mélere*l’buile roíàt dans un pot de terre veitliié sur un p tic feu qu’on laissejusqu'à ce qu’il ne pétillé plus ; mettez y la ceruie par inclination ave- uncornet de papier, remuez toujours pour qu’il ne le salie pas de gru-meaux. jettez ensuite de la rnême manìtie la litarge d’or bien pul-vérisée avec tin cornet, remuez toujours z âpres on inet le làin-doux,ensuite la cite en menus morceaux ; il faut toujours remuer» En-suite on fait cuire cet onguent à petit feu, empêchez qu’il ne bouil-le, car il sortiroit dehors & la litarge demeureroir en bas. II saurtoujours remuer pendant cinq heures, ne pas bouger jusqu’à cequ’on volt qu’aianc pris quelque goûte d’ongueat mile lur du pa-pier il ne tache pas le papier, Sc qu’il est cn conhsteuce d’onguenc ,puis retirez le pot du feu & remuez chcorc juíqu’â ce qu’il loit com-me froid, Lc puis l’on en fait du magdaléon , ou bien on le mecdans des pots vtrnisez; cet onguent ne vaut rien qu’il n aît fermentéquatre mois.

Onguent noir, ou emplâtre noire contre toutes sortes dc plaies ,oiil’onguent de Ricome qu’on dit Ravoir inventé & y avoir gagnétrente mille écus ; il le venduit trois livres Ronce.

Drogues. Prenez huile d olives sept livres, charpie dc toilevieille deux livres, ceiuíé pulverilée une livre, litarge d’or deux quar-terons , cite neuve demi livre, myrrhe pulverilée une livre, aloèspulvciiíé deux onces»

Préparation. Mettez les deux livres de charpie de toile vieil-le Sc déliée dans un grand bâflin, versez-y par dellus ies lept livresd’huile d’olives, deícrte que la charpie soir abreuvée par tout ; puismettez le tout lur un teu de charbon qui ne soit pas trop grand »de peur que le feu ne prenne à l’huile Sc qu’il ne b û : e toute la -har-pie : il faut remuer toûjours avec une verge ou ct atule de fer,jusqu’à ce que la charpie soit tome coniommée ; ce que vousconnoitrez lorsqu’en en mettant quelqu- peu lui une assiette vousne remarquerez plus de fil de harpie ; cela fa t il faut retirer levase de dellus le feu, Sc quand il cclsera de bouillir mettez-y peu àpeu, en remuant toûjours, la livre de ceruse, Sc le remettrez furîe feu une minute dc teins, puis vous le retirerez & vous y mettrezaussi, en remuant toûjours, les cinq quarterons, c’est-a-dire, quinzeonces de litarge d’or, aiant premierement bien pulvérisé la ceruie &la litarge : après il le faut faire un peu rebouillir & y mettre lademi livre de cire coupée en petits morceaux, Sc lui faire prendreencore un bouillon : ensuite vous le retirerez & y mettrez peu àpeu comme dellus (en remuant toujours ) la myrrhe pulverilée, &leferez encore un peu bouillir, puis il Ie faut retirer du feu , & ajoû-ter en remuant cont nucllement l’aloês bien pulverilée, Sc vous remet-trez 1e bassin fur Ie feu , lui laislànt prendre deux ou trois bouillons :cela fait vous en mettrez un peu fur une assiette pour voir s’il fe pren-dra; que s’ilest trop mol il faudra le faire bouillir encore doucementjuiqu’a ce qu’il soit en là confidence.

Quand il sera fait il le saur tirer du feu & le mettre sor une tableou planche, le versent par dessus avec une cuillère à pot, lc laillerrefroidir, & lorfqu’il sera froid le mettre en rouleaux.

Si par hazardcn fa,sent bouillir les drogues le feu s’y prend, il fautavoir une couverture ou serpiliere toute prête ( que vous aurez trempéedans de I eau , la tordrez bien, afin qu’il n’y en reste point Sc qu’elle nesoit qu’humide) pour couviir a abord le vase, Lc par ce moien vous étouf-ferez Ie feu dedans, Sc afin quil ne le perde rien il faut mettic ce vasedans un autre vase plus grand.

Cet avertiilcmcnt doit servir pour tous les autres remèdes de cettenature.

Maniéré de s’tn servir.

Si la plaie est à fleur de peau » il faut mettre une emplâtre dessus, l’esssoiant tous les soirs, & continuant airiijulqu’a ce q selle loit guérie.

S’il paroìt quelque excroiílànce de chair, il se saur panser comme vousavez commencé, car elle se rabaiiìè naturellement.

S’il y a de se chair morte, & que se plaie soit vieille, il faut prendreun rouleau de lemplâtre, le m-rtre dans un pot avec hx cuilleréesd’huile rosat, ou a son défaut d'huile d’olives» & faire fondre le toutensemble, puis prendre de la charpie a pro, ortion, Ja mettre dedans& 1a faire route imbiber ; ensuite vous mettrez cette charpie dans unautre pot, que vous couvritez avec soin pour en conserver se vertu.Quand vous voudrez veus en serv i vous cn prend.ez un peu , 1 e met-trez dans 1 a plaie, Sc ferez eníorte que 1 a plaie (bit entièrement cou-verte de charpie que vous y mettrez fort légèrement, fans qu’elle soitprellèe ni entortillée, afin que Rhumeur force a Ion aise. H faut chan-ger de charpie loir Lc matin ; mais se même emplâtre peut servir unjour, quand même les os setoient découverts; vous mettrez la charpieainsiprépaiée par dessus, Lc en cas que la plaie soit noire elle ôte routenoirceur fans que les os tombent.

II est à remarquer premierement que fi k trou de la plaie esttronpetit Lc profond, il y saur mettre une petite tente de linge , de peutqu’on ne pu.sle pas retirer la charpie, aiant auparavant trempé la ten-te dans l’onguent fondu; il faut prendre garde qu’elle n’y soit pas pres-sée , à cause de Rhumeur qui en doit sortir. 1

Secondement,que se tente ne doit pas aller jufqu’aufonds, à causede 1a chair qui revient; que si le trou étoit trop petit, ou quelebklìèfût incommodé dc la tente , il faudroit verser dans se plaie de Ron-guent fondu dans de l’huile, & mettre l’emplâtre par dellus.

Troihemement » qu’il faut changer tous les jours d’.mulâtre Scl’elluier tous les soirs.

Quatrièmement, qu’on peut faire une plus grande ou moindrequantité de cette efn, látre , en augmentant ou diminuant Ja dolcdc chaque drogue.

Onguent noir cu suppuratif.

Prenez deux livres d’huile commune, de la cire blanche Sc jaune ,

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