io4 O N G- O P I.
de la graissé de mouton qui se trouve proche des reins , dè la résinepure, de la poix navale, de la térébenthine de Venise, de chacuneune demi livre ; du mastic subtilement pulvérisé deux onces : faitesfondre avec l'huik les matières qui se fondent, & ajoûtez-y la pou-dre du mastic pour en faire un onguent.
Cet onguent fait percer toutes lortes d’apostumes, & les bubonstant pestilentiels que vénériens. On continue d'appliquer une emplâ-tre de cet onguent après l’ouverture des abscez jusqu'à leur parfaiteguérison.
Onguent o:i Emplâtre d’André de ia Creix.
II faut prendre quatre onces de gomme élemi, douze onces derésine , d’huile de laurier, de térébenthine de Venise , de chacundeux onces.
Brisez la résine St la gomme élemi, faites-lcs fondre ensemble surun fort petit feu, vous y ajouterez ensuite la térébenthine & l'huilede laurier.
Le tout étant bien incorporé vous en séparerez les ordures en le pas-sant par une toile, Sc quand cet onguent ícta refroidi vous 1e roule-rez pour le garder.
On emploie cet onguent dans les plaies de poitrine. I! est proprepour mondifier Sc consolider ks plaies Sc les ulcérés. II dissipe les con-tusions Sc fortifie les parties fracturées ou disloquées. Enfin il aide a latranspiration des humeurs sereuses.
Onguent pour lit brûlure . Voyez BRULURE.
Onguent peur la court* haleine. Voyez Courte HALEINE.
Onguent pour les encloueures des Chevaux , Chicots ou clous de ruë .
Prenez de la gomme de pin concassée Sc de la gomme élemi, dechacune une once ; mettez-ks dans un pet.t pot siìt le feu, laissez fon-dre ces gommes lentement en les remuant. Lorsqu elles seront fon-dues mettez-y neuf onces de cire jaune concaslée, que vous ferez fon-dre Sc incorporer avec les gommes; enfin ajoûtez-y trois onces detérébenthine de Venise. Quand toutes ces drogues seront bien mêlées,vous les retirerez de dessus le feu , vous y jetterez une once de sirngde dragon en larmes , Sc deux onces d’aristoloche ronde en poudrettes-fine. Vous remuerez toûjours ces matières jusqu’à ce qu’eliessoient refroidies à moitié. Alors après avoir eu four de frotter une ta-ble d’huik d’olives ou d’amandes douces, vous verserez deslirs votrecomposition. Sc vous en formerez des rouleaux avec les mains, quevous aurez iussi ftocté d’huile. Enfin vous envelopperez ces rouleauxde papier, Sc vous les garderez pour le besoin.
Cnguent pour les plaies du Chevaux.
11 faut prendre de la sariete une poignée, des feuilles d’aristolochelongue, de sauge > de véronique, de chacune une poignée Sc demie,de la racine de guimauve Sc de grande confonde séchée à sombre, dechacune une once. Quand les racines auront été coupées en petitsmorceaux, on les mettra dans un poêlon avec une chopine de crèmede laie, on les laissera fut le feu pendant un quart d’heure; on y ajou-tera ensuite les feuilles hachées fort menu. 11 faut encore faire cuirele tout jusqu'à ce qu’i! ne reste que le beurre qu’aura produit la crèmeen cuisant. Alors on versera ce beurre dans un pot, Sc l’on remettradans le poêlon un quarteron cfe lard gras coupé pat tranches ; aprèsqu’on aura laissé le tout fur k feu pendant un quart d’heure, on cou-lera ce lard fondu dans le même pot où l’on a versé k beurre. Onmettra ensiîite dans le poêlon deux onces d'huile d’oiives quòn feracuite avec les herbes Sc racines restées pendant un demi quatt d’heure ;puis on versera encore l’huile du poêlon dans k pot où l’on aura misle beurre Sc le lard fondus. Enfin on pressera ks herbes Scies racinespour en exprimer k suc ; Sc pendant qu’il fera encore chaud on ymettra une once Sc demie cfalun brûlé Sc une once de gaudron fon-du. On mêlera bien cette composition, Sc on la remuera jusqu’à cequ’elle soit froide. Quand on voudra fe servir de cet onguent onen fera fondre dans une cuillère, & l’on en frottera la plaie avec unpinceau.
O P I.
OPIATE. C’est un remède qu’on prend intérieurement, & quiest composé de différentes drogues, comme de liqueurs, de poudres,de pulpes, de miel ou de sucre, réduits en coníistence molle. Ondonne encore ce nom aux antidotes, électuaires Sc confections.
Opiate merveilleuse peur rafraîchir U foie purifier le sangí
Prenez racines de chicorée deux dragmes , racines de patience,polypode , raisins de damas , régisse Sc chiendent. de chacun uneetagme, des quarte capillaires, bourrache , fcariole , endive, hé-roïne , aigremoine, houblon , pimprenelle , scabreuse , de chacuntine poignée s des quarte semences froides, marjolaine . fenouil,anis, de chacun deux onces. Faites-cn une décoction , puis prenezlìx onces de sené mondé que vous ferez bouillir dans la décoction :prenez deux onces d’agaric blanc, deux dragmes de canelle , Sc unepincée de fleurs cordseles que vous mettrez infuser dedans; cuisez avec«ne livre de sucre, puis ajoutez caste mondée quatre onces , conser-ve de bourache, de celles de buglose & de violette, de chacun deuxonces. De toutes ces drogues faites une opiate ; la dose est une dragme& demie deux heures avant le repas une fois la semaine ou deux foisk mois.
Opiate pour netteier les dents.
II faut prendre quatre onces de porcelaine, une demi livre de brique,une demi once de canelle ; piler le tout ensemble Sc le passer par untamis bien fin.
Autre Opiate peur lu dents.
Pilez & passez par un tamis bien fin deux gros d’alun calciné, deux
O P I. O ÎV
gros de canelle, demi once de croûte de pain brûlé, demì livre debrique, une once de corail, quatre onces de porcelaine, à quoi vous ajou-terez une once de conserve de rose.
Opiate pour les ebstrucíions des Temmes.
On prendra de la crème de tartre, du crystal minerai, de chacundeux dragmes; de la limaille d’acier préparé demi once ; du senéune demi once; du ru'^'' du sel de sabine, de chacun deux dragmes ;des trochifques d’absiiM» & de câpres , de chacun une dragme. IIfaut passer toutes ces poudres par un tamis très-fin, & les mêler avecune quantité suffisante de sirop de capillaire pour leur donner une con-sistence molle. On fera prendre de cette opiate 1e poids de deux écus,& l’on donnera aussi-tôc un bouillon ou un verre de lait clair. Avantque de prendre cette opiate on doit avoir été purgé suffisamment, onle continuera pendant quinze jours ; s’il ne fait point d’esset après ce remsil faut encore fe purger, laisser passer un intervalle de quinze jours. & enprendre encore pendant quinze autres jours ; avaut & après ce te ms onaura foin de se purger.
O R.
OR. C’est un métal dont ks parties font plus grosses& plus étroite-ment liées ensemble que celles des autres métaux. De là vient qu’il est1e plus compacte Sc le plus pèsent. On le trouve en Asie, en Afrique,en Europe, tnais particulièrement en Amérique dans le Perou, d’ou onl’apporte en barres ou en lingots. On a coutume d’exprimer par caratks dégrez de pureté de l’or. Carat est la vingt-quatriéme partie de quel-que quantité que ce soitd’orpur. Par exemple, 1c carat d une once d’oraussi purifiée qu’elk peut l’être > est d’un scrupule ou de vingt-quatregrains. Quand l’or est tout-à-fait pur & qu’il ne diminué po nr à i’é-preuve, on dit que c’est de l’or à vingr-quarre carats; mais s’il diminuedune vingt-quatriéme partie, c’est de l’or à zj carats; s’il diminué dcdeux vingt-quatriémes parties ou d’un douzième, on dit que c’est dcl’or á iicarats, & ainli de fuite. On ctoit communément qu’il n’ya point d’or à 14 carats, parce qu’on ne peut fias si bien le purifierqu'il ne reste encore quelque portion d’argert. On purifie l’or par lacoupelle & par 1e départ; ces purifications (ont les mêmes que cel-les de l’argent. Consultez ce qu’on en a dit dans l'Article de I’Ar-gent. La meilleure purification se fait par Par,timoine dc la maniérésuivante.
Purification de l'Or par l'Antimoine.
Après avoir pesé la quantité d’or que vous voudrez purifier, mettez-k fur un grand feu dans un creuset où vous le ferez rougir, vous y jet-terez alors quatre fois autant d’antimoine en poudre, qui fera bien-tôtfondre votre or. Les matures impures se sépareront en scories. Quandvous verrez que la matière qui est dans le creuset jettera des étincellesvous la verserez dans un culot de fer graissé & échauffé; aiez foin defrapper touc au tour afin de faire tomber au fond k régule. Lorsqut1e tout sera refroidi, renversez k culot & séparez avec un marteau lerégule d’avec les scories. Lésez ce régule, mettez-le fondre à grandfeu dans un creuset, & jettez y peu a peu près de trois fois autant désalpêtre pour purifier l’or de quelque portion d’antimoine. Pous-sez 1e feu avec violence autour du creuset, jusqu’à ce que les fuméesétant passées Por demeure clair & net en belle fusion. Alors vousle verserez encore dans un culot, après qu’il fera refroidi Vous le sé-parerez d’avec les scories ; enfki vous le laverez & l’eflùiercz avec unlinge.
Maniéré de calciner esc de préparer t Or. Prenez de l’or bien pur en la-mine, faites-le dissoudre dans detrès-bonne eau régale , puis jetrez-ygoûte â goûte de l’eíprit ou huile de tartre, & faites-le précipiter ailfond. Versez votre dissolution pat inclination dans un vaisseau de ver-re Si fur la chaux d’or ; versez de Peau de fontaine un pet! chaude,remuez le touc ensemble, laissez reposer & versez Beau par inclination»puis faites sécher votre chaux fur du papier filtré au Soleil, donnez-vousgarde qu’il n'approche du feu, car il s’en iroit en faisant du bruit commeun coup de canon, & quand il sera féehe mcttez-le dessus un marbre;s’il y a une once de chaux il y faut mettre une once de sel de tar-tre, une once de.préparée, un gros de camfrc préparé, & deux
gros de minium péparé ; se tout broié ensemble & lerrez-k pourvous en servir au besoin.
Pour affiner sOr & s Argent ensemble , puis tirer chacun k part ,f un de l'autre pour s'en servir k ce que Ion voudra.
II saut premierement préparer un vaisseau que l’on appelle commu-nément une cassé, laquelle est composée dune jatte ou vaisseau de ter-re selon se grandeur, a proportion que l’oa a de matière , & l’emplitde cendres; savoir, d ri tiers de cendres d’os de cheval, un tiers & de-mi de cendres de lessive que l’on appelle carrées'! lesquelles après ksavoir bien fait recuire en boules vous les passez par un tamis ou sac àseller avec ces os de cheval & un demi tiers de cendres communesdu feu : délaiez toutes ces matières avec de l’eau médiocrement, en-sorte qu’elles puissent se lier & s’ìncorporer ensemble, puismettcz-lesdans la jatte ou vaisseau de terre, & frappez-les doucement jusqu’à ceque les cendres tiennent ferme pardessus la jatte ; faites encore un creuxau milieu pour y mettre ce que l’on veut affiner : il saur bien sécher levaisseau avec petit feu au commencement fur les cendres, puis aprèspoussez k feu plus grand jusqu’à ce qu’elles soient bien seches ; en-suite on doit enfoncer k vaisseau dans des cendres jusqu’au bord, &l’entourer dc brique afin de le tenir ferme, puis y faire un bon feude charbon & 1e couvrir d’un vieil morceau de chcne , puis mettredu plomb par dedans à proportion dc la quantité que vous avez de ma-tière & selon qu’elle est basse d’aloi ; car plus elle est bassé Sc plus ilfaut dc plomb,mais k plus commun est dune livre de plomb pourmarc d’afgent ou argent doré : échauffez k plomb avec un souffletjuíqu’àce qu’il soit tout découvert & tourné, alors mettez dedans ce
que