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O R T.

O R T.

ORTIE, en Latin XJnka. On en distingue deux sortes, sottiemâle & l'orrie femelle. L’orrie mâle ne produit point de fleurs, maiselle porte des caplules pointues qui renferment une graine ovale & apla-tie. L'on;e femelle au contraire donne des fleurs, mais ne elle portepoint de fru.t.

Description. L ortie a ses tiges rameuse*, armées de piquants. Sesfeuilles lont crénelées en leurs bords, couvertes de poils piquans 6e brû-lais, qur excitent une douleur fort sensible quand on les touche. Sesfleurs, qui naiílent aux sominhez des tiges, «sont des éramines. Ladifterenre grandeur des tiges de sortie, jointe à quelque autre circon-stance, fait qû’on en distingue troisespeces, la grande, la petite, &îa Romaine. Elles ont toutes les mêmes propriétés.

Lieu. Les orties croiïlènt par tout, mais principalement dans lesiuies, dans les Jardins, contre les murailles, aux lieux incultes &sabloncux.

Propriétés. Elles font incisives & apéritives. Elles brisent ]a pierrecontinue dans les reins ou dans la veílìe. Elles arrêtent les progrez dela gangrené si on les écrase, & qu’on les applique sur la partie malade.lAau des feuilles & delà fleur distillée au mois de Juillet, bûë le ma-tin, á midi & le loir, au poids de trois onces, est bonne pour la coli-que , pour la pierre, & la veílìe, pour la toux invercrée, pour les vers& les ventositez; elle est un remède excellent pour les ulcérés sales& pour la morsure des Chiens enragez, appliquée par dehorsavecdulinge aussi bien qu’aux chancres , aux fistules, alagoutteôeàl’cnflureries pieds; elle guérir 1c polype dans le nez, ôe arrête le sang du nezttant appliquée sur le front avec du linge.

Ortie puante, ou ortie morte, en Latin, Lrnnìum , ou Getleopfis.

Description. Sa tige & ses feuilles sont semblables à sortie commu-ne ; mais elles ne sont pas couvertes de piquans ; elles ont une odeurpuante quand on les fioiilè entre les mains, ou qu’on les pile ; fa fleurest cn gueule & dc couleur purpurine, il s’en trouve qui ont sorleurssouilles une tache de lait.

Lku. Elle croie le long des chemins, dans les places, & lesbasse-couis des maisons ; elle fleurit en Juin & Juillet.

Propriétés. Ses feuilles, fa tige, son soc & fa graine résolvent toutesotte de duretez, de chancres, d’apostumes, decrouelles, 6e les pa-rotides; il les faut appliquer tiedes deux fois le jour, en maniéré decataplâme , les incorporant avec du vinaigre ; appliquées avec du selelles sont bonnes aux ulcérés pourris, corrosifs, & chancres.

Les feuilles pïincipalemant, 6e les racines de sortie morte, piléesSc mises fur le nez arrêtent le flux de sang par le nez : sojes frotté aufront a le même effet ; si on le boit en certain teins il fait uriner. LeLiniment préparé avec des souilles d'ortie, du sel & de l’huile, dé-fend les parties du corps de toute froidure 6e frisson , quelque grandqu’il soit; on en frotte l’épine du dos, la plante des pieds Scies poig-nets : le jus d’ortie mêlé avec un peu de l’onguent de populeon, ap-pliqué fur les poignets, appaise la grande ardeur de la fièvre, aussi bienque les souilles pilées & mélées avec de l’huile violât ou de pavot,appliquées fur les poignets. La vapeur de la décoction de la graine,delivrt les opilationsdcs naseaux.

ORTOLAN. Cest un oiseau plus petit que l’alouette ; II ale bec , les jambes & les pieds rouges ; ses ailes sont mélées de noirSc de jaune: il a le ventre orangé, la tête, lecou, Sc la poitrine jaunesavec des mouchetures orangées. Il est délicieux â manger, & creverie graistc; le Millet est fa nourriture.

La maniéré de prendre les Ortolans.

Les Ortolans arrivent au mois d’Avril comme les Cailles , & s'envont aussi au mois de Septembre. La saison de les prendre est dans lemois de Juillet, Août, Sc Septembre, on en pourroit bien pren-dre quelques uns quand ils arrivent, mais l’on ne s’y aitìuse guè-re; les lieux qu’ils habitent le plus , Sc où ils lé plaisent, sont ordinai-rement les vignes Sc les avoines qui en sont proches : on les prendavec des filets qui se nomment nasses, tels que vous les voyez repré-sentez dans la figure ci-jointe.

Il faut toujours avoir cinq ou six Ortolans en cage pour appellcr, àcans: qu’il en meurt lorsqu’lls muent; tous ks utencilles nécessairespour cette chaste, sont figurez ici: on peut y jettey les yeux en lisantleur description. Vous aurez un grand panier haut de trose pieds, Silarge de vingt pouces, pour mettre tout le bagage ; ce panier doit êtrecouvert de toile avec quelques pochettes aux cotez marquées des let-tres I. K, pour mettre beaucoup de petites choses nécestàires ; il fera,si vous voulez, couvert par le dessus H. Sc aura quatre petits piedshauts de trois ou quatre doigts chacun, a fin qu'il ne fegâte pas contreterre; il faudra meure dans le milieu de la hauteur aux endroits F. G.deux sangles, courroyes, ou cordes pour le porter en façon de hôteou buter.

On aura quatre bâtons comme celui qui est marqué des petites let-tres a. b. bien droits & legers, gros comme le bois d une pique ; deuxçront longs de quatre pieds neuf pouces, & les deux autres de cinqpieds ; ils feront tous cochez par les bouts a. b. à l’un defquels b.fera attaché d’un côté un piquet c. long d’un pied , & de faune cô-té une cheville ou petit morceau de bois long de deux ou troispouces.

II faudra avoir quatre autres piquets marquez de la lettre f. longsd’un pied chacun, lesquels auront chacun une corde e. f. longue deneuf pieds qui k ra attachée au gros bout dc chaque piquet : faites en-sorte que deux dc ces cordes aient neuf pieds Le demi de longueur, lesdeux autres neuf pieds, Si que toutes les quatre aient chacune uneboucle au bout e. pour les mettre au bout de chaque bâton, quandon tendra les nappes. Aiez une autre corde a. k. h. g. laquel-le aura deux branches, a. h. k. h. dont sune aura neuf pieds Se de-mi > Sc faune dix , avec une boucle à chaque bout, Le le reste de lacorde depuis h, jusques vers g.fer» longue de dix ob douze toises, rou-