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les , pas même fusibles. L’argent cn coquille est: fait des rognuresdes feuilles mêmes d’argent battu. On s’en íert à peindre & à argenterouelqucs ouvrages ; l’argent en coquille fe prépare de même que l’orcn coquille. L’argent fia est nommé l’argcnt à douze deniers, qui estle plus haut dégré de bonté où on le prude pouffer. Le mot argentsignifie tout métal monnoyé servant au trafic ou â faire des payement.Ainsi l’on dit : j’aipayé cette marchandise argent comptant, quoiqu’cllen’aye été payée qu’cn louis d or ou ducas. Faire valoir son argent ,c’est-à-dire,"faire du profit de quelque maniéré que ce soit; mais pluscommunément cela s’entend de donner son argent à intérêt ; pajjerou vendre argent comptant , c’est vendre on payer furs délai ,sens demander ou faire crédit. On appelle de l’argent mort > unfonds donc on ne peut faire usage , & qui n’apporte aucun profit ouintérêt. Il se dit aiiflì des marchandises hors de mode Sc qui n’ontplus de débit. On nomme au contraire argent en barre, les effets &marchandises dont on peut sc défaire aisément & quand on veut.Argent de permission , est le même que ce qu’on appelle ordinaire-ment argent de change ; on le nomme ainsi dans la plupart des Vil-les des Païs-Bas. François ou Autrichiens. Cet argent est différent del’argent courant, & les cent florins de permission y valent cent huitflorins & un tiers courant j c’est en argent de permission que se ré-duisent toutes les remises que l’on veut faire dans les Pais étrangers.Voyez. Change.
ARGENTÉ. Se dit de ce qui n’étant pas d*argent en est seule-ment couvert, une table argentée > un miroir argenté.
ARGENTER. C’est couvrir de feuilles d’argent quelque ouvra-ge. On argente les métaux , le bois , le papier , L presque toutesîes matières solides ou qui ont quelque consistence , ce qui 1c fait aufeu , à Phtisie ou à la colle. On argente aussi avec de l’argenc en co-quille. Les Doreurs íur métal argentent au feu, les Peintres & les Do-reurs argentent de toutes les autres maniérés. Voyez Dorure auïau, Dorure en huile & en détrempe.
[ARGENTER. Voyez cet article dans le Dictionnaire «Econo-mique , Sc y ajoûtez ce qui fuit.
Pour argenter les jetions de cuivre.
Mettez vos jetions fur un lit de tournure d’étaim , que vous aurezpréparé dans un poêlon , de maniéré que les jetions ne sc touchentpoint. Faites un second lit de tournure d’étaim, Sc un autre de j errons,puis un troisième , faisant toujours lit fur lit: prenez ensuite patriesétales d’alun de roche Si de tartre de Montpellier j vous pilerez en-semble ces deux drogues > & après avoir rempli d’eau votre poêlon ,vous les jetterez pat defius & ferez bouillir le tout jufqu’à ce que vosjetions sortent blancs. Au reste s’ils étoient gras , il faut avant de lesmettre dans le poêlon les dégraisser avec du fable ou de l’eau de lessive.
Peur argenter avec étaim de glace.
Brovez fur 1e marbre votre étaim de glace , & lavcz-lc jufqu’à ceque Peau en forte claire. Collez le ensuite avec de la colle de rognu-res de gands ou de parchemin ; puis couchez-!e simplement fut lcblanc fans y metcrc d’astiette , & le polissez. Il est à propos de brunirIc blanc avant de brunir l’écaim ; après quoi on met une feuille de pa-pier fur laquelle on brunit encore l'étaim une seconde fois. Pour re-réscnter l'ivoire on broyé un peu d’oere jaune qu’on mêle avec letanc.
Pour argenter des figures de cuivre.
Quand vous aurez bien nettoyé & lavé vos figures avec une fortelessive > & qúe vous les aurez essuyées avec un linge bien sec , vous3es frotterez avec une composition de tartre & de sel ammoniac ma-laxée avec un peu de diílólution d’argent, pat l’eau forte avec laquel-le vous saurez retirée. Mouillez ensuite ces poudres avec un peu desalive , frottez-cn les figures avec du cuir jusqu a ce qu'elles aven tpris une belle couleur.
Autre maniéré.
Prenez de P écume d’argent que les laveurs ont séparé de l’or ;■fcoyez cct argent & le gommez un peu , couchez-le fur la figure &bruniffez-le comme il faut. Votre figure patoitra d’argent massif.
ARGENTERIE. Voyez cet article dans -le Dictionnaire (Econo-mique , Sc y ajoûtez ce qui fuit.
Pour blanchir [argenterie fans fini.
Prenez de la poudre de talc de Mont-Martre, calciné au four & pas-sée au tamis , & frottez-en Pargenterie avec du drap ou quelqu’autremorceau d’éooffe.
Pour feindre & écrire en lettres d'argent , principalement avec le pinceau
Après avoir pilé de l’étaim de glace dans un mortier dé fonte, vousle broyerez bien & le détremperez fut le porphyre avec l'eau commu-ne : ensuite Payant laissé reposer pendant quelque-tems , vous vide-rez l’eau qui sera noire & crasseuse, & vous le laverez encore plusieursfois jusqu’a ce que l’eau forte nette Sc claire. Alors vous lc tremperezavec de Peau de gomme, Sc puis vous vous en servirez pour peindre oupour écrire.
ARGENT pour écrire. Voyez Encre.
ARGENT. Vernir fur Pargent. VoyeL VERNI.
ARGENT. Blanchir le fer en argent. Voyez Fer.
ARGENT. Pour blanchir l’étaim Sc le rendre [dur comme Par-gent. Voyez Étaim.
ARGENT en coquille. Voyez C r.
ARGENT. Pour remettre les paílèmcn* d’or Sc d’argent. Tcyee.Passement.
A R G. A R I. A R M.
ARGENT-VIF. On dit mieux vif-argent. Mercure minéral tou-jours fluide. Pour lc dxeiivoyez Mercure. ]
ARGENTIERS. Les Orfèvres font ainsi nommez dans quelqueslieux de Normandie , & dans les anciennes Ordonnances. Les Argen-tiers signifient ceux qui sc mêlent du commerce de Pargent, commeles Banquiers & les Changeurs.
ARGUER. C’est palier l’or & Pargent, ou quelqu’autre métalpat les filières de largue , machine expliquée au mot Argus.
A R I.
A R ID A S , efpece de raseras ail e z connu, qui se fabrique aux In-des Orientales , d une efpece de foie ou fil lustré qu’on tire de quel-que forte d’herbes & de plantés, aussi les appellc-t-on aridas d’herbes.Voyez Tafeetas.
[ARISTOLOCHE. Voyez cct article dans le Dictionnaire (Eco-nomique , & y ajoûtez ce qui fuit. On peut substituer la troisièmeefpece à l’aristoloche longue. Ses racines sc prennent en poudre , de-puis demi-dragme jusqu a demi-once. Ce remède est propre contrei’obstruction des viscères & les rétentions d’urine ; pour faciliter lescrachemens des asthmatiques , & provoquer les régies. La décoctiond’une demi-once d’aristoloche ronde avec les fommitez d’abíìnthe ,prise en lavement tous les marins pendant huit jours , est un excel-lent remède contre les hémorrhoïdes internes > qui ayant commencéà suppurer > pourroient produire des fistules.
L’aristoloche vient en toutes sottes de terres , sens foin &sens culture , & sc multiplie de plant enraciné en Mars. ]
ARITHMÉTICIEN, celui qui fait parfaitement Parithmé-tique pour son propre usage, ou qui fait profession de l'enseigner auxautres. Jean Savary , Irson & les deux Baremes font d’habiles Arith-méticiens. Voyez Arithmétique.
A R M.
ARMATEUR. On appelle Armateurs les Marchands Négocian*& autres qui font des armemens,ou qui s’y intéressent, quoiqu’ils ncmentent point les bárímens, & qu'íls en commettent lc foin à desCapitaines dont ils font les choix. Ainsi l’on dit, ce sont MessieursN. N. qui sont les Armateurs d’un tel vaisseau. II le dit aussi du Mar-chand qui équipe un vaisseau pour aller en marchandise , particuliè-rement si c’est pour les voyages de long cours ; cn France la plupartdes vaisseaux marchands François qui font de ces voyages , sont ar-mez, moitic cn guerre & moitié en marchandises. Ainsi ces vaisseaux,outre lcquipage néceiìaire pour lc conduire , a encore des Officiers,des íòldars, des armes & des munitions propres pour Pattaque Sc pourla défense.
ARMATEUR. C’est quelque particulier qui parla permissiond’une République ou d’un Souverain, arme un ou plusieurs vaisseauxpour aller en course. ]
ARMATURE. On entend par ce mot les barres , clefs & autresliens de fer qui servent à retenir un grand assemblage de charpanterie,& à fortifier une poutre éclatée ; c’est pourquoi on dit, armer unepoutre : en Latin on appelle cette forte de lien Catenatio , enchaîne-ment.
[ARMER. Terme de Physique. Armer Paiman ; c’est mettre uneplaque de fer à ses deux pôles pour augmenter fa force.
ARME ou Armes. C’est tout ce qui sert pour attaquer ou poursc défendre , ou pour se mettre à couvert.
Pour conserver ïéclat des armes telles que font É épée & 1‘ fufiL
Frottcz-les de moêle de cerf. ou de poudre d’alun détrempée dansle vinaigre le plus fort que vous pourrez trouver.
ARMES. Terme de blason. Armoiries , marques de distinction,bu de noble Ile exprimées parles couleurs ,les métaux & les foururcs.}
ARMES ou Armoiries, font des ornemens de sculpture futla pierre ou sur le bois, qu’on met aux endroits les plus apparcnsd’unbâtiment, pour designer celui qui Pa fait bâtir : on distribue despie-ees de blazon dans divers membres , comme dans les clefs des voû-tes > dans le concave.
[ A R MIL L AIR E. Ce mot sc dit d’unè fphere composée de plu-sieurs cercles , pour représenter la disposition du ciel, Sc le mouve-ment -des astres.
ARMOIRE. C’est un grand meuble de bois dont le premier usa-ge a été pour serrer des armes , Sc qui sert maintenant à mettre tou-tes sortes de bardes.
ARMOIRIES. Voyez A R m es , terme de blason.
A R M O N IA C. Purification du sel armoniac. Voyez Sel.
ARMURE, Tout ce qui couvre un homme d armés sorsqisil vaau combat. En Physique on appelle armure de Paimant , deux petitesplaques de fer qu’on'met â fss pôles. ]
ARMURIER. Les Armuriers compofoient autrefois à Paris unenombreuse Communauté : on les appelloit Armuriers des armuresqu’ils fabriquoíent, & Haumiers , du baume ou cafqu# qui est laprincipale & la plus honorable piece de Parmure. II ne faut pointconfondre les Armurier s avec les Arquebusiers, qui fopt un corps à part.Voyez A R î b u s r e R s. Les ouvrages qtli peuvent ctre faits par lesmaîtres du métier dssiaumerie , sont'tous harnois pour armer hom-mes , comme il est porté par les Statuts , & spécialement les corce-lets , corps de cuirasse , haullès-cols , brassarts, gantelets , harnois dejambes . habillemens dc tête , bourguignoles & motions scrvans àgens de pied , tant à l’éptcuve qu’à la légère; L toutes pieces de har-nois doit être marquée d’un poinçon qu» est dpnné pat les Jurez . &dont Pempreinte en plomb doit rester en la chambre du Procureurdu Roi. Les compagnons qui sont apprentifs de Paris doivent êtrepréférez pour Pouvrage aux compagnons étrangers en se conten-tant du même salaire. Les étoffes propres à la fabrique des armures ,c cít-a-duc , se fer St 1 acier , Sc qui ai ri y cut dc dehors font sujettes à
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